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lundi 8 février 2016

LE DJIHADISME

Par ailleurs, penser que le djihadisme procède simplement de la crise économique et sociale aboutit à une double méprise : d’une part, on oublie que le djihad a existé, en d’autres temps, comme une partie essentielle de l’islam ; d’autre part, on laisse croire que, si le système de valeurs technolibéral sortait de la crise, ce serait merveilleux. Or, il y a bien pire que la crise de ce système : ce serait sa réussite. Simone Weil dit que « l’enfer, c’est de se croire au paradis par erreur ».
Ces jeunes ne sont-ils pas de purs « produits » de la société dans laquelle ils ont grandi ? Qu’est-ce que cela dit de notre société ?
Ce serait une grave erreur, en effet, de croire que le djihadisme contemporain est la résurgence d’un obscurantisme prémoderne. Il s’agit au contraire d’un phénomène postmoderne, très conscient des impasses du progressisme. Il se situe donc en rupture, dénonçant l’individualisme et le vide religieux.
Mais il est aussi dans une continuité assez évidente : les jeunes se laissent embrigader par Internet et par des clips tournés comme une bande-annonce de jeu vidéo, avec une mission bien déterminée (établir le califat), comme dans World of Warcraft
Ce sont des re­jetons de la société du spectacle (l’acte terroriste valant avant tout par son impact spectaculaire), des déracinés soumis à la logique de la mondialisation (car ils partent à l’étranger et ne cherchent pas à défendre une famille ou une terre), des collaborateurs d’une puissance industrielle qui marche grâce au pétrole et au trafic d’armes…
Enfin, ils prétendent tout résoudre par des clics et passent assez facilement de la souris au détonateur. Ils sont en cela des produits de notre push-button society, pour reprendre une expression du philosophe Günther Anders.
Fabrice Hadjadj
extrait- www.seraphim-marc-elie.fr

vendredi 15 janvier 2016

RIRE DE SOI- L'HUMOUR

Autant rire... L'humour est capital parce qu'il témoigne d'une distance. Une personne dépourvue d'humour ne saurait être spirituelle. La langue française nous met d'ailleurs sur la voie : ne dit-on pas d'un être plein d'humour qu'il se montre très... "spirituel" ? L'humour est une qualité nous permettant de considérer les péripéties de l'existence avec recul et perspective. En fin de compte, qu'est-ce que la vie, sinon une tragi-comédie ? Comique, parce que toutes nos manœuvres et stratégies égocentriques sont parfaitement dérisoires et souvent maladroites ; tragique, parce que c'est là le tissu de nos vies et qu'à travers ces manigances, nous ne cherchons qu'à être aimés. Je crois qu'un être véritablement spirituel perçoit pleinement cette dimension tragi-comique de la vie. Mais ce qui, chez certains, aboutit au cynisme, se traduit chez lui par une compassion toujours plus profonde. Si l'on perd ses illusions sans s'être ouvert à la dimension spirituelle, on devient désabusé ; si, par contre, on ne se masque plus l'horreur de la situation tout en percevant la dignité fondamentale de l'humain, on ne peut qu'être touché et devenir de plus en plus aimant. Je renvoie les lecteurs à une remarquable anthologie de l'humour des sages composée par Eric Edelmann : Plus on est de sages, plus on rit, (La Table Ronde). D'après ce que j'ai pu voir du manuscrit, ce livre donne bien à sentir la place tenue par l'humour dans l'enseignement des maîtres de tous les temps. Nous en avions bien besoin !

Eric Edelmann- Phytospiritualité

ECOLOGIE GARRIGUES ET SENTIERS


« Je fais un lien entre l’arrogance des puissants, des forts, et le bruit, technologique, urbain, industriel, télévisuel de nos sociétés occidentales. Il existe, et heureusement, des lieux de silence, de recueillement, de contemplation, mais ils sont trop rares. Et même si ces lieux étaient près de nous, aurions-nous encore la présence d’esprit de nous y ressourcer ? »4

JEAN MARIE PELT- Source Garrigues et sentiers

jeudi 7 janvier 2016

JEAN YVES LELOUP- AU LENDEMAIN DES ATTENTATS

Fortifier ce qui est sain peut nous délivrer de l’intérieur, de ce qui nous rend malade. On n’a rien à craindre d’êtres sains, au cœur ouvert et à l’intelligence éveillée, que ceux-ci soient athées, musulmans, juifs ou chrétiens, quels que soient leur race, leur âge, leur parti politique, leur richesse, leur pauvreté…
On a tout à craindre d’êtres malades ou malsains, au cœur fermé et à l’intelligence bornée, que ceux-ci soient athées, musulmans, juifs ou chrétiens. Quels que soient leur race, leur âge, leur parti politique, leur richesse, leur pauvreté…
Notre action consistera donc à fortifier en nous et en tout ce qui nous entoure la santé, l’ouverture du cœur et l’éveil de la conscience ; contre de telles réalités, la bêtise, la violence, la haine ne peuvent rien, au contraire ce qui vient à leur encontre sera considéré comme épreuve, occasion de grandir en sagesse et en amour, tout au moins cela ne rajoutera pas du mal au mal, de la souffrance à la souffrance, de la haine à la haine…
Cette force et cette sagesse d’un vainqueur qui ne fait pas de vaincus, ni de victimes, est-elle possible ?
Nous pouvons l’imaginer (y croire), puis le vivre, le réaliser : « Tu peux ! » nous disent tous les saints, tous les sages et les thérapeutes de notre humanité encore et toujours en devenir.


Jean Yves LELOUP

TRANSHUMANISME- EUGENISME

Pour pallier aux inégalités d'intelligence et de concurrence homme/machine, l'école de l'Etat va monopoliser toutes les ressources NBIC afin de produire des personnes les plus concurrentielles possibles. Parmi ces ressources : les implants cérébraux et l'eugénisme intellectuel. En quoi consisterait ce dernier ? A sélectionner les embryons. Dans le monde de demain, l'école ne s'occupera plus de transmettre des savoirs mais de gérer les cerveaux. Les enseignants seront remplacés par des médecins-techniciens, des « neuro-culteurs » dont le travail commencera avant la naissance.
Science-fiction ? Malheureusement non. La filiale génomique de Google a déjà déposé le brevet pour « la sélection génétique et le bébé à la carte ». La Chine a annoncé faire des recherches de pointes en génétique afin d'augmenter le quotient intellectuel moyen des Chinois3.
Va-t-on alors vivre dans une société où seront systématiquement éliminés ceux qui n'ont pas les gènes adéquats pour donner un quotient intellectuel élevé ? Le docteur Alexandre fait remarquer que le pas est certainement plus petit qu'on ne le pense puisque nous vivons déjà dans une société eugéniste qui élimine 97% des enfants trisomiques avant qu'ils ne voient le jour. Selon les chiffres du médecin, 28% des américains sont prêt à passer au scan génétique leur enfant à naître pour s'assurer de ses futures capacités intellectuelles.
Blog de Sébastien Morgan- Reliance Universelle

samedi 2 janvier 2016

FAISONS UN VOEU POUR 2016

Le passage à la nouvelle année, c’est aussi le moment de faire un vœu. Faisons celui d’être heureux et de ne pas passer à côté de la beauté. Voilà quelque chose qui pourrait nous aider à mettre un peu de lumière et d’amour autour de nous. Nous poser tous les jours la question : « Qu’ai-je trouvé beau aujourd’hui ? » 
Selon François Cheng, il y a deux mystères dans la vie : le mal –  évoqué plus haut – et la beauté. « La beauté est mystère, parce que l’univers n’était pas obligé d’être beau », souligne-t-il. Il se trouve qu’il l’est, et cela semble trahir « un désir, un appel, une intentionnalité cachée qui ne peut laisser personne indifférent ». 
Qui peut dire que même dans un univers de laideur ne se cache un infime détail qui nous rappelle ce mystère ? Etty Hillesum, dans l’horreur du camp d’extermination où elle a terminé sa courte existence, cherchait tous les jours la petite étincelle de beauté qui lui permettrait de garder le goût de vivre, et l’âme intacte.

Nous relier à l’âme
L’âme ! Voilà un mot que l’on n’osait plus prononcer, tant il avait perdu son sens profond et universel au profit de sa seule signification religieuse. Or, l’âme est liée au cœur et à l’intuition. C’est quelque chose d’intime, de secret, de sensible. C’est l’interface entre mon identité dans ce qu’elle a d’unique et le monde autour de moi. « L’âme est pour moi cette larme qui coule de mes yeux. Et ce sont les yeux de l’humanité tout entière », écrivait Stéphane Hessel, nous rappelant que l’âme diffère de l’esprit par l’émotion qui l’habite. 
Une émotion qui permet la communion affective avec les autres, la nature, les animaux, ces êtres doués de sensibilité, et même avec les objets ou les lieux, porteurs eux aussi de l’émotion que nous leur prêtons. 
Ne dit-on pas qu’un lieu a une âme ? Une vibration, une résonance ?

Marie de Hennezel 

http://spinescent.blogspot.be/2015/12/voeux-avec-marie-de-hennezel.html

vendredi 20 novembre 2015

RETRAITE DANS LA VILLE- EXTRAIT

« Le mystère de Pâques nous oblige à regarder en face la réalité de la mort de Jésus et la nôtre, et à rendre compte de nos raisons de l’affronter. Ce faisant, nous mettons au jour nos raisons de vivre (…) Si nous ne prenons pas fermement appui sur ce que certains appellent le « roc d’être » en nous, notre vérité la plus profonde, celle sur laquelle se fondent nos choix les plus décisifs, nous serons vite désemparés, découragés, désespérés. (…) Les ébranlements et les appauvrissements que nous imposent des circonstances difficiles peuvent être bénéfiques s’ils dissipent les illusions et les faux semblants. Ce sont autant de « morts », d’arrachements douloureux, parfois, sans lesquels nous risquons de vivre à la surface de nous-mêmes, uniquement préoccupés des apparences et exposés à tous les effondrements. Notre vie peut alors devenir plus juste, plus forte, plus vraie. » *
Invitation à commencer par faire la vérité en nous-mêmes, à prendre appui sur le roc d’être dont parle Pierre Claverie, lui qui a pu dire, dans la confiance et la foi « Être prêt à donner sa vie pour quelqu’un est bien la preuve décisive de notre amour. En deçà de ce don, nous n’avons pas encore aimé, ou du moins nous n’avons aimé que nous-mêmes. »




(*) Extrait de la pièce « Pierre & Mohamed, Algérie 1er août 1996 »

Méditation enregistrée dans les studios de RCF Poitiers.


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jeudi 12 novembre 2015

LA VIE- LA MORT- CHRISTIAN BOBIN


Ce qui nous sauve, c'est ce qui nous arrache à nous-mêmes. La beauté d'une seule fleur vagabonde, le geste charitable et imprévu d'un autre être, un poème brillant comme du corail nous amènent loin de nous-mêmes, nous sauvent de notre existence endormie. Et, somme toute, de façon radicale, la mort ne fait rien d'autre. On peut la considérer aussi comme l'extase de la vie. Je précise immédiatement : à mes yeux, la mort n'est pas un banquet, une chose désirable, à rechercher. Mais on peut la penser comme une assomption, un fleurissement extrême, et je la vois ainsi. Cependant, elle me blesse. Elle m'enlève goutte à goutte, peu à peu, ce qui m'est le plus cher. Mais je ne lui en veux pas. J'ai ressenti les mêmes atteintes de la beauté de cette vie, et parfois de la mort. Mais l'atteinte de la mort est si profonde qu'elle peut faire hurler, amener les larmes et une désespérance, expériences que j'ai connues. J'arrive maintenant par la pensée à tenir la vie et la mort ensemble. Et il m'apparaît que le malheur de notre époque est d'avoir fait passer une muraille entre les deux, un barbelé infranchissable. C'est la raison pour laquelle la mort nous fait si peur et la vie nous semble moins précieuse. Cette dernière perd de sa force si on oublie qu'elle est fragile. C'est aussi la grâce de la mort, malgré tout, que de nous resserrer sur cette vie, qui est la seule que nous ayons. Dès que vous connaissez la grâce de cette vie, vous connaissez sa perte aussi, les deux sont liées. Si une fleur peut nous toucher autant qu'un humain, c'est en raison même de sa fragilité. Et sa fragilité, c'est sa mortalité. Les choses qui viennent à nous et nous bouleversent par leur beauté, nous bouleversent par l'annonce de leur mort. Elles sont d'autant plus belles qu'elles sont en train de passer. L'apparition et la disparition se font en un même instant. C'est comme le sourire sur les lèvres minuscules des nouveau-nés : à la fois fugace et éternel. La vie vient, elle nous dit : « Je m'en vais », et c'est à la fois terrible et merveilleux. La vie est le paradoxe même. Et si vous refusez de le voir, tout en est déséquilibré. 


dimanche 8 novembre 2015

NICOLE CARRE ET LA MALADIE


En avril 1992, j'appris que j'étais atteinte d'une leucémie aiguë. Le diagnostic était là : je pouvais mourir d'un moment à l'autre. Mes jours, voire mes heures, étaient comptés. Ma première pensée fut pour mon mari et mes enfants : qu'allaient-ils devenir ? Simultanément, je compris qu'en rejoignant Dieu mes combats intérieurs allaient cesser, ce qui me plongea dans une certaine joie. Mais, une fois malade, à bout de force, un grand tournant s'opéra en moi : je pris conscience que l'existence était un don, un don de Dieu. Que Dieu était Vie, et au coeur de toute vie humaine. Derrière mon désir de le rejoindre se cachait en fait une peur d'affronter cette dernière. Dieu était là, alors, pourquoi le chercher sur l'autre rive ? Puisqu'il m'avait donné cette existence, je devais en prendre soin.

http://spinescent.blogspot.be/2015/11/nicolle-carre-jusquau-bout-prendre-soin.html

LA PORNOGRAPHIE ET SES DEGÂTS

REDON
Aleteia : Vous faites le constat d’une sexualité devenue sinistre sous l’effet de la pornographie devenue banale. Quelles difficultés les jeunes rencontrent-ils aujourd’hui dans l’appréhension de leur sexualité ?
Erwan Le Morhedec : Ces difficultés nouvelles découlent, de fait, de cette exposition à la pornographie. Au cours des dernières années, le porno est devenu accessible à tous, et jusqu’aux plus jeunes, à tout moment, par le seul moyen d’un smartphone. Là où, il y a encore 20 ans, il fallait avoir accès à Canal Plus, ce qui n’était pas forcément évident pour un jeune ado, ou à des cassettes vidéos, il suffit désormais d’une connexion 3G en tout lieu et à toute heure. Pour les plus jeunes, il est évident que les premières images auxquelles ils risquent d’être exposées peuvent les choquer durablement.
La découverte de la sexualité s’est toujours accompagnée de craintes de part et d’autre. Crainte de ne pas savoir, crainte de ne pas être à la hauteur. Or, aujourd’hui les jeunes découvrent la sexualité par le biais de pratiques toujours plus trash. Je souligne, dans mon livre, comme le discours commercial de cette industrie du porno traduit sans fard la réalité, que les interviews complaisantes de stars du porno et autres articles de presse « tendance » tentent de masquer : pour exister dans la masse du porno accessible en ligne, les sites doivent impérativement aller dans une sexualité toujours plus hard. L’un des acteurs du secteur évoquaient même dans Libération le fait que les sites qui lui rapportaient le plus étaient ses sites zoophiles, et c’était il y a bientôt dix ans.
Le résultat est à la fois que les garçons se croient obligés de reproduire ce qu’ils voient, voire se croient autorisés à le faire, sont susceptibles de croire qu’une fille qui refuse certaines pratiques est une fille qui fait des manières et, inversement, les filles peuvent craindre, en les refusant, de déplaire et d’être écartées. Cela induit une sexualité doublement violente, physiquement et psychologiquement. En outre, la tendance à la domination assez fréquente chez les hommes est totalement exacerbée dans ces films, dans lesquels les femmes ne sont là que pour assouvir les besoins des hommes. Lorsque les scènes ne sont pas explicitement violentes, le moins que l’on puisse dire est que la tendresse en est exclue. Cette sexualité anormale est en outre susceptible de créer des complexes ou des frustrations chez ceux qui ne comprendront pas pourquoi leur propre vie sexuelle n’est pas aussi débridée, pourquoi leur partenaire (ou leur conjoint) n’est pas comme dans les films.
Enfin, de nombreux travaux soulignent l’effet d’accoutumance, d’addiction qui, d’une part, peut conduire certains à une consommation effrénée de porno et à un véritable enfermement et, d’autre part, les conduit à de vraies incapacités physiologiques dans des situations sexuelles normales et hors d’une stimulation par des vidéos pornos.
Le pape François appelle à la joie quotidienne dans son exhortation apostolique Evangelii Gaudium. Comment entretenir cette joie dans un monde aussi morose et incertain que le nôtre paraît l’être ?
Les sondages soulignent de façon répétée que les Français se montrent majoritairement pessimistes pour le pays mais heureux à titre personnel. Je crois qu’il faut savoir accorder toute l’importance qu’il convient à ce bonheur personnel, aux bonheurs simples, qui n’est pas moins légitime. Le pape souligne dans cette exhortation comme le Christ lui-même a loué la beauté de la Création. Il faut savoir accueillir la beauté de la nature, celle d’un rayon de soleil dans la ville, d’un oiseau dans une haie, d’un passant qui vous croise en souriant à on ne sait quelle pensée. Il nous faut, bien sûr, prendre nos responsabilités dans le monde, mais ces temps-là sont indispensables pour nous permettre de le faire – ne serait-ce que pour savoir ce que nous voulons sauvegarder.
Il faut aussi savoir faire la part des choses dans la surinformation à laquelle nous sommes exposés. Nous passons notre temps à être soumis à des scandales, des injustices, des drames face auxquels nous sommes parfaitement impuissants qui nous impliquent malgré tout. Les sites d’information, contraints de faire du volume, nous bombardent de faits survenus dans des pays lointains de milliers de kilomètres, qui nous indignent ou nous attristent, mais auxquels nous serions bien incapables de changer quoi que ce soit même avec la meilleure volonté du monde. Il faut au minimum être conscients de cela et savoir, parfois, fermer nos fenêtres sur le monde extérieur – et notamment Internet et les smartphones – pour nous concentrer sur notre propre monde : nos proches, nos voisins, notre quartier.
Il faut encore éviter de cultiver le goût du déclin, ne pas écarter les infos positives, favorables. À titre d’exemple, un site comme sparknews.com, fondé par un Français, Christian de Boisredon, collecte les « infos de solution » : il témoigne que, s’il y a des problèmes, certains œuvrent aussi à trouver des solutions. Des journaux proposent aussi des pages spéciales sur des initiatives solidaires. À nous de savoir aussi leur accorder un peu de l’attention que nous apportons aux malheurs du monde. Il faut savoir aussi s’écarter des sites qui sont incapables de proposer de l’espoir, parce que cette vision est toute aussi fausse que l’est une vision angélique. Nombre de vos lecteurs ont chanté « même le plus noir nuage a toujours sa frange d’or », que ce soit au scoutisme ou lors des récentes manifestations : il s’agit de savoir s’ils le chantaient sans y croire ou si cela a un sens pour eux.
Enfin, spirituellement, nous devons cultiver l’abandon. Nous devons faire notre part et remettre le reste entre les mains du Père. J’aime beaucoup les références du Christ aux oiseaux du ciel. Dieu les nourrit, Il s’occupe d’eux (à tout le moins que les hommes ne l’en empêchent pas). L’une des lectures du jour récentes était assez belle en ce sens : « Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous ? Or pas un seul n’est oublié au regard de Dieu. À plus forte raison les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez sans crainte : vous valez plus qu’une multitude de moineaux » (Luc 12, 7). Je pense souvent à ces paroles quand l’inquiétude me prend. Ne cédons pas à l’idéologie de la maîtrise : nous ne pouvons pas tout maîtriser, alors sachons nous abandonner parfois.

Koz toujours, ça ira mieux demain d’Erwan Le Morhedec. Cerf, septembre 2015, 19 euros.


vendredi 23 octobre 2015

LE SYNODE SUR LA FAMILLE

l’Église ne peut faire abstraction de ce que pensent les hommes et les femmes de son image, son mystère et son magistère.
Cette vision peut rapprocher ou éloigner, faciliter ou compliquer une rencontre, un dialogue, le fait de vouloir être et rester ensemble pour le Christ et avec le Christ.
Verrons-nous une Église samaritaine, un hôpital de campagne, sans portes, avec ses pasteurs parmi les gens et non enfermés parmi les livres, parchemins et codes, une Église courageuse qui ne craint pas de risquer pour pouvoir embrasser l’homme et ses souffrances ? Aurons-nous une Église qui ose descendre aux côtés de ceux qui souffrent, une église d’une humanité infinie ? Une Église humble, faisant autorité et non pas arrogante, triomphante et hautaine ? Une Église qui se donne sans conditions comme le Maître Lui-même ? ou une Église calculatrice, prudente, tactique, mesquine ? « Mon » Église ou l’Église de « quelques uns » seulement ?
Extrait  site ALETIAE

samedi 3 octobre 2015

15 CONSEILS DU PADRE PIO POUR CEUX QUI SOUFFRENT

  1. La souffrance vécue de manière chrétienne est la condition qu’a fixée Dieu, créateur de toutes les grâces et de tous les dons qui mènent au salut, pour nous accorder la gloire.
  2. Plus on souffre, plus on reçoit d’amour.
  3. Jésus veut occuper l’entièreté de votre cœur.
  4. Dieu veut que votre incapacité soit le siège de sa toute-puissance.
  5. La foi est la torche qui guide les pas des esprits désolés.
  6. Dans le tumulte des passions et des vicissitudes adverses, que l’espoir béni de l’inépuisable miséricorde de Dieu nous vienne en aide.
  7. Ne placez toute votre confiance qu’en Dieu.
  8. Le meilleur réconfort est celui qui vient de la prière.
  9. N’ayez peur de rien. Bien au contraire, estimez-vous heureux d’avoir été considéré digne et participez aux douleurs de l’Homme-Dieu.
  10. Dieu vous laisse dans ces ténèbres pour votre gloire : c’est là la grande opportunité de votre progrès spirituel.
  11. Le bonheur ne se trouve que dans le Ciel.
  12. Plus les tentations du Diable se font fortes, plus notre âme est proche de Dieu.
  13. Bénissez le Seigneur pour votre souffrance et acceptez de boire le calice du Gethsémani.
  14. Supportez les souffrances tout au long de votre vie afin de pouvoir participer à celles du Christ.
  15. La prière est la meilleure arme dont nous disposions : c’est une clé qui nous ouvre le cœur de Dieu.
               article de ALETIEA.org -bon site

L'ART DE BENIR

ARCABAS

Bénir signifie désirer et vouloir inconditionnellement, 
totalement et sans réserve aucune le bien illimité 
pour les autres et les évènements de la vie
en puisant aux sources les plus profondes et les plus intimes de votre être. 
Cela signifie révérer et considérer avec un émerveillement total 
ce qui est toujours un don du Créateur 
et cela quelles que soient les apparences. 
Celui qui est porté par votre bénédiction est mis à part, consacré, entier. 
Bénir signifie invoquer la protection divine sur quelqu'un 
ou quelque chose, penser avec une reconnaissance profonde à elle, 
l'évoquer avec gratitude. 
Cela signifie encore appeler le bonheur sur quelqu'un
encore que nous ne soyons jamais la source de la bénédiction, 
mais simplement le témoin joyeux de l'abondance de la vie.

Blog de seraphim -extrait

vendredi 25 septembre 2015

L'AMOUR EST MANQUE- CHRISTIAN BOBIN


QUE FAUT-IL QUE TU DISES A TA FEMME?



Que faut-il que tu dises à ta femme ? Dis-lui avec beaucoup de douceur :

« ...Je t'ai choisie, je t'aime et te préfère à ma propre vie.

L'existence présente n'est rien ; c'est pourquoi mes prières, mes recommandations et toutes mes actions, je les fais pour qu'il nous soit donné de passer cette vie de manière à pouvoir être réunis dans la vie future sans plus aucune crainte de séparation.

Le temps que nous vivons est court et fragile. S'il nous est donné de plaire à Dieu durant cette vie, nous serons éternellement avec le Christ et l'un avec l'autre dans un bonheur sans limites.

Ton amour me ravit plus que tout et je ne connaîtrais pas de malheur plus insupportable que d'être séparé de toi.

Quand je devrais tout perdre et devenir plus pauvre qu'un mendiant, encourir les derniers périls, et endurer n'importe quoi, tout me sera supportable tant que ton affection pour moi demeure.

Ce n'est qu'en comptant sur cet amour que je souhaiterai des enfants. »

Il faudra aussi conformer ta conduite à ces paroles... Montre à ta femme que tu apprécies beaucoup de vivre avec elle et que tu aimes mieux, à cause d'elle, être à la maison que sur la place. Préfère-la à tous les amis et même aux enfants qu'elle t'a donnés ; et que ceux-ci soient aimés de toi à cause d'elle...

Vos prières, faites-les en commun. Que chacun de vous aille à l'église et qu'à la maison le mari demande compte à sa femme, et la femme à son mari, de ce qui a été dit ou lu... Apprenez la crainte de Dieu ; tout le reste coulera comme de source et votre maison s'emplira de biens innombrables. Aspirons aux biens incorruptibles, et les autres ne nous feront pas défaut. « Cherchez d'abord le Royaume de Dieu, nous dit l'Évangile, et tout le reste vous sera donné par surcroît » (Mt 6, 33).

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélie 20 sur la lettre aux Éphésiens, 4, 8, 9 : PG 62, 140s (trad. Orval)

mardi 15 septembre 2015

LYTTA BASSET - Nul ne sait dont il est porteur



Giotto- les anges
Nul ne sait ce dont il est porteur. On peut n'avoir jamais vécu tel ou tel malheur, aurait-on moins à offrir ? Serait-on moins sollicité par la détresse des autres ? J'aime, aujourd'hui, dire à chacun que tout compte, bien au-delà de ce qu'on croit, le moindre geste, les paroles les plus précaires, la présence silencieuse. Sans se concerter, ils ont tout tissé, chacun pour sa part, ce filet invisible sans lequel j'aurais sombré. Qui tenait les mailles ensemble ? Avec mon fils, j'avais perdu la vie. Du même coup, j'avais perdu la foi, car comment un mort vivant peut-il croire en Dieu ? Qu'est-ce que "Dieu" quand tout a explosé ? Je n'y pensais même plus, tant les repères-tous les repères-avaient disparu dans le champ des décombres. Mais si le ciel était vide, c'est que la Présence-je m'en rends compte aujourd'hui-avait élu domicile en toute discrétion, quasi incognito, en chacune de ces personnes capables de compassion ; pourquoi chercher au ciel la manne que les humains m'apportaient jour après jour ?

Lytta Basset- Ce lien qui ne disparaît jamais (extrait)- site  Babelio

LYTTA BASSET- pour traverser les pires moments...




Pour traverser les pires moments de la vie, que conseillait saint Silouane, l'un des plus grands spirituels de la tradition orthodoxe ? En tout cas pas de prier-comment prier quand on n'est plus en relation, quand dans son intériorité on n'a plus personne à qui s'adresser ? Et là aussi, sa parole vaut pour tout être humain, quelle que soit sa croyance ou son incroyance-"Tiens ton souffle en enfer et
 ne désespère pas !" : tu as le sentiment que plus rien
 ne tient ni te te tient, mais il reste ce souffle qui te
 traverse et te garde néanmoins en vie ; concentre-toi 
sur ce souffle, inspire cet air qui te vient d'ailleurs et, 
en expirant, chasse ce qui t'encombre et t'étouffe ! Tu ne nies pas l'enfer où tu te trouves ; tu ne cultives pas la pensée désespérante que rien d'autre n'existe : tu mets toute ton attention sur ce souffle ténu mais têtu qui te parle encore de la vie. Et c'est à travers ton corps que le souffle d'une Présence va te parvenir peu à peu à mesure que la paix t'envahira. Ce qui est venu pour moi, en ce temps de tohu-bohu, c'est à nouveau l'ébauche d'un ailleurs qu'ici : "il n'est pas ici", l'être aimé, il n'a rien à voir avec cet enfer, cette prison, cet enfermement au tombeau.

LYTTA BASSET

samedi 12 septembre 2015

L'HUMILITE- L'ORGUEIL- GUY GILBERT

Père Guy Gilbert

La réponse dePère Guy Gilbert

GUY GILBERT- 8O ans

Il a ouvert une voie considérable. Il n’a pas changé la doctrine mais ce n’est pas la loi qui prime avec lui mais l’humain« , explique le prêtre au blouson noir. « On n’a pas besoin de cinq dictionnaires pour le comprendre, il a des paroles d’une vérité qui bouleverse bien au-delà des chrétiens. »
Guy Gilbert parlant du pape François I
Réinsertion et écriture
Connu pour son langage cru et ses longs cheveux, Guy Gilbert œuvre surtout à la réinsertion des jeunes délinquants, ou victimes de la drogue. Pour cela il a notamment ouvert, il y a près d’un demi-siècle, la Bergerie du Faucon, à Rougon, dans  le Parc naturel du Verdon.
Guy Gilbert est aussi un auteur prolifique dont les trois derniers ouvrages nous offrent un petit guide de prière,  des conseils pour réussir sa vie, et une réflexion sur la vieillesse qui, selon lui, est un émerveillement.  Il est bien placé pour le dire…
P.G.

vendredi 28 août 2015

DECOUVRIR NOTRE MISSION

Chagall

Delvaux
Ainsi, Moïse sut très tôt que sa mission était de protéger et de guider son peuple vers la liberté. Encore jeune, il prit la défense des siens : Or, en ces jours-là, Moïse, qui avait grandi, sortit vers ses frères et vit ce qu’étaient leurs corvées. Il vit un Egyptien frapper un Hébreu, un de ses frères. S’étant tourné de tous côtés et voyant qu’il n’y avait personne, il frappa l’Egyptien et le dissimula dans le sable. (Ex 2 ; 11-12)
Mais ce n'était pas encore le moment pour lui, il n'était pas encore mûr pour accomplir sa quête, la sensation de celle-ci était encore trop confuse, son coeur n'était pas assez ouvert. Il n'est pas reconnu par les siens : Le lendemain, il sortit de nouveau : voici que deux Hébreux s’empoignaient. Il dit au coupable : « Pourquoi frappes-tu ton prochain ? » – « Qui t’a établi chef et juge sur nous ? dit l’homme. (Ex 2 ; 13-14)
La première étape dans la vie est donc d'être à l'écoute de nous-même, à l'écoute de notre coeur, là où Dieu chuchote. Sans doute serait-il capital d'éduquer nos enfants et nos adolescents à se mettre à l'écoute de ce qui se passe au-dedans et au-dehors. Car chacun, nous avons tôt ou tard notre buisson ardent dont la voix se fait de plus en plus insistante à mesure qu'on l'ignore. Quelle forme prend cette voix pour nous indiquer notre mission ? Coïncidences répétées, certitudes soudaines ou mûries, hasards prenant soudain sens, discussion forte avec un proche ou parole entendue par inadvertance mais qui frappe... Nous n'avons pas tous une théophanie impressionnante pour nous guider comme l'avaient les Prophètes de l'Ancien Testament ou certains saints mais nous sommes tous appelés à écouter la voix de Dieu qui murmure, nous sommes tous appelés à discerner les signes qui se dissimulent dans notre quotidien car nous sommes tous appelés à une mission singulière. (à suivre...)

http://www.relianceuniverselle.com/2015/08/l-exode-et-la-mission-de-vie-2-3-reconnaitre-sa-mission.html

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