LE MYSTERE DE LA SECONDE NAISSANCE
Le cœur de l’ésotérisme islamique se situe toutefois à un niveau plus inexprimable en fait. Il se fonde sur la doctrine de l’Homme Universel. Dieu, selon ce principe, aurait créé la forme humaine avant toute chose – avant l’univers, avant même les anges. Puis il aurait créé le reste du cosmos selon l’image de cet Homme Universel. D’où la cohérence traversant les différents mondes, dont les parties les plus minuscules reflètent, résument les plus immenses :
« Sache que le monde entier est un miroir ; dans chaque atome se trouvent cent soleils flamboyants.
Si tu fends le cœur d’une seul goutte d’eau, il en émerge cent purs océans.
Si tu examines chaque grain de poussière, mille Adam peuvent y être découverts »
L’homme concret, terrestre, aurait été produit en dernier. C’est une explication donnée à la formule célèbre, donnée parfois comme un hadîth : « Le Très-Miséricordieux a créé Adam à son image » - c’est à dire, selon l’image primordiale conçue par Lui dans la prééternité. L’homme concret est la créature la plus conforme à ce sublime modèle premier. Il est donc en principe l’être le plus parfait, le plus complet qui soit ici-bas – mais en principe, potentiellement seulement. Il lui revient d’actualiser cette perfection, de se conformer à ce modèle divin préexistant. C’est le sens de tout l’effort de Soufi, guidé par la connaissance et galvanisé par l’amour. Il s’agit en quelque sorte d’une seconde naissance ; c’est en tout cas une image souvent reprise par les Soufis. Ainsi Hallâj (10° siècle) comparait l’intime des cœurs à une vierge où seul l’Esprit de vérité peut pénétrer. Lui fait écho Roumi parlant de naissance spirituelle et comparant la pénétration du souffle divin dans le cœur de l’homme à la fécondation de Marie par l’effet de l’Esprit saint : elle engendre un enfant spirituel, qui à son tour peut ressusciter les morts . Chaque être est au fond appelé à devenir un Jésus, un homme parfait et diffusant la vie. Cette perfection humaine est désignée comme étant la sainteté (walâya), l’engendrement d’hommes dont le cœur et le corps soient entièrement transparents aux motions divines. Ces saints constituent de véritables théophanies, ce sont les rois, les pôles du monde grâce auxquels l’univers peut continuer d’exister :
« L’homme de Dieu est enivré sans vin * l’homme de Dieu est rassasié sans pain
L’homme de Dieu est éperdu, bouleversé * l’homme de Dieu ne mange ni ne dort
L’homme de Dieu est un roi sous son froc * l’homme de Dieu est un trésor dans les ruines
L’homme de Dieu n’est pas fait d’air et de terre * l’homme de Dieu n’est pas fait de feu et d’eau
L’homme de Dieu est un océan sans limite (…) »
Les perspectives classiques de la religion sont ici renversées. L’homme parfait rend présent la miséricorde divine et son projet d’éternité. Ainsi, Nûrî décrit le cœur du saint comme un jardin luxuriant, suggérant que le cœur du mystique n’est rien d’autre que le véritable lieu du paradis et la demeure de Dieu sur terre . Il résume ailleurs autrement cette évocation de ce destin suprême de l’homme accompli, qui est de se transformer au plus intime de son être physique et spirituel et de réaliser ainsi l’image divine des origines : « La première chose qui apparaît dans le cœur de celui dont Dieu veut le bonheur, c’est une lumière. Cette lumière devient ensuite une clarté, puis un rayon, puis une lune et puis enfin un soleil. Lors donc que la lumière apparaît dans le cœur, le monde et tout ce qu’ils contient perdent toute valeur à ses yeux ; quand elle devient une lune, l’homme renonce à l’Au-delà et à ce qu’il contient. Et quand elle devient un soleil, il ne voit plus ni le monde ni ce qui est en lui, ni l’Au-delà et ce qu’il contient : il ne connaît plus que son Seigneur. Alors son corps est lumière, son cœur est lumière et lumière aussi sa langue – « lumière sur lumière, Dieu dirige vers sa lumière qui Il veut ! » . La transmutation de l’homme ordinaire en homme spirituel complet se trouve ainsi achevé.
Comment conclure, si ce n’est par un hadîth, une tradition que les Soufis font remonter au Prophète affirmant : « Le cœur du croyant est le Trône de Dieu ». Car le plus profond des mystères de Dieu, c’est l’homme précisément. Et c’est ce qui le rend si difficilement accessible, car il est bien sûr plus aisé de dépouiller des bibliothèques entières ou de faire le tour du monde que de se connaître soi-même. Et pourtant – les Soufis répètent souvent un autre hadîth, que j’aurais aussi bien pu placer en exergue de ce texte, où Dieu dit : « Ni ma terre ni mon ciel ne Me contiennent, mais le cœur de mon serviteur croyant Me contient ». Comment cela se concevrait-il ? On commentait un jour en présence du grand Soufi Shiblî le verset coranique L 37 « Il y a en cela une remémoration pour ceux qui ont un cœur ». On lui demanda qui étaient « ceux qui ont un cœur ». Il répondit : « Ceux dont Dieu est le cœur ».
www. le moine citadin
lundi 22 octobre 2012
samedi 20 octobre 2012
EDITH STEIN
Qui es-tu ?
Qui es-tu, douce lumière qui m'inondes
et illumines l'obscurité de mon coeur ?
Tu me conduis par la main comme une mère,
et si tu me lâchais,
je ne saurais faire un pas de plus.
Tu es l'espace qui enveloppe mon être
et le garde en lui, abandonné de toi,
il tomberait dans l'abîme du néant
dont tu me tiras pour m'élever à la lumière.
Toi, plus proche de moi que je ne le suis de moi-même,
plus intérieur que mon être le plus intime
et pourtant insaisissable et inouï,
surpassant tout nom
Esprit Saint - Amour éternel.
Edith Stein
Qui es-tu, douce lumière qui m'inondes
et illumines l'obscurité de mon coeur ?
Tu me conduis par la main comme une mère,
et si tu me lâchais,
je ne saurais faire un pas de plus.
Tu es l'espace qui enveloppe mon être
et le garde en lui, abandonné de toi,
il tomberait dans l'abîme du néant
dont tu me tiras pour m'élever à la lumière.
Toi, plus proche de moi que je ne le suis de moi-même,
plus intérieur que mon être le plus intime
et pourtant insaisissable et inouï,
surpassant tout nom
Esprit Saint - Amour éternel.
Edith Stein
vendredi 12 octobre 2012
LES PARABOLES- JEAN MARIE PELT
L' Européen, l'Africain,le Chinois, l'Indien tous comprennent spontanément les paraboles.
Elles expriment dans une langue simple et universel peu connoté culturellement l'essence du
christianisme.
Tout le monde comprend l'histoire du Samaritain ou de la femme adultère.
Mais le christianisme prend aussi à rebours l'orgueilleuse attitude stoïcisienne Face à la vie.
les béatitudes inversent les anciennes manières de voir en plaidant pour le faible et non pour le fort. Ce qui était totalement nouveau pour l'antiquité.
Il faut réfléchir à cet étrange paradoxe:dès son origine le message de Jésus s'est moulé dans un appareil philosophique et juridique qui au fond le contredisait.Or cet appareil philosophique d'Arsitote à Platon est le menu quotidien des séminaires où l'on continue à ignorer superbement la physique quantique et la biologie moderne c'est à dire les manières modernes de penser le monde à la lumière des acquis scientifiques les plus récents. D'où ce décalage énorme entre la culture écclésiastique et la société contemporaine.
Ce décalage n'est nullement une fatalité. Il n'anéantit pas le message évangélique que porte l'Eglise. Simplement il n'en facilite pas la diffusion.
...............
L'Occident dans le droit fil du droit romain est rigide et normatif
Trouvons la voie du milieu celle précisément que recommandait Bouddha.
Je le répète il n'y a rien à changer dans le contenu de la foi.....
peut-être faudrait-il s'y prendre autrement. mais pour cela il faudrait sans doute faire plus confiance aux femmes qui mériteraient une place plus grande dans l'Eglise.
Elles sont plus proches de la vie , elles la portent.
l'Eglise romaine a besoin de sensibilité féminine. Rome en maque dramatiquement.
Jean Marie Pelt- Dieu en son jardin-p125-126- Desclée de Brouwer
Elles expriment dans une langue simple et universel peu connoté culturellement l'essence du
christianisme.
Tout le monde comprend l'histoire du Samaritain ou de la femme adultère.
Mais le christianisme prend aussi à rebours l'orgueilleuse attitude stoïcisienne Face à la vie.
les béatitudes inversent les anciennes manières de voir en plaidant pour le faible et non pour le fort. Ce qui était totalement nouveau pour l'antiquité.
Il faut réfléchir à cet étrange paradoxe:dès son origine le message de Jésus s'est moulé dans un appareil philosophique et juridique qui au fond le contredisait.Or cet appareil philosophique d'Arsitote à Platon est le menu quotidien des séminaires où l'on continue à ignorer superbement la physique quantique et la biologie moderne c'est à dire les manières modernes de penser le monde à la lumière des acquis scientifiques les plus récents. D'où ce décalage énorme entre la culture écclésiastique et la société contemporaine.
Ce décalage n'est nullement une fatalité. Il n'anéantit pas le message évangélique que porte l'Eglise. Simplement il n'en facilite pas la diffusion.
...............
L'Occident dans le droit fil du droit romain est rigide et normatif
Trouvons la voie du milieu celle précisément que recommandait Bouddha.
Je le répète il n'y a rien à changer dans le contenu de la foi.....
peut-être faudrait-il s'y prendre autrement. mais pour cela il faudrait sans doute faire plus confiance aux femmes qui mériteraient une place plus grande dans l'Eglise.
Elles sont plus proches de la vie , elles la portent.
l'Eglise romaine a besoin de sensibilité féminine. Rome en maque dramatiquement.
Jean Marie Pelt- Dieu en son jardin-p125-126- Desclée de Brouwer
LA VRAIE CHARITE
Il appartient à la vraie charité de voiler ce qui peut nuire, et de ne s'ôter aucun des moyens de faire le bien.
RODOLPHE TOPFFER
RODOLPHE TOPFFER
SOPHIE
Signification prénom : Issu du grec sophia, la sagesse.
Ce nom apparaît dès l'Antiquité grecque et latine ; il se répandra en particulier dans le monde hellénique des premiers siècles et dans le ressort de l'Empire byzantin, à l'origine de l'Église orthodoxe. Dans la sphère de l'Empire romain il sera, comme bien d'autres prénoms, victime de l'invasion des prénoms germaniques et ne réapparaîtra que tardivement, au XVIe siècle. Il se répandra alors dans la plupart des pays occidentaux, en particulier en Allemagne et en Angleterre, puis en Italie. En France, il connut une période de faveur dans la première moitié du XIXe siècle, mais chuta ensuite, peut-être en raison du grand succès de la Comtesse de Ségur, Les Malheurs de Sophie, qui associait ce prénom aux idées fantasques de la jeune héroïne. Après un long purgatoire, Sophie est revenu dans les années 1940 et a atteint le palmarès des prénoms féminins les plus attribués, de 1970 à 1980. Il est un peu moins fréquent aujourd'hui mais, avec ses différentes variantes, reste un prénom très répandu. Sophie a, le même jour, une double fête. L'une évoque la mémoire de Madeleine - Sophie Barat qui fonda, au début du XIXe siècle, la société des dames du Sacré-Cœur pour l'instruction des jeunes filles. Son œuvre, répandue dans le monde entier, est aujourd'hui encore très active. L'autre fête de Sophie commémore la consécration de la grande basilique de Constantinople, au VIe siècle ; elle est dédiée à sainte Sophie, mais c'est, dans ce cas, Dieu lui-même, la Sagesse divine.
Ce nom apparaît dès l'Antiquité grecque et latine ; il se répandra en particulier dans le monde hellénique des premiers siècles et dans le ressort de l'Empire byzantin, à l'origine de l'Église orthodoxe. Dans la sphère de l'Empire romain il sera, comme bien d'autres prénoms, victime de l'invasion des prénoms germaniques et ne réapparaîtra que tardivement, au XVIe siècle. Il se répandra alors dans la plupart des pays occidentaux, en particulier en Allemagne et en Angleterre, puis en Italie. En France, il connut une période de faveur dans la première moitié du XIXe siècle, mais chuta ensuite, peut-être en raison du grand succès de la Comtesse de Ségur, Les Malheurs de Sophie, qui associait ce prénom aux idées fantasques de la jeune héroïne. Après un long purgatoire, Sophie est revenu dans les années 1940 et a atteint le palmarès des prénoms féminins les plus attribués, de 1970 à 1980. Il est un peu moins fréquent aujourd'hui mais, avec ses différentes variantes, reste un prénom très répandu. Sophie a, le même jour, une double fête. L'une évoque la mémoire de Madeleine - Sophie Barat qui fonda, au début du XIXe siècle, la société des dames du Sacré-Cœur pour l'instruction des jeunes filles. Son œuvre, répandue dans le monde entier, est aujourd'hui encore très active. L'autre fête de Sophie commémore la consécration de la grande basilique de Constantinople, au VIe siècle ; elle est dédiée à sainte Sophie, mais c'est, dans ce cas, Dieu lui-même, la Sagesse divine.
MADELEINE DELBREL
Madeleine Delbrêl
Chaque petite action est un événement immense
où le Paradis nous est donné,
où nous pouvons donner le paradis.
Qu'importe ce que nous avons à faire :
un balai ou un stylo à tenir;
parler ou se taire;
raccommoder ou faire une conférence;
soigner un malade ou taper à la machine.
Tout cela n'est que l'écorce d'une réalité splendide,
la rencontre de l'âme avec Dieu,
à chaque minute renouvelée,
à chaque minute accrue en grâce,
toujours plus belle pour son Dieu.
On sonne ? Vite, allons ouvrir .
c'est Dieu qui vient nous aimer.
Un renseignement ? le voici:
c'est Dieu qui vient nous aimer.
C'est l'heure de se mettre à table: allons-y :
c'est Dieu qui vient nous aimer.
Laissons-le faire
Madeleine Delbrêl, "La sainteté des gens ordinaires"
Chaque petite action est un événement immense
où le Paradis nous est donné,
où nous pouvons donner le paradis.
Qu'importe ce que nous avons à faire :
un balai ou un stylo à tenir;
parler ou se taire;
raccommoder ou faire une conférence;
soigner un malade ou taper à la machine.
Tout cela n'est que l'écorce d'une réalité splendide,
la rencontre de l'âme avec Dieu,
à chaque minute renouvelée,
à chaque minute accrue en grâce,
toujours plus belle pour son Dieu.
On sonne ? Vite, allons ouvrir .
c'est Dieu qui vient nous aimer.
Un renseignement ? le voici:
c'est Dieu qui vient nous aimer.
C'est l'heure de se mettre à table: allons-y :
c'est Dieu qui vient nous aimer.
Laissons-le faire
Madeleine Delbrêl, "La sainteté des gens ordinaires"
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