mercredi 7 mars 2012
PRIERE
Mon Dieu,
Recueillez-nous en vous,
Approfondissez-nous,
Dépouillez-nous de l'inutile,
Enfoncez en nous vos pensées
Pour qu'elles germent.
Apprenez-nous l'inutilité de ce
qui refroidit nos enthousiasmes
Et durcit notre sensibilité.
Ouvrez nos coeurs à l'Espérance.
Ainsi soit-il.
Madeleine Delbrêl (1904-1964),
Prière pour l'hiver (« Humour dans l'amour », Nouvelle Cité, 2005) http://seraphim.over-blog.com/article-ouvrez-nos-coeurs-a-l-esperance-98821495.html
Recueillez-nous en vous,
Approfondissez-nous,
Dépouillez-nous de l'inutile,
Enfoncez en nous vos pensées
Pour qu'elles germent.
Apprenez-nous l'inutilité de ce
qui refroidit nos enthousiasmes
Et durcit notre sensibilité.
Ouvrez nos coeurs à l'Espérance.
Ainsi soit-il.
Madeleine Delbrêl (1904-1964),
Prière pour l'hiver (« Humour dans l'amour », Nouvelle Cité, 2005) http://seraphim.over-blog.com/article-ouvrez-nos-coeurs-a-l-esperance-98821495.html
dimanche 4 mars 2012
MAURICE BELLET
Une pensée en actes
La naïveté n’est sauvée de la prétention et de la sottise qu’à se laisser conduire, de désillusion en désillusion, vers ce qui est plus et autre que ce qu’elle apercevait en un premier moment.
Occuper cet espace-là, y produire - osons le mot - des chemins possibles, des langages neufs, des modèles de travail, de groupes, de rencontres. Confronter les idées, confronter les expériences. Libérer l’imagination, ne pas craindre l’utopie, bâtir jusque dans les nuages. Conjointement, aller sur le terrain - qui est l’homme -, essayer, expérimenter - mais avec le plus grand respect -, car c’est ici que se définit l’expérience juste. A la fois déconstruire et reconstruire. C’est œuvrer en fonction de cet immense chantier dont on ne voit pas les limites. Effrayant aux apeurés et aux installés, exaltant pour ceux qui préfèrent la vie vivante à la vie morte.
Hors de ce chantier, il n’y a que l’enfermement dans ce faux infini de la mondialisation des envies, des pouvoirs et de l’argent - et des détresses réellement infinies ; ou bien le chaos. A moins que le chaos ne soit déjà là.
Mais « les choses se sont suffisamment aggravées pour que l’espoir soit permis. »
M. Bellet - Invitation. Plaidoyer pour la gratuité et l’abstinence
La naïveté n’est sauvée de la prétention et de la sottise qu’à se laisser conduire, de désillusion en désillusion, vers ce qui est plus et autre que ce qu’elle apercevait en un premier moment.
Occuper cet espace-là, y produire - osons le mot - des chemins possibles, des langages neufs, des modèles de travail, de groupes, de rencontres. Confronter les idées, confronter les expériences. Libérer l’imagination, ne pas craindre l’utopie, bâtir jusque dans les nuages. Conjointement, aller sur le terrain - qui est l’homme -, essayer, expérimenter - mais avec le plus grand respect -, car c’est ici que se définit l’expérience juste. A la fois déconstruire et reconstruire. C’est œuvrer en fonction de cet immense chantier dont on ne voit pas les limites. Effrayant aux apeurés et aux installés, exaltant pour ceux qui préfèrent la vie vivante à la vie morte.
Hors de ce chantier, il n’y a que l’enfermement dans ce faux infini de la mondialisation des envies, des pouvoirs et de l’argent - et des détresses réellement infinies ; ou bien le chaos. A moins que le chaos ne soit déjà là.
Mais « les choses se sont suffisamment aggravées pour que l’espoir soit permis. »
M. Bellet - Invitation. Plaidoyer pour la gratuité et l’abstinence
OU SONT-ILS?
Où sont-ils ?
"La grande et triste erreur de quelques-uns, mêmes bons, c'est de s'imaginer que ceux que la mort emporte nous quittent.
Ils ne nous quittent pas, ils restent.
Où sont-ils ? Dans l'ombre ?
Oh, non ! c'est nous qui sommes dans l'ombre.
Eux sont à côté de nous, sous le voile, plus présents que jamais.
Nous ne les voyons pas, parce que le nuage obscur nous enveloppe, mais eux nous voient. Ils tiennent leurs beaux yeux plein de gloire arrêtés sur nos yeux pleins de larmes.O consolation ineffable, les morts sont des invisibles, ils ne sont pas des absents.
J'ai souvent pensé à ce qui pourrait consoler ceux qui pleurent. Le voici : c'est la Foi en cette présence réelle et ininterrompue de nos morts chéris.
C'est l'intuition claire, pénétrante, que par la mort, ils ne sont ni éteints, ni éloignés, ni même absents, mais vivants, près de nous, heureux, transfigurés, et n'ayant perdu dans ce changement glorieux ni une délicatesse de leur âme, ni une tendresse de leur coeur, ni une préférence de leur amour. Au contraire, dans ces profonds et doux sentiments, grandi de cent coudées...
La mort pour les bons est la montée éblouissante dans la lumière, dans la puissance et dans l'amour.
Ceux qui, jusque là, n'étaient que des chrétiens ordinaires deviennent parfaits.
Ceux qui n'étaient que beaux deviennent bons ;
Ceux qui étaient bons deviennent sublimes."
Jean Mathieux - 16.02.1994
"La grande et triste erreur de quelques-uns, mêmes bons, c'est de s'imaginer que ceux que la mort emporte nous quittent.
Ils ne nous quittent pas, ils restent.
Où sont-ils ? Dans l'ombre ?
Oh, non ! c'est nous qui sommes dans l'ombre.
Eux sont à côté de nous, sous le voile, plus présents que jamais.
Nous ne les voyons pas, parce que le nuage obscur nous enveloppe, mais eux nous voient. Ils tiennent leurs beaux yeux plein de gloire arrêtés sur nos yeux pleins de larmes.O consolation ineffable, les morts sont des invisibles, ils ne sont pas des absents.
J'ai souvent pensé à ce qui pourrait consoler ceux qui pleurent. Le voici : c'est la Foi en cette présence réelle et ininterrompue de nos morts chéris.
C'est l'intuition claire, pénétrante, que par la mort, ils ne sont ni éteints, ni éloignés, ni même absents, mais vivants, près de nous, heureux, transfigurés, et n'ayant perdu dans ce changement glorieux ni une délicatesse de leur âme, ni une tendresse de leur coeur, ni une préférence de leur amour. Au contraire, dans ces profonds et doux sentiments, grandi de cent coudées...
La mort pour les bons est la montée éblouissante dans la lumière, dans la puissance et dans l'amour.
Ceux qui, jusque là, n'étaient que des chrétiens ordinaires deviennent parfaits.
Ceux qui n'étaient que beaux deviennent bons ;
Ceux qui étaient bons deviennent sublimes."
Jean Mathieux - 16.02.1994
POEME PERSAN
Et si, pour toute richesse,
Il ne te reste que deux pains,
Vends-en un, et avec ces quelques deniers
offre-toi des jacinthes pour nourrir ton âme !
poème persan
Il ne te reste que deux pains,
Vends-en un, et avec ces quelques deniers
offre-toi des jacinthes pour nourrir ton âme !
poème persan
RAYMOND QUENEAU
L’espèce humaine m’a donné
Le droit d’être mortel
Le devoir d’être civilisé
La conscience humaine
Deux yeux qui d’ailleurs ne fonctionnent pas très bien
Le nez au milieu du visage
Deux pieds deux mains
Le langage
L’espèce humaine m’a donné
Mon père et ma mère
Peut être des frères on ne sait
Des cousins à pelletées
Et des arrière-grands-pères
L’espèce humaine m’a donné
Ses trois facultés
Le sentiment l’intelligence et la volonté
Chaque chose de façon modérée
L’espèce humaine m’a donné
Trente-deux dents un cœur un foie
D’autres viscères et dix doigts
L’espèce humaine m’a donné
De quoi se dire satisfait.
Raymond Queneau
Dans « Raymond Queneau un poète »
Le droit d’être mortel
Le devoir d’être civilisé
La conscience humaine
Deux yeux qui d’ailleurs ne fonctionnent pas très bien
Le nez au milieu du visage
Deux pieds deux mains
Le langage
L’espèce humaine m’a donné
Mon père et ma mère
Peut être des frères on ne sait
Des cousins à pelletées
Et des arrière-grands-pères
L’espèce humaine m’a donné
Ses trois facultés
Le sentiment l’intelligence et la volonté
Chaque chose de façon modérée
L’espèce humaine m’a donné
Trente-deux dents un cœur un foie
D’autres viscères et dix doigts
L’espèce humaine m’a donné
De quoi se dire satisfait.
Raymond Queneau
Dans « Raymond Queneau un poète »
LA SOUFFRANCE
"Dieu n’est pas venu supprimer la souffrance.
Il n’est même pas venu l’expliquer.
Mais il est venu la remplir de sa présence."
Claudel
Il n’est même pas venu l’expliquer.
Mais il est venu la remplir de sa présence."
Claudel
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