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vendredi 24 mars 2017

LEGENDE ARABE-


Lorsque l'adolescente nocturne fut arrivée devant la cabane dont la seule issue sur le dehors était une porte si exiguë que seul un corps glorieux aurait pu se glisser dans son ouverture, elle entendit, dans le silence de l'aube, sangloter à l'intérieur celui qui la pleurait comme on pleure les morts.
Et elle frappe à la porte et la voix demande de l'intérieur: Qui est à la porte? Elle répondit: C'est moi.
Alors il y eut un grand silence, et les arbres eux-mêmes cessèrent leur murmure et ne laissèrent plus fuser les premières notes des oiseaux chanteurs.
Mais la voix ne répondit pas de l'intérieur et la porte exiguë ne s'ouvrit pas...
Alors l'adolescente s'enveloppa du voile de la méditation et, sans une plainte, sans un soupir, elle s'étendit à terre contre la porte.
Et toute la journée et toute la nuit, elle resta étendue, la tête enfoncée dans le voile de la méditation, et elle mûrissait ainsi en son cœur la notion essentielle qui veut que les privilégiés de l'amour meurent d'abord complètement à eux-mêmes avant de se présenter devant l'Amour.
C'est pourquoi, prête désormais à aborder la porte, elle se leva et alla d'abord s'abluer à la rivière puis d'un pas assuré elle revint vers la cabane et heurta la porte.
Et la voix demanda de l'intérieur: Qui est à la porte ? Et l'adolescente, cette fois, répondit: C'est Toi.
Et la porte s'ouvrit d'elle-même...
Et le reste est le mystère des privilégiés de l'Amour.
Légende arabe

jeudi 7 janvier 2016

CONTE LE PETIT ÂNE

« Un petit âne s’en retournait à sa maison tout joyeux et raconta à sa mère :
– Je suis allé dans une ville et quand je suis arrivé, la foule applaudissait à tout rompre, poussait des cris de joie, chacun étendait son manteau sur mon chemin… Tout le monde se réjouissait de ma présence. Sa mère lui demanda alors s’il était seul et le petit âne répondit :
– Non, je portais un homme du nom de Jésus.
Alors sa mère lui dit :
– Mon enfant, retourne à cette ville, mais cette fois, vas-y tout seul.
Et le petit âne d’acquiescer :
– À la prochaine occasion, j’y retournerai…
Mais lorsqu’il s’en retourna tout seul dans cette ville, tous ceux qui passaient le moquaient, le maltraitaient, l’insultaient et allaient même jusqu’à le battre.
De retour à sa maison, il raconta à sa mère :
– Je suis tout triste, car rien ne s’est bien passé là-bas. Ni applaudissements, ni manteaux, ni honneurs… seulement des coups, des insultes, de mauvais traitements. Ils ne m’ont pas reconnu, Maman…
Encore indigné, le petit âne demanda à sa mère :
– Pourquoi cela m’est-t-il donc arrivé ?
Sa mère lui répondit alors :
– Mon cher fils, sans Jésus tu n’es juste qu’un pauvre petit ânon… Souviens-toi toujours de cela. »
Seuls, nous ne sommes qu’un petit âne ; un être humain sans la grâce de Dieu et sans sa Force surnaturelle. Nous sommes pauvres, faibles, impuissants…
Jésus a dit qu’Il est la vraie Vigne et que nous sommes les sarments ; et que si le sarment ne demeure pas sur la vigne, il se dessèche et meurt. Car, a-t-Il ajouté : « En dehors de moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean 15, 5).
Et c’est parce que nous avons oublié cette parole de Jésus que, si souvent, nous échouons dans nos luttes, projets et entreprises, dans l’évangélisation, l’éducation de nos enfants, le travail professionnel et religieux, etc. Nous oublions que si Jésus n’est pas avec nous, par la foi et par la prière, nous sommes un peu comme le petit âne de Jérusalem.
Porter Jésus

vendredi 19 décembre 2014

LES CONTES DE FEES- JACQUELINE KELEN


Jacqueline Kelen et les contes de fées par supervielle

UN CONTE DE NOËL


C'était quelques jours avant Noël, dans une famille pauvre. Une fillette avait son petit frère, Emmanuel, qu'elle adorait, qui se mourait d'une tumeur au cerveau. Ses parents avaient tout fait pour le sauver. Toutes leurs maigres économies y étaient passées ; rentrant un jour, épuisé, après un ultime échec, le papa s'affala sur une chaise et dit à sa femme qui avait les larmes aux yeux : « Tu sais, chérie, c'est fini. Seul un miracle pourrait le sauver. »

La petite fille, dans un coin de la pièce, avait suivi cette conversation murmurée. Elle alla dans sa chambre, prit sa tirelire cachée dans un coin, vida les pièces sur son lit et les compta soigneusement : un franc et onze centimes. Elle referma la petite boîte, la mit dans sa poche, sortit en secret et se rendit à la pharmacie. Lorsque son tour vint, elle s'approcha du comptoir, se hissa sur la pointe des pieds et elle aligna ses pièces devant le pharmacien étonné.
« Qu'est-ce que tu veux ma petite ? - C'est pour mon petit frère. Il est très malade et je viens acheter un miracle. - Que racontes-tu ? - Il a un gros bouton qui lui pousse dans la tête, et papa a dit qu'il fallait un miracle pour le sauver. Alors je suis venue pour acheter un miracle. »

Le pharmacien répondit, avec un petit sourire attristé
« Désolé, ma petite, mais nous ne vendons pas de miracles ici... »
Il y avait, dans la pharmacie, un grand monsieur bien habillé, qui écoutait cette étrange conversation. Il s'approcha de la fillette, qui ramassait ses pièces, les yeux remplis de larmes.

« Pourquoi pleures-tu petite ? - Monsieur le pharmacien ne veut pas me vendre un miracle... C'est pour sauver mon petit frère Emmanuel, qui est très malade. - Combien as-tu ? - Un franc et onze centimes... mais vous savez je peux trouver plus. - Ce n'est pas nécessaire ; c'est exactement le prix d'un miracle ! Amène-moi chez toi, je voudrais voir ton frère, ton papa et ta maman. »

Le monsieur bien habillé n'était autre qu'un des plus grands chirurgiens du cerveau. Il opéra l'enfant et Emmanuel rentra à la maison quelques semaines plus tard complètement guéri. Le miracle avait coûté... un franc et onze centimes... plus, bien sûr, l'amour et la foi d'une enfant.

Ce conte est tiré d'une histoire qui s'est vraiment déroulée en Inde, et a été rapportée par le Père Ceyrac dans Mes racines sont dans le Ciel (Presses de la Renaissance, 135 p.,9,50 €).

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vendredi 16 mai 2014

CONTE- DIS GRAND-MERE

Dis Belle Maman, raconte moi une histoire ... 



" Le conte de la grand-mère qui inventa un mot nouveau et rare"

Grand-mère ! dit le petit garçon, apprends-moi des mots neufs. Des mots encore plus beaux que ceux d'hier, plus beaux que ka-léi-dos-co-pe, plus rigolos que ceux qui font des bruits comme cla-po-tis, chu-cho-te-ments... Encore, grand-mère, encore ! La vieille femme sourit. Le temps est venu, se dit-elle. Il est prêt !

Oui, j'ai un beau mot pour toi. Je vais t'aider à le trouver...

Oh ! oui, j'adore les devinettes, dit l'enfant en sautillant.

Voilà. C'est un mot qui contient les plus belles valeurs du monde...Un mot qui est présent en toi et tout autour de toi si tu sais le ressentir.

C'est facile ! c'est...la Vie ! Ce qui est présent en moi et tout autour de moi, c'est la Vie !

Oui bien sûr, il y a de la vie dans ce mot, d'abord de la vie. De la vie vivante, toute joyeuse. De celle qui chante dans tes oreilles chaque matin, avant même que tu ouvres les yeux. Un élan de vie qui te fait dire en regardant le ciel chaque jour : Merci pour ce bleu. Tant mieux pour cette pluie, la terre a soif. Quel vent ce matin ! ça nettoie tout le ciel, mais fermez un peu les portes en haut, ça fait courant d'air ! Un mot qui peut dire l'élan, la fougue, l'enthousiasme. Imagine-toi grimpant vers le haut d'une colline. Tu es presque au sommet, c'est tout clair, c'est tout rond d'herbe verte. Tu marches, il y a l'air vif qui souffle à tes oreilles, tout autour s'étend à perte de vue l'immensité du paysage. C'est tellement beau que tu en as le souffle coupé. Ton cœur déborde presque. Tu te sens fort, grand et petit en même temps, léger comme un oiseau, tu te sens aussi libre que le vent. Tiens, tu pourrais t'envoler, être le vent toi-même...

C'est le bonheur, grand-mère ?

Il y a du bonheur dans le mot, oui, mais cherche encore... Quand tu mets du bon dans tout ce que tu fais, quand tu sais ouvrir tes yeux pas seulement pour voir, mais pour regarder, alors tu peux t'émerveiller de tout et d'un rien, du gazouillis d'une mésange, d'un sourire reçu, de la force du brin d'herbe qui pousse dru dans le bitume du trottoir, de la lumière d'or des étoiles. Quand une fleur devient le plus beau des bouquets du monde, que ton regard se fait caresse pour dire en silence toute ton émotion, quand tu accueilles les bras qui t'aiment et que tu est si plein de désir et d'amour que tu rayonnes comme un soleil...


J'ai trouvé, j'ai trouvé, c'est Soleil d'Amour ! C'est un petit nom que tu me donnais, grand-mère, quand j'étais petit !

Oui, tu es ce soleil-là et il y a de l'amour dans ce mot, mais cherche encore, cherche... C'est un mot qui te dit aussi d'avoir du courage, même quand il y a du gris dans ta vie. Un mot lucide qui n'exclut pas les peines et les difficultés. Un de ceux qui te permettra aussi de trouver toi-même dans chaque évènement difficile, le petit bout de ciel bleu, l'infime lumière qui te redonnera confiance en toi, et surtout en la vie qui est en toi.

C'est l'espérance !

Tu y es presque, continue, continue... Un mot qui contient la Vie, la Joie, l'Enthousiasme, la Tendresse des petits bonheurs, le Courage, le Désir, l'Amour, la Confiance, l'Espérance !

Il existe, grand-mère, ce mot qui dit tout ça à lui tout seul ?

Oui, mon petit... C'est le mot Vivance. C'est la Vivance dans la vie !

C'est un joli mot Vivance, grand-mère !

Murmure-le, écoute-le... Tu l'entends rire dès que tu le prononces...

Vivance !

C'est un mot précieux, tu sais...

Un mot près-des-cieux ?

Oui, dit-elle en souriant. Il vient certainement du ciel, peut-être même du pré-des-cieux... C'est un mot si précieux qu'il est mon héritage pour toi ! C'est qu'il me vient de loin, tu sais, de mon enfance, de ma maman à moi, de mon histoire... Il vient de toute ma lignée et je te l'offre aujourd'hui car le temps est venu... Cette Vivance, elle est la force vive qui donnera plus de vie à ta vie. Je la dépose en toi comme une graine pour qu'elle germe, qu'elle éclose, qu'elle resplendisse, qu'elle fructifie, afin qu'un jour toi aussi tu puisses à ton tour la transmettre à d'autres, à ceux que tu aimeras, que tu aideras, que tu accompagneras... Ouvre la bouche, tire la langue, ferme les yeux, mon petit Soleil d'Amour...Et...hop ! dit la grand-mère, en riant, la graine de Vivance est en toi ! N'oublie pas, c'est pour toute ta vie. La Vivance de la vie, c'est le plus beau cadeau que tu puisses faire à ta propre vie.

J.S.- site contes et d'ici et d'ailleurs

 
 Journalisée

dimanche 11 mai 2014

CONTE- LEON LE RAT DE BIBLIOTHEQUE

La famille s’était installée dans le bâtiment, il y a bien longtemps.

Léon se souvient de ses jeunes années, quand lui et ses frères couraient dans les rayonnages, et après avoir effrayé quelques visiteurs, se réfugiaient dans les coins les plus reculés, où la lumière avait du mal à passer.

Il aimait grimper sur les étagères les plus hautes.

Elles étaient très poussiéreuses, mais il pouvait avoir une vue d’ensemble des tables, qui à une époque étaient couvertes de livres et encyclopédies consultés par une jeunesse avide de connaissances.

A la mort de ses parents, pris au piège dans les caves, le reste de sa famille avait déménagé. Ses sœurs étaient parties pour l’opéra, ses frères vers les égouts de la ville, et ses cousins et cousines à la campagne.

Léon se plaisait dans cette bibliothèque et puis, il n’y était pas seul, il avait une amie, Mademoiselle Angèle !

Il se souvenait d’elle, alors qu’elle était une toute jeune fille.

Elle portait des lunettes avec des verres grossissants, et une fin d’après-midi, alors qu’elle remontait des livres de poésie du dix-neuvième siècle sur la plus haute des étagères,  leur regard s’était croisé.

On ignore lequel des deux fut le plus apeuré.

Elle avait failli glisser de l’échelle bancale, et lui, il s’était coincé la queue entre « Les chants de Maldoror » et « L’après-midi d’un faune ». Lautréamont et Mallarmé n’étaient pas parmi ses auteurs favoris, il avait eu beaucoup de mal à les digérer.

Léon adorait les livres, surtout ceux avec des couvertures en cuir et fines dorures.

Angèle avait bien essayé de le faire fuir, en le poursuivant avec du Maupassant et du Flaubert. Elle avait même presque réussi à l’assommer avec un roman plus volumineux de Victor Hugo.

L’agilité de Léon avait eu raison des ressources littéraires d’Angèle.

Un soir, alors qu’elle rangeait les derniers livres qui trainaient sur une table, et tout en faisant de la place dans une rangée, elle toucha une matière aussi douce que du velours.

L’étagère n’étant pas bien haute, elle monta sur un tabouret et aperçut une masse informe, inerte, toute recroquevillée.

Elle hésita à la déplacer, puis reconnut le rat qui la narguait depuis plusieurs mois.

La créature semblait en piteux état. Elle avait les yeux mi-clos et le ventre ballonné.

Angèle aperçut un Walter Scott, « Le lai du dernier ménestrel » dont le cœur avait été déchiqueté.

La bibliothécaire prit le coupable entre deux livres et le plaça sur une table de lecture.

Elle se rendit ensuite dans le rayonnage contenant les encyclopédies et traités de médecine.

Elle parcourut rapidement les quelques pages traitant de l’indigestion.

Souffrant elle-même de l’estomac, elle avait dans son sac un flacon de bicarbonate de sodium.

Léon gémissait sur la table, il se tordait de douleur.

Angèle dilua la poudre dans l’eau, prit son mouchoir, le trempa dans le verre et fit couler goutte à goutte le liquide dans la bouche du petit animal.

Leur regard se croisa à nouveau, mais il n’y avait plus de peur, juste un peu d’inquiétude dans celui d’Angèle, et de la gratitude dans celui de Léon.

Elle aménagea dans le tiroir de son bureau, un petit espace et l’y installa.

Le lendemain matin, Léon avait quitté sa couche de fortune.

En fin de journée, Angèle l’entendit chicoter. Elle avait gardé les restes de son repas de midi, et les déposa sur la plus haute des étagères, où elle savait qu’il résidait.

Léon se régala de pain de mie et de fromage.

Jour après jour, Angèle lui installait un petit plateau, contenant ce mets qu’il s’était mis à apprécier, tant et si bien qu’il s’était désintéressé des livres.

Il ne les rongeait plus. Il attendait que son amie ferme la grande porte et l’éclairage des lampes des tables, pour la rejoindre sur son bureau.

Pendant qu’elle lui faisait la lecture, Léon s’empiffrait de nourriture plus terrestre.

Pour se rapprocher d’elle, il s’installa sur les étagères des livres pour enfants. Il avait une préférence pour les contes des frères Grimm, même si le « Joueur de Flûte de Hamelin », lui avait donné des cauchemars.

A présent la bibliothèque est fermée, mais dans un petit appartement du centre-ville, un vieux rat fait la lecture à une dame âgée, dont les verres de lunettes grossissants ne sont  plus d’aucune utilité.

M.H.- site contes d'ici et d'ailleurs
 Journalisée

samedi 12 avril 2014

CONTE-LE CHATON


Le chaton est ce qu'il croit être:impressionnant quand il se sent en danger.
Il n'est pas plus grand mais il devient soudainement terriblement fort.
il se hérisse et présente pour faire face à l'ennemi toute la longueur de son corps gonflé jusqu'au bout de la queue.
Ainsi dans sa plus grande dimension, il vous fixe,vous provoque
vibrisses frémissantes,crache comme un capitaine au long cour et gronde.
Tendu dedans,toutes griffes,tous poils,toutes voiles dehors, le voilà imbattable.
"Tu es terrible chaton"
Il nous fait rire. Pourtant personne ne s'avise de le toucher.
L'HOMME POURRAIT EN FAIRE AUTANT

Contes des sages qui s'ignorent -Marie Faucher -Seuil

vendredi 24 janvier 2014

UNE HISTOIRE DE COCCINELLE

Une histoire qui vient du pays des coccinelles

Quand un arbre prend de la hauteur, les mouches volent moins haut et les coccinelles se prennent pour des oiseaux. L’une d’entre elles, une arc-en-ciel à pois bleus, celle que les grenouilles surnomment "Ailes de Saphir", aimait un cerisier. C’était un arbre, tout droit venu d’un amour de jeunesse, d’un temps où il était en graine et où elle était chrysalide. En quelque sorte tous deux étaient encore dans leur cocon quand le vent les poussa l’un vers l’autre. Le fil d’amour que tissent les coccinelles, bien que ténu et invisible, est terriblement solide. Ce fil invisible, et rond, et brillant, et bleu, est si solide que le soleil, quand il joue, s’y pose à califourchon. C’est drôle à voir un soleil posé à califourchon sur un fil d’amour près d’un rossignol qui compose des musiques légères que les petites fleurs apprennent par cœur.
À l’heure d’Adieu Mozart, quand le jour se démaquille pour laisser venir la nuit, le fil reste là bien tendu entre l’arbre et la coccinelle pour que la lune à son tour s’y repose.
Cela continuera tant que la coccinelle aimera l’arbre et tant que l’arbre aimera la coccinelle. Cette coccinelle est reine de son royaume et l’arbre vient du pays des arbres de vie. Cela pourrait durer encore très longtemps si les hommes laissent l’arbre grandir car l’amour a une mémoire d’éléphant. C'est le Vieux Nénuphar qui me conta l’histoire de "Ailes de Saphir" un soir où le vent riait.

jeudi 10 octobre 2013

LE PETIT NUAGE-EXTRAIT CONTE


L’Amour ne meurt jamais, sache-le, il se transforme, 

et je veux te montrer le Paradis ».


Il commença à caresser la dune de petites gouttes aussi

 fines que du brouillard, et ils demeurèrent ensemble
 longtemps, jusqu’au moment où apparut un arc-en-ciel.


Le lendemain, la petite dune était couverte de fleurs…


D’autres nuages survinrent et, se croyant arrivés 

au terme de leur voyage, déversèrent leur précieuse 
cargaison.


Bien des années plus tard, la dune était devenue 

oasis et les voyageurs se rafraîchissaient sous ses arbres.

 

Tout cela parce qu’un jour,

un Nuage Amoureux n’avait pas craint de donner

 sa Vie par  AMOUR


http://www.acrostiches.com/jeu-de-lettres/forum/index.php/topic,8307.465.html

CONTES D'ICI ET D'AILLEURS

dimanche 22 septembre 2013

CONTE POURQUOI LES ARBRES CHANGENT DE COULEUR EN AUTOMNE

Pourquoi les arbres changent de couleurs en automne ?

Il était une fois une époque où les feuilles des arbres ne changeaient pas de couleurs en automne : elles tombaient sur le sol et restaient vertes. 
Tout comme le ciel, les gens devenaient maussades avec l’arrivée du froid.
Il y avait une petite fille qui n’échappait pas à la règle….
En se promenant dans son petit bois préféré, elle se demandait pourquoi elle était si triste.
Les arbres de ce bois s’inquiétaient beaucoup en voyant un tel chagrin dans les yeux de la fillette. Ils avaient eu le temps d’aimer son rire, les étincelles dans ses yeux, ses promenades pensives.
Alors, un jour, une fois que la petite fille fût repartie vers sa maison, ils commencèrent a examiner la situation : « Qu’arrive-t-il à notre jolie petite amie ? Que pouvons-nous faire pour l’aider ? ». Les bouleaux, les trembles, les tilleuls bruissaient fort, chacun émettant ses hypothèses et exposant son raisonnement :
-Si elle est triste, c’est peut-être à cause du froid ? se demandaient les bouleaux.
-Non, non, elle a mis un manteau chaud et son bonnet, répondaient en choeur les sorbiers .
Le tremble demandait d’un air pensif : « C’est peut-être parce que nous perdons nos feuilles ? ».
Mais elle aime beaucoup marcher sur le tapis vert et doux que nous déroulons pour elle, objectaient d’autres arbres.
Et ainsi, ils examinèrent la question sous toutes les coutures, mais ils n’arrivèrent pas à trouver de réponse.
Finalement, fatigués par tout leurs bruissement, ils décidèrent de s’adresser à l’arbre le plus sage de la forêt, le vieux chêne.
Le chêne sourit et dit :
-J’ai écouté très attentivement toute votre conversation et je suis ravi de voir que vivent autour de moi des arbres aussi bons et généreux, qui se soucient des gens - de notre petite amie en l’occurrence. Et…. il m’est venu une idée : pourquoi ne pas peindre nos feuilles de couleurs différentes - rouge, jaune, orange, marron, quand vient l’automne ? Lorsque le ciel devient triste et maussade, le soleil se fait rare. Mais nous pouvons nous peindre nous-même et recouvrir le sol des couleurs du soleil - jaune vif et rouge chaleureux. Qu’en pensez-vous ?

Les arbres, étonnés par tant de sagesse, agitèrent joyeusement leurs branches et leurs feuilles, pour saluer la simple et bonne idée du grand-père Chêne. Ils décidèrent de changer leurs couleurs sans perdre de temps.
Le lendemain, quand notre fillette sortit dans la rue, elle vit que tous les arbres et la terre étaient inondés de soleil. Eclatant d’un rire joyeux, elle se précipita vers le petit bois, puis en riant, elle courut entre les arbres, soulevant de ses pieds les rayons du soleil de la terre, comme des milliers de gerbes d’or.
Les arbres se regardèrent en souriant.


Par Bunni- Contes d'ici etd'ailleurs-site acrostiches

lundi 16 septembre 2013

LA PETITE PEUR-EXTRAIT DE CONTE

Le monde n’est-il par une heure pour nous, une heure contre

 nous ?


Et puis, quoi, c’est notre monde ...  

Ainsi a procédé la petite peur, doucement, gentiment


, bousculée par le ventre qui voudrait lui donner des ailes
.
  Un jour, une veille de pleine lune, dans une inspiration

 d’audace plus profonde que les autres, elle est sortie ...  

Et le ventre s’est étiré, étalé, a repris ses aises ...  

Oh, elle revient bien de temps en temps se blottir au creux 


des entrailles

, la petite peur, on ne s’arrache pas si facilement 

aux vieilles habitudes, c’est difficile de ne jamais se retourner
,
 mais c’est pour mieux repartir encore, avec à chaque fois

 une confiance plus grande basée sur l’expérience.  

Je sais de quelle petite peur il est question dans cette histoire


 mais ne comptez pas sur moi pour vous donner son nom

, étaler sa vie sur la place publique, ce n’est pas mon genre ...  

Ce dont je suis sûre, c’est qu’elle a bien fait de partir.  

L’autre jour, un ami, un têtu, me prétendait mordicus que son


 ventre n’avait jamais abrité ce type de petite peur, de type ‘je

 n’oserai jamais’.  J’en doute.  

Et vous, le soir, quand vous êtes allongé dans votre lit et que


 tout est calme, n’avez-vous jamais entendu dans ces zones

 (montrer le ventre) des bruitages incongrus, des glouglous,

 des gargouillis plus ou moins harmonieux ?  

Le ventre et la peur conversent, discutent, et parfois même


 se disputent !  

Le monde n’est-il par une heure pour nous, une heure contre


 nous ?

Et puis, quoi, c’est notre monde
 ...
La vie, ça n’est jamais ni si bon ni si mauvais qu’on 


croit.


contes d'ici et d'ailleurs- acrostiches

mercredi 20 février 2013

LA FONTAINE- FABLE SUR LA JUSTICE

Un jour deux pèlerins sur le sable rencontrent

Une huître, que le flot y venait d'apporter :
Ils l'avalent des yeux, du doigt ils se la montrent ;
A l'égard de la dent il fallut contester.
L'un se baissait déjà pour amasser la proie ;
L'autre le pousse et dit : « Il est bon de savoir
Qui de nous en aura la joie.
Celui qui le premier a pu l'apercevoir
En sera le gobeur; l'autre le verra faire.
- Si par là l'on juge l'affaire,
Reprit son compagnon, j'ai l'oeil bon, Dieu merci.
- Je ne l'ai pas mauvais aussi,
Dit l'autre ; et je l'ai vue avant vous, sur ma vie.
- Eh bien, vous l'avez vue ; et moi, je l'ai sentie.»
Pendant tout ce bel incident,

Perrin Dandin arrive : ils le prennent pour juge.

Perrin, fort gravement, ouvre l'huître et la gruge,
Nos deux messieurs le regardant.
Ce repas fait, il dit d'un ton de président :
« Tenez, la cour vous donne à chacun une écaille
Sans dépens, et qu'en paix chacun chez soi s'en aille. »
Mettez ce qu'il en coûte à plaider aujourd'hui ;
Comptez ce qu'il en reste à beaucoup de familles,
Vous verrez que Perrin tire l'argent à lui,
Et ne laisse aux plaideurs que le sac et les quilles.

LA FONTAINE-FABLES

lundi 26 novembre 2012

LE MOINE AUX MAINS MOITES-CONTE

KAZAN ,un moine et maître zen, s'apprêtait à célébrer les funérailles d'un noble fort connu. Alors qu'il attendait, debout, la venue du gouverneur de la province et d'autres seigneurs et dames, il remarqua qu'il avait les mains moites.


Le jour suivant, il rassembla ses disciples et leur avoua qu'il n'était pas encore prête à être un véritable maître. Il leur expliqua qu'il ne réussissait pas encore à être le même devant tout les humains, mendiants et roi confondus. Il ne réussissait pas encore à voir au-delà des rôles sociaux et des identités conceptuelles, ni à voir la similitude de l'Être chez tout les êtres humains. Il partît et devint l'élève d'un autre maître. Huit ans plus tard, il retourna vers ses disciples, illuminés cette fois.


Extrait de "Nouvelle Terre", p79, Eckhart Tolle, Ariane

lundi 29 octobre 2012

UNE HISTOIRE D'ANGE

Gozzoli-Firenze
Un ange tenait boutique. Un client entra et demanda :

- Je voudrais acheter un peu de paix.
- Je regrette mais je n’en ai pas, dit l’ange
- Un peu d’amour alors…
- Désolé, mais…
- Bon, je vais prendre un peu de sérénité.
- C’est que,.. euh…
- Mais vous n’avez donc rien dans cette boutique !
- Ne m’en veuillez pas, dit l’ange, moi je ne vends que les graines...

vendredi 13 avril 2012

HISTOIRE JUIVE

Un vieux rabbin demandait une fois à ses élèves à quoi l'on peut reconnaître le moment où la nuit s'achève et où le jour commence.

- Est-ce lorsqu'on peut sans peine distinguer de loin un chien d'un mouton?
- Non, dit le rabbin.
- Est-ce quand on peut distinguer un dattier d'un figuier ?
- Non.
- Mais alors quand est-ce donc ?
- C'est lorsqu'en regardant le visage de n'importe quel homme tu reconnais ton frère? Jusque là, il fait encore nuit dans ton cœur.
                               Cité par le P. Loew

vendredi 10 février 2012

PARABOLE DES ANES POUR COMPRENDRE LA CRISE

Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village.

Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l’entendre qu’il achèterait cash 100 euros l’unité tous les ânes quon lui proposerait. Les paysans le trouvaient un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie. Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendirent leurs bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 et ceux qui ne l’avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants. Constatant qu’il nen restait plus un seul, il fit savoir qu’il reviendrait les acheter 500 dans huit jours et il quitta le village.
Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu’il venait d’acheter et l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 l’unité. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu’ils l’avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent.
Comme il fallait s’y attendre, les deux hommes d’affaire s’en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu’au cou, ruinés.
Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l’âne s’effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s’en alla pleurer auprès du maire en expliquant que sil ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.
Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fit pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement.
Voyant sa note en passe d’être dégradée et pris à la gorge par les taux d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent quelles ne pouvaient en aucun cas l’aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.
Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses : moins d’argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale… On repoussa l’âge de départ à la retraite, on supprima des postes d’employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C’était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.
Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont frères et vivent ensemble sur une île des Bermudes, achetée à la sueur de leur front. On les appelle les frères Marchés.
 
Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne électorale des maires sortants.
Cette histoire n’est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois. Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ?
Que ferez-vous ?
 
Pour nous retrouver tous sur la place du village 
faites déjà passer cette histoire à votre voisin…

dimanche 22 janvier 2012

CONTE-LA PLUS BELLE IMAGE DE LA PAIX

 
La plus belle image de la paix



Il était une fois un roi qui voulait offrir un prix à l'artiste qui ferait la peinture de la plus belle image de la paix. Plusieurs artistes essayèrent. Le roi regarda les images, mais il n'en aimait que deux et il avait à choisir entre ces deux peintures.

La première image représentait un lac calme. Le lac était un miroir parfait pour les montagnes majestueuses autour. Au-dessus, il y avait un ciel bleu avec quelques nuages blancs. Tous ceux qui virent cette peinture pensèrent que c'était l'image parfaite de la paix.
L'autre peinture avait aussi des montagnes. Mais elles étaient abruptes, rocheuses et sans arbre au sommet. Au-dessus, il y avait un ciel orageux avec de la pluie et des éclairs. A côté de la montagne, il y avait une grosse chute d'eau. Cela ne ressemblait en rien à la paix.
Mais quand le roi regarda, il vit derrière la chute un petit buisson qui avait poussé sur le rocher. Dans le buisson, une maman oiseau avait bâti son nid. Là, au milieu des remous, était assise la maman oiseau sur son nid... en parfaite paix.
D'après vous, quelle image a remporté le prix ?
Le roi a choisi la seconde.
- Parce que, expliqua-t-il, être en paix ne veut pas dire être à un endroit où il n'y a ni bruit, ni trouble ni gros travaux. Etre en paix, c'est bien plus souvent être au milieu de difficultés et de désagréments mais être toujours calme dans son coeur.

Anonyme

dimanche 11 décembre 2011

CONTE SOUFI - L'ANNEAU MAGIQUE

Le roi rêvait de la clé qui ouvre la porte du bonheur comme celle du malheur. Il souhaitait acquérir la maîtrise des sentiments et ne plus être le fantoche. Il voulait échapper pour toujours à la souffrance et à la mort.

Les sages tinrent conseil sans parvenir à une conclusion. Ils se rendirent auprès d'un mystique soufi et demandèrent son aide. Le maître ôta sa bague et la leur donna :
- remettez cet anneau au roi, dit-il, et recommandez-lui de ne regarder sous le chaton que lorsqu'il se sentira à bout, désespéré. Sinon le message n'aura aucun effet.
La guerre ne tarda pas à éclater. Le roi, vaincu, prit la fuite. Il fit aller son cheval ventre à terre jusqu'à ce que la pauvre bête tombe morte d'épuisement. Le roi essaya de s'échapper à pied, mais dut admettre que les dés étaient jetés : devant lui s'ouvrait un précipice et l'ennemi était sur ses talons. Soudain, il se souvint de l'anneau. Il l'ouvrit et lut ce qui y était finement gravé :


"Ceci passera également..."

lundi 28 novembre 2011

CONTE: LES DEUX LOUPS

« Un soir, un vieil indien Cherokee raconte à son petit-fils l’histoire de la bataille intérieure qui existe chez les gens et lui dit :

«Mon fils, il y a une bataille entre deux loups à l’intérieur de nous tous.
L’un est le Mal – C’est la colère, l’envie, la jalousie, la tristesse, le regret, l’avidité, l’arrogance, la honte, le rejet, l’infériorité, le mensonge, la fierté, la supériorité, et l’égo.
L’autre est le Bien – C’est la joie, la paix, l’amour, l’espoir, la sérénité, l’humilité, la gentillesse, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la vérité, la compassion et la foi
Le petit fils songea à cette histoire pendant un instant et demanda à son grand-père :
« Lequel des deux loups gagne ? »
Le vieux Cherokee répondit simplement : « Celui que tu nourris

mardi 22 novembre 2011

L' ETOILE DE MER



Le petit garçon et les étoiles de mer
Pendant mes dernières vacances, au bord de la mer, un matin en arrivant sur la plage, j'ai découvert des milliers d'étoiles de mer qui s'étaient échouées dans la nuit. J'étais complètement estomaqué par ce spectacle quand je vois un petit garçon au bord de la mer qui prend une étoile de mer entre ses deux doigts et la rejette à la mer.
Pendant que je m'approche, il continue sa tâche en essayant de lancer les étoiles de mer le plus loin possible dans la mer. Arrivé près de lui, je le félicite pour ce qu'il a entrepris mais je lui fais remarquer que c'est une tâche impossible :
- Même si tu continues tout le temps à les rejeter, une par une, à la mer, compte tenu des milliers et des milliers d'étoiles de mer qui se sont échouées, à la fin de la journée, on ne verra pas beaucoup la différence sur la plage.
A ce moment là, le jeune garçon, qui venait de prendre délicatement une étoile de mer s'est redressé, il m'a regardé droit dans les yeux et avec un grand sourire, il m'a dit :
- D'accord, peut-être que ça ne changera pas beaucoup de choses sur la plage, mais, pour cette étoile de mer-là, ça fait une sacrée différence.


Anonyme- http://belleshistoires.zeblog.com/344767-le-petit-garcon-et-les-etoiles-de-mer/

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