vendredi 11 janvier 2013

EN AVANCANT ON SE SIMPLIFIE

Ainsi en avançant on se simplifie
il ne s'agit pas d'une démarche ascétique forcenée,volontaire,
mais tout ce qui est inessentiel s'en va comme tombent les feuilles mortes.
Marc Aurèle, l'empereur philosophe qui vécut au II ième siècle s'adresse tendrement à son âme

"Seras-tu donc un jour,ô mon âme, bonne simple, une ,nue et plus apparente que le corps qui l'entoure.
Seras-tu donc un jour telle que tu puisses vivre dans la société des dieux et des hommes sans te plaindre d'eux. Et sans leur donner sujet de t'accuser?"  Marc  Aurèle

Bréviaire du colimaçon  Jacqueline Kelen p73

mardi 1 janvier 2013

LES ENFANTS. ET LA SOUFFRANCE

Ce qui aide peut-être, c’est l’universalité de la souffrance. Boèce parlait du lot commun. Dès qu’on respire, la souffrance entre dans la vie. Hier, j’accompagnais mes deux écoliers pour la rentrée et mon cœur de père battait avec une redoutable ardeur. Je réfléchissais déjà au moyen d’offrir à mes enfants le plus beau parcours scolaire possible. En les observant parmi leurs camarades, j’ai cru deviner les légères inquiétudes des premiers jours, de petits tiraillements et une joie profonde ; la vie, en un mot. Quand j’aurais la tendance à surprotéger mes proches, à m’activer sans ­broncher pour leur assurer le meilleur des avenirs, je me rappellerai ce maître boud­dhiste. Quoi que je fasse, tôt ou tard, ils souffriront, peu ou prou. Dès lors, il me faut abandonner mon obsession d’ôter de la vie tout obstacle et apprendre avec ma fille et mon fils à accueillir ce qui vient, la joie comme la peine, sans préjugés, peut-être même sans préparation aucune.

Lorsque j’y pense, un enfant a aussi cette attitude. Il n’est pas hanté par la souffrance qui pourrait ­éventuellement s’abattre sur lui. Les peurs du lendemain, les imaginaires menaces ne le touchent pas encore. Certes, il reste vulnérable et la douleur peut l’anéantir mais il ne se surcharge pas, il ne se cache pas derrière d’illusoires carapaces. Il prend la vie telle qu’elle se donne.
Mes enfants, une fois de plus, sont mes maîtres. Dès que je les observe, je les vois tout occupés à jouer, à apprendre, « désintéressés » d’eux-mêmes.

Alexandre Jollien http://spinescent.blogspot.be




LE SILENCE ET LA PRIERE

« On pense ne pas savoir prier. C’est dans le fond sans importance, car Dieu entend nos soupirs, connaît nos silences. Le silence est le tout de la prière et Dieu nous parle dans un souffle de silence, il nous atteint dans cette part de solitude intérieure qu’aucun être humain ne peut combler. »


Frère Roger Schutz (Taizé)

PENSEES-SHERIDAN

Le coeur qui a conscience de sa pureté a toujours de la peine à croire à la perfidie des autres.


(L'École de la Médisance, acte 4 sc. 3 [Joseph], trad. Hégésippe Cler, p.119, Maurice Dreyfous, 1879.)

Quand le trait qui nous frappe est encore aiguisé par l'ingratitude, la blessure est d'autant plus vive.

(L'École de la Médisance, acte 4, sc.3 [Joseph], trad. Hégésippe Cler, p.120, Maurice Dreyfous, 1879.)







DANS UN HOME.....

DANS UN HOME....
Pour voir quelque chose, il faut lutter, écarter les branches du néant qui cinglent le visage quand on les relâche trop tôt.
Un homme met du sucre dans la tasse de son voisin égaré.
Un femme en aide une autre à rompre du pain.
Chacun de ces vieillards est immense et ne le sait pas
et se moquerait si on le lui disait
Il faudrait que quelqu'un aille les chercher un par un et les sorte de leur torpeur qu'ils prennent pour une fatalité
un ordre venu d'enhaut.
NOUS FINIRONS TOUS EN MIETTES
MAIS CES MIETTES SONT EN OR
ET UN ANGE L'HEURE VENUE,
TRAVAILLERA A PARTIR D'ELLES,
A REFAIRE LE PAIN ENTIER

Christian Bobin- L'homme joie-p136-livre à recommander

LACHER PRISE....BONNE ANNEE 2013

« Nous sommes des serviteurs inutiles ; nous avons fait ce que nous devions faire » (Luc 17, 10). Voilà quelle peut être la clef de notre attitude face à la vie : accomplir avec sérieux notre tâche, nos obligations sans nous départir de la pensée que rien n’est indispensable, rien sinon ce face-à-face silencieux au plus profond de nous-mêmes. Chef d’entreprise ou sans-abri, garçon de café ou retraité, nous sommes des serviteurs inutiles, que nous soyons fourmis industrieuses ou cigales dépassées par la cadence trépidante de la société qui nous environne. Qu’il demeure seulement en notre cœur la certitude de cette Présence aimante, transcendante, par laquelle tout devient signifiant et qui donne à chaque seconde de vie, même la plus humble et la moins productive, son véritable contour. Nous ne sommes faits ni pour l’affairement excessif, ni pour le renoncement désabusé à toute forme d’activité ; nous sommes faits pour ce dialogue d’amour incessant mené au plus caché de nous-mêmes avec Celui qui constitue la racine de notre être et qui, de serviteurs inutiles, nous transforme en amis intimes de Dieu.
Olga Lossky




POEME-ENFANT D'UN JOUR

Enfants d'un jour, ô nouveaux nés,

Petites bouches, petits nez,
Petites lèvres demi-closes
Membres tremblants,
Si frais, si blancs,
Si roses.
Enfants d'un jour, ô nouveaux nés,
Pour le bonheur que vous donnez
A vous voir dormir dans vos langes
Espoir des nids
Soyez bénis !
Chers anges !

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