dimanche 2 octobre 2011

TROY DAVIS

Troy Davis clamait son innocence.La peine de mort
est-elle justifiée?
Le gouverneur du Nouveau-Mexique Bill Richardson a aboli la peine de mort dans son Etat. Le Nouveau-Mexique est le 15e Etat des Etats-Unis à renoncer à la peine capitale. New York l'a abolie en 2007. Une dizaine d'autres envisage cette possibilité. En cette période de crise, l'abolition de la peine de mort est un argument économique; il est plus onéreux de condamner un criminel à la peine capitale, raconte l'enquête de RFI, que de le garder en prison à perpétuité. Un paradoxe qui s'explique par les frais engagés lorqu'il y a condamnation à mort; la prodécure est plus longue (minimum dix ans entre la condamnation et l'exécution du condamné), un avocat commis d'office doit être rémunéré par l'Etat, des éléments qui expliquent le coup dispropotionné du système.

http://www.slate.fr/
Aux Etats-Unis, 3.200 détenus sont dans les couloirs de la mort dans les 35 Etats sur 50 où la peine de mort est encore autorisée.

LE DESIR DES MASSES

Dans le règne de l'économie, les maîtres sont ceux qui disposent du pouvoir économique; ils sont du côté de l'argent - financiers, managers, chefs d'entreprise, grands manieurs d'investissement... Ils peuvent paraître n'obéir qu'à leurs intérêts ou leur ambition. Pourtant, ils doivent aussi, à leur façon, obéir. A qui? Dans le règne de m’économie, le Maître du maître, c'est le désir des masses. Car tout ce fonctionnement économique ne tient que par le profit, en tout cas la rentabilité; et la rentabilité, par la vente, directe ou indirecte; la vente, par l'achat, l'achat par l'acheteur, l'acheteur par son désir, qui le pousse à s'approprier l'objet de sa satisfaction.

Tout le système repose là-dessus: l'envie d'acheter. C'est pourquoi le « prêtre » de ce monde-là est le publicitaire, qui a pour fonction d'entretenir et stimuler les désirs « Saupiquet crée l'envie » !). Et à ces envies sans cesse croissantes sont proposées, en symétrie, des possibilités de satisfaction sans cesse croissantes elles aussi.
Qu'il s'agisse bien du Maître, c'est ce que révèle le fonctionnement de l'économie, et cette loi du marché qui en est le cœur : qui ne vend pas est condamné. A terme, c'est le meilleur produit au meilleur prix qui finit par gagner. La concurrence signifie que les plus puissants seigneurs sont soumis à ce désir de l'acheteur : la plus grande firme automobile ou de télé ou de médias ou d'informatique peut s'effondrer, si elle cesse d'obéir à cette loi: satisfaire le demandeur.
Prodigieux court-circuit ! Dans tant de sociétés, peut-être en toutes avant la nôtre, le Maître souverain exige que l'homme se hausse au-dessus de lui-même, il veut l'effort, le sacrifice, chez les maîtres sans doute, mais en la masse aussi, fatalement. Et dès que la situation devient dure, le sacrifice demandé aux masses croît vertigineusement. Grandissime exemple tout près de nous: la guerre de 1914.
Quant aux sociétés qui ,nous paraissent «jouisseuses», Bas-Empire ou Belle Époque par exemple, c'était en fait des sociétés où le plaisir était réservé aux maîtres et qui voyaient se creuser en elles l'abîme où elles ont sombré. Mais dans le règne de l'économie, tel que je l'évoque, c'est vraiment le désir des masses, c'est-à-dire en chacun le désir de chacun, qui devient ou tend à devenir le Grand Maître universel. Ainsi pour servir le souverain pouvoir, je n'ai qu'à consulter mes envies et tâcher de les satisfaire; et les puissants eux-mêmes sont là pour m'y aider.
Oui, prodigieux court-circuit. Finie la distance redoutable, écrasante, entre ce que je désire par ma pente naturelle et les exigences du Dieu, du Roi, du devoir, de la raison, de la patrie, de la révolution, de la famille, des générations à venir. Quand j'achète pour « jouir », je donne du travail, je sauve l'humanité! Tout ce qu'exige la fonction majeure est ramenée à ce dont l'individu a envie. L’ordre primordial coïncide avec l'explosion des envies individuelles.
On conçoit qu'un tel système puisse entraîner un formidable assentiment des masses - du moins tant que les maîtres servent ce Maître-là et qu'on en peut voir ou espérer les effets. Et les contestations et protestations contre les abus divers dont les maîtres se rendent coupables seront alors, non pas le début d'une révolution, mais au contraire l'adhésion renforcée à ce système, pour exiger qu'il marche.
Maurice Bellet

Question: Fonctionnera-t-il toujours? La crise actuelle permet d'en douter. Le pouvoir financier des petits ne permet plus d'assouvir le désir de...



NE TE LAISSE PAS EFFRAYER

L'Eternel lui-même marchera devant toi, il sera avec toi, il ne te délaissera pas et il ne t'abandonnera pas. Ne crains rien et ne te laisse pas effrayer !
                                  Deutéronome 31:8 

LE PRETRE

Père  Damien
Il y a des prêtres qui semblent n’avoir jamais eu de vie d’homme. Ils ne savent pas peser les difficultés d’un laïc, d’un père ou d’une mère de famille, à leur véritable poids humain. Ils ne réalisent pas ce que c’est vraiment, réellement, douloureusement, qu’une vie d’homme ou de femme. Quand les laïcs chrétiens ont rencontré une fois un prêtre qui les a « compris », qui est entré avec son cœur d’homme dans leur vie, dans leurs difficultés, jamais plus ils n’en perdent le souvenir. A condition toutefois que, s’il mêle sa vie à la nôtre, ce soit sans vivre tout à fait comme nous. Les prêtres ont longtemps traité les laïcs en mineurs ; aujourd’hui, certains, passant à l’autre extrême, deviennent des copains. On voudrait qu’ils restent pères. Quand un père de famille a vu grandir son fils, il le traite désormais en homme et plus en gamin, mais il le considère toujours comme son fils : un fils, homme.

Madeleine  Delbrel- Témoignage anonyme- Essor ou déclin du clergé français 1950
http://www.spiritualité2000.com/ -octobre 2011

NOTRE CORPS

Notre corps, dit le Père de Lubac, n'est pas destiné, par l'effet de la résurrection qui nous est promise, à un recommencement sans fin de son existence terrestre et charnelle, plus ou moins sublimée seulement par des propriétés miraculeuses ; notre corps est promis, non à une quelconque réanimation, mais à une totale métamorphose, qui doit faire de lui, comme dit saint Paul, un "corps spirituel". Or ce qui est vrai de notre corps individuel n'est pas moins vrai de ce vaste corps collectif que l'humanité construit à travers les générations. Sa forme actuelle (sa "figure" actuelle) est provisoire… L'Univers est promis, lui aussi, dans l'Esprit Saint, à la grande Métamorphose (le Père Teilhard écrivait "Métamorphose" avec une majuscule, tant le mot avait pour lui d'importance). (p 53-105)
Père François Varillon


NOS DECISIONS

Memling
" Nous sommes comparables, dit-il, à une harpe et la seule chose importante dans la harpe, ce sont les cordes. Il y a certes un bâti mais ce sont les cordes qui vibrent ". Dans ma vie, ce qui vibre, ce qui me constitue, ce sont mes décisions petites ou grandes.
Pensée de St Augustin citée par le père Varillon.

PRIERE D'UN CELIBATAIRE

Prière d'un célibataire

Je sens en moi se faire un grand vide
que ne remplissent ni l'amitié ni l'étude.
J'ignore qui viendra le combler.
Sera-ce Dieu, sera-ce une créature ?
Si c'est une créature, je prie qu'elle ne se présente
que quand je m'en serai rendu digne.
Je prie qu'elle apporte avec elle
ce qu'il me faudra de charme extérieur
pour qu'elle ne laisse place à aucun regret;
mais je prie surtout qu'elle vienne avec une âme excellente,
qu'elle apporte une grande vertu,
qu'elle vaille beaucoup mieux que moi,
qu'elle m'attire en haut, qu'elle ne me fasse pas descendre,
qu'elle soit généreuse car souvent je suis pusillanime,
qu'elle soit fervente
parce que je suis tiède dans les choses de Dieu,
qu'elle soit compatissante enfin,
pour que je n'aie pas à rougir devant elle de mon infériorité.
Ne m'abandonnez-pas, Seigneur, faites que je sois aimé;
Vous le savez, ce n'est pas seulement de la douceur
que je cherche dans l'Amour,
c'est le mépris de toute bassesse,
c'est la force de combattre pour le Bien, pour le Vrai.


St Frédéric Ozanam (1813-1853)


(« Prières pour les incontournables de la vie » éd. Du Signe 2001)
http://www.spiritualité2000.com/

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