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samedi 28 janvier 2017

NIAISERIE- POESIE JOE BOUSQUET



Niaiserie d’une époque où chacun cherche les événements dans le journal 
au lieu de les voir sur sa route.
.
Il ne faut pas leur répondre. 
Ce qu’ils disent est si bête que même à les contredire, 
on déraisonne.
.
J’ai des moments immenses indéfiniment élargis. 
La joie, alors, je m’aperçois qu’elle vient à moi. 
En silence.
.
Vivre de sons, de couleurs. 
Avoir un royaume dans son regard. 
Etre ainsi fait que les autres doivent, pour te comprendre, 
non pas penser mais rêver.
.
La pensée est fille de l’homme, 
la poésie est fille de l’esprit.
.
Le corps est le firmament de tout le réel imaginable. 
Nous sommes la carte de ce firmament 
ranimée dans le coin où on l’a mise.
.
Vivre, c’est enrichir sans cesse la minute qu’on attend.
.
Joe Bousquet
.


lundi 19 décembre 2016

POETE- JEAN MARC FRECHETTE


Jean Marc Fréchette FOUDRE NUPTIALE...
Je suis l 'amant tranquille
du songe divin  p 22

mardi 1 novembre 2016

PABLO NERUDA





Dali
J'ai seulement
Choisi l'étoile
Que j'aimais ...
Et depuis ce temps là
Je dors avec la nuit ...
Pablo Neruda

mercredi 26 octobre 2016

CHARLES PEGUY

Trois tailleurs de pierres travaillent sur un chantier.
Quelqu'un passant par là leur demande ce qu'ils font.
"Je taille des pierres", soupire le premier.
"Je construis un mur", répond le second.
"Je bâtis une cathédrale", s'exclame le troisième.
Charles Peguy

mercredi 3 août 2016

SANDRA SWABI- POEME-L'APPEL

Rester sensible à l'appel
Ne pas laisser s'éteindre 
La petite voix fragile
Qui nous relie au tout
Qui rend vivante la profondeur
Et nous éloigne du distrayant
Rester sensible au vivant
Frôler ce qui sépare
Mais choisir ce qui relie
Se taire devant l'inéluctable
Dans sa vulnérable petitesse
Choisir le non choix
Cette paix totale
Qui nourrit le sans nom
Prier dans le silence
Pour l'accomplissement
Du sans tâche en nous
De notre coeur immortel
Puisse le subtil nous entourer
Pour célébrer la vie
Et goûter le merci
Laisser vibrer ce qui reste
Quand tout vouloir s'absente
Que la présence demeure

dimanche 3 juillet 2016

POESIE- YVES BONNEFOY

Écoute-moi revivre dans ces forêts
sous les frondaisons de mémoire
où je passe verte,
sourire calciné d’anciennes plantes sur la terre,
race charbonneuse du jour.
Écoute-moi revivre, je te conduis
au jardin de présence,
l’abandonné du soir et que des ombres couvrent,
l’habitable pour toi dans le nouvel amour.
Hier régnant désert, j’étais feuille sauvage
et libre de mourir,
mais le temps mûrissait, plainte noire des combes,
la blessure de l’eau dans les pierres du jour.

Yves Bonnefoy,
extrait de Hier régnant désert, Mercure de France, 1958 

mardi 29 mars 2016

VOYAGEUR , LE CHEMIN SE FAIT EN MARCHANT- POEME

«Voyageur il n’y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant»
Jamais je n'ai cherché la gloire
Ni voulu dans la mémoire
des hommes
Laisser mes chansons
Mais j'aime les mondes subtiles
Aériens et délicats
Comme des bulles de savon.

J'aime les voir s'envoler,
Se colorer de soleil et de pourpre,
Voler sous le ciel bleu, subitement trembler,
Puis éclater.
A demander ce que tu sais
Tu ne dois pas perdre ton temps
Et à des questions sans réponse
Qui donc pourrait te répondre?
Chantez en coeur avec moi:
Savoir? Nous ne savons rien
Venus d'une mer de mystère
Vers une mer inconnue nous allons
Et entre les deux mystères
Règne la grave énigme
Une clef inconnue ferme les trois coffres
Le savant n'enseigne rien, lumière n'éclaire pas
Que disent les mots?
Et que dit l'eau du rocher?
Voyageur, le chemin
C'est les traces de tes pas
C'est tout; voyageur,
il n'y a pas de chemin,
Le chemin se fait en marchant
Le chemin se fait en marchant
Et quand tu regardes en arrière
Tu vois le sentier que jamais
Tu ne dois à nouveau fouler
Voyageur! Il n'y a pas de chemins
Rien que des sillages sur la mer.
Tout passe et tout demeure
Mais notre affaire est de passer
De passer en traçant
Des chemins
Des chemins sur la mer
Antonio Machado

source -phytospiritualite

dimanche 14 février 2016

mardi 13 octobre 2015

PERSONNE NE QUITTE SA MAISON...POEME

A moins que ta maison ne te chasse vers le rivage
A moins que ta maison ne dise
A tes jambes de courir plus vite
De laisser tes habits derrière toi
De ramper à travers le désert
De traverser les océans
Noyé
Sauvé
Avoir faim
Mendier
Oublier sa fierté
Ta survie est plus importante
Personne ne quitte sa maison jusqu’à ce que ta maison soit cette petite voix dans ton oreille
Qui te dit
Pars
Pars d’ici tout de suite
Je ne sais pas ce que je suis devenue
Mais je sais que n’importe où
Ce sera plus sûr qu’ici
Traduction. Paul Tanguy-ORIGINAL WARSAN SHIRE (réfugiée)

vendredi 19 juin 2015

ARBRES HUMAINS- POESIE


En toute vie le silence dit Dieu, Tout ce qui est tressaille d'être à lui ! Soyez la 

voix du silence en travail, Couvez la vie, c'est elle qui loue Dieu ! Pas un seul 

mot, et pourtant c'est son Nom que tout sécrète et presse de chanter ; N'avez vous pas un monde immense en vous ? Soyez son cri et vous aurez tout dit.

 Il suffit d'être, et vous vous entendrez Rendre la grâce d'être et de bénir ; Vous serez pris dans l'hymne d'univers, Vous avez tout en vous pour adorer. 

Car vous avez l'hiver et le printemps, Vous êtes l'arbre en sommeil et en fleur ; 

Jouez pour Dieu 
des branches et du vent, Jouez pour Dieu des racines cachées.

Arbres humains, jouez de vos oiseaux, Jouez pour Lui des étoiles du ciel qui sans parole expriment la clarté . Jouez aussi des anges qui voient Dieu.

Extrait de Prière du temps présent, CNPL Extrait de Prière du temps présent, CNPL;
Poésie- Patrice de la tour de Pin.

dimanche 10 mai 2015

NAISSANCE-FETE DES MERES



Et des milliers de bourgeons viennent voir ce qui se passe au monde
Car la curiosité de la Terre est infinie.
Et l'enfant naît et sa petite tête mal fermée encore
Se met à penser dans le plus grand secret parmi les grandes personnes tout occupées de lui.
Et il est tout nu sous la pression exigeante de la lumière du jour
Tournant de côté et d'autre ses yeux presque aveugles au sortir de la nuit maternelle,
Emplissant la chambre, comme il peut, de ce vagissement venu d'un autre monde.
Et bien que parachevé, il s'ouvre encore à la fragilité dans ses délicates fontanelles
Tout en fermant très fort ses petits poings comme un homme barbu qui se met en colère.
Et sa mère est une géante bien intentionnée qui se dresse dans l'ombre et l'assume dans ses bras,
Encore stupéfaite d'entendre cette chair séparée qui a maintenant une voix,
Comme un pêcher qui entendrait crier sa pêche,
Ou l'olivier, son olive.

SUPERVIELLE (extrait)

lundi 20 avril 2015

POESIE- S'APPROCHER DU CIEL



Pour s'approcher du ciel ,pas besoin d'être grand. mais 

connaitre par cœur le jeu des anneaux ,le silence .

Lancer très haut vers l'inconnu les anneaux clairs . Ne 

pas douter ,ne pas comprendre. Regarder.

DELERM

dimanche 19 avril 2015

POESIE DE PREVERT

LE DESESPOIR EST ASSIS SUR UN BANC
Dans un square sur un banc
Il y a un homme qui vous appelle quand on passe
Il a des binocles un vieux costume gris
Il fume un petit ninas il est assis
Et il vous appelle quand on passe
Ou simplement il vous fait signe
Il ne faut pas le regarder
Il ne faut pas l’écouter
Il faut passer
Faire comme si on ne le voyait pas
Comme si on ne l’entendait pas
Il faut passer presser le pas
Si vous le regardez
Si vous l’écoutez
Il vous fait signe et rien ni personne
Ne peut vous empêcher d’aller vous asseoir près de lui
Alors il vous regarde et sourit
Et vous souffrez atrocement
Et l’homme continue de sourire
Et vous souriez du même sourire
Exactement
Plus vous souriez plus vous souffrez
Atrocement
Plus vous souffrez plus vous souriez
Irrémédiablement
Et vous restez là
Assis figé
Souriant sur le banc
Des enfants jouent tout près de vous
Des passants passent
Tranquillement
Des oiseaux s’envolent
Quittant un arbre
Pour un autre
Et vous restez là
Sur le banc
Et vous savez vous savez
Que jamais plus vous ne jouerez
Comme ces enfants
Vous savez que jamais plus vous ne passerez
Tranquillement
Comme ces passants
Que jamais plus vous ne vous envolerez
Quittant un arbre pour un autre
Comme ces oiseaux.


PREVERT

jeudi 5 février 2015

VICTOR HUGO- POEME

                                                   


                                                                          ECOUTE BIEN 
   
                                              
 C'est que vents,

                                              Ondes, flammes,

                                               Arbres, roseaux,

                                              Rochers, tout vit !



                                          
Tout est plein d'âmes.

                                               Victor Hugo

lundi 26 janvier 2015

POESIE- RESURRECTION





icône copte

Comme la lumière de l'aube
Chassant les ombres, les faiblesses et les freins
Comme la lumière de l'aube
Chassant les cauchemars de la nuit
Les illusions étrangères à l'être profond

Résurrection

Comme une rosée délicate
Abreuvant la rose cachée
Qui pleure pour son épanouissement
Et qui enfin s'ouvre
De déchirures en sourires fugaces
De morts en renaissances

Résurrection

Je t'ai cherché dans les méandres
Je t'ai aperçu parfois
Toi l'Ami caché
Je te sais là à m'attendre
Et à chaque instant je marche vers Toi

Résurrection

jeudi 27 novembre 2014

JODOROWSKY- LA DANSE DE LA REALITE


Je ne sais où je vais, mais je sais avec qui je vais...

Je ne sais où je suis, mais je sais que je suis en moi.


Je ne sais ce qu'est Dieu , mais Dieu sait ce que je suis.


Je ne sais ce qu'est le monde, mais je sais qu'il est mien.


Je ne sais ce que je vaux, mais je sais ne pas me comparer.


Je ne sais ce qu'est l'amour, mais je sais que je jouis de ton existence.


Je ne peux éviter les coups, mais je sais comment les supporter.


Je ne peux nier la violence, mais je peux nier la cruauté.


Je ne peux changer le monde, mais je peux me changer moi-même.


Je ne sais ce que je fais, mais je sais que ce que je fais me fait.


Je ne sais qui je suis, mais je sais que je ne suis pas celui qui ne sait pas.
.
Alexandro Jodorowsky


"La danse de la réalité"

.

mardi 18 novembre 2014

POEME- CREPUSCULE- MARIE NOEL

Crépuscule

Marie Noël

L’heure viendra… l’heure vient… elle est venue
Où je serai l’étrangère en ma maison,
Où j’aurai sous le front une ombre inconnue
Qui cache ma raison aux autres raisons.

Ils diront que j’ai perdu ma lumière
Parce que je vois ce que nul œil n’atteint :
La lueur d’avant mon aube la première
Et d’après mon soir le dernier qui s’éteint.

Ils diront que j’ai perdu ma présence
Parce qu’attentive aux présages épars
Qui m’appellent de derrière ma naissance
J’entends s’ouvrir les demeures d’autre part.

Ils diront que ma bouche devient folle
Et que les mots n’y savent plus ce qu’ils font
Parce qu’au bord du jour pâle, mes paroles
Sortent d’un silence insolite et profond.

Ils diront que je retombe au bas âge
Qui n’a pas encore appris la vérité
Des ans clairs et leur sagesse de passage,
Parce que je retourne à l’Éternité.

(Marie Noël, Chants d’arrière-saison, 1961)

vendredi 26 septembre 2014

JULOS BEAUCARNE

Croyez en l'extase des nuages
qui traversent les grands horizons,
au petit vent du soir, au coeur de l'été chaud,
croyez à la douceur d'une amitié ou d'un amour,
à la main qui serre votre main
car demain, mais n'y pensez pas
demain éclateront peut-être les nuages
et le vent emportera vos amours,
tenez-les serrés,
ne vous endormez pas
sur un reproche non formulé,
endormez-vous réconciliés,
vivez le peu que vous vivez dans la clarté.


Julos Beaucarne

mardi 12 août 2014

JEAN GROSJEAN-POETE

Souris, du moins par politesse, à la seule minute au monde qui te regarde. 
Trahis-toi sans dire mot en contrebande. N'éteins pas l'amour mais sa parole. 
Ne me donne rien de peur de t'intéresser. Offre-moi seulement ce que je prends. 
À te pencher tu retarderais ta marche. 
Ne me demande rien. Me voici qui ne suis que ce que je te restitue. 
Car si je projette ma silhouette devant moi c'est que je te tourne le dos, Soleil. 
Ne dialogue pas avec ton miroir. Sois tel que rien ne soit. 
Que ta présence consume ta figure. 
L'horloge patiente va et vient. 
Je ne peux rabattre la couverture des paupières sur mon visage puisque je n'ai plus de visage. 
Ne me regarde pas. Tu n'auras en moi nul repos.
Je suis une voix encore peut-être mais sourde et incessante qui n'est autre déjà qu'à tes tempes le battement plus fort de ton cœur. 

Jean Grosjean, 
Terre du temps

vendredi 1 août 2014

FRANCOIS CHENG - POESIE


Puisque tout ce qui est de vie

Se relie,

Nous no
us soumettrons

À, la marée qui emporte la lune,

A la lune qui ramène la marée,

Aux disparus sans qui nous ne serions pas

Aux survivants sans qui nous ne serions pas,

Aux sourds appels qui diminuent,

Aux cris muets qui continuent,

Aux regards pétrifiés par les fra
yeurs

Au bout desquelles un chant d'enfant revient}

A ce qui revient et ne s'en va plus,

A ce qui revient et se fond dans le noir,

A chaque étoile perdue dans la nuit,

A chaque larme séchée dans la nuit,

A chaque nuit d'une vie,

À chaque minute

D'une unique nuit

Où se réunit

Tout ce qui se relie'

A la vie privée d'oubli

A la mort abolie

François CHeng

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