dimanche 10 février 2013
samedi 9 février 2013
MAURICE CAREME
Il a neigé dans l'aube rose,
Si doucement neigé
Que le chaton noir croit rêver
C'est à peine s'il ose marcher.
Il a neigé dans l'aube rose,
Si doucement neigé
Que les choses
Semblent avoir changé.
Et le chaton noir n'ose
S'aventurer dans le verger,
Se sentant soudain étranger
A cette blancheur où se posent
Comme pour le narguer
Des moineaux effrontés.
Maurice CAREME
JULOS BEAUCARNE
Croyez en l'extase des nuages
qui traversent les grands horizons,
au petit vent du soir, au coeur de l'été chaud,
croyez à la douceur d'une amitié ou d'un amour,
à la main qui serre votre maincar demain, mais n'y pensez pas
demain éclateront peut-être les nuages
et le vent emportera vos amours,
tenez-les serrés,
ne vous endormez pas
sur un reproche non formulé,
endormez-vous réconciliés,
vivez le peu que vous vivez dans la clarté.
Julos Beaucarne
Extrait de "Quand vous serez au milieu de la grande vie paysanne". (Mon terroir c'est les galaxies).
qui traversent les grands horizons,
au petit vent du soir, au coeur de l'été chaud,
croyez à la douceur d'une amitié ou d'un amour,
à la main qui serre votre maincar demain, mais n'y pensez pas
demain éclateront peut-être les nuages
et le vent emportera vos amours,
tenez-les serrés,
ne vous endormez pas
sur un reproche non formulé,
endormez-vous réconciliés,
vivez le peu que vous vivez dans la clarté.
Julos Beaucarne
Extrait de "Quand vous serez au milieu de la grande vie paysanne". (Mon terroir c'est les galaxies).
LA PEUR DU REFUS
Lavement des pieds
Il n’empêche : nous refusons parfois d’être « gentil » par crainte que ce soit perçu comme un aveu de faiblesse et que l’on nous écrase.Matthieu Ricard : Quelle est l’alternative ? L’autre se comporte mal, vous faites pareil, et, au final, tout le monde y perd. Ou, au contraire, vous êtes bienveillant. Si l’autre apprécie, tant mieux, sinon, c’est son affaire. Il n’y a aucun avantage à adopter l’attitude que vous reprochez aux autres ! Insulté par un homme, Bouddha lui demande : « Si quelqu’un te tend un cadeau et que tu ne l’acceptes pas, entre les mains de qui reste-t-il ? » L’homme répond : « Entre celles de la personne qui veut le donner. » Bouddha : « Eh bien voilà, si je ne prends pas tes propos malveillants, ils restent avec toi ! »
Matthieu Ricard
dimanche 3 février 2013
PRIERE DE L'ABBE PIERRE
Seigneur Jésus, souviens-toi
de cette petite maison là-bas à Emmaüs,
et du bout du chemin qui y conduit
quand on vient de la grand-route.
Souviens-toi de ceux qu'un soir, tu abordas là bas,
souviens-toi de leurs coeurs abattus,
souviens-toi de tes paroles qui les brûlèrent,
souviens-toi du feu dans l'âtre
auprès duquel vous vous êtes assis,
et d'où ils se relèvent transformés,
et d'où ils partirent vers les prouesses d'amour....
Regarde-nous.
Vois, nous sommes tous pèlerins d'Emmaüs,
nous sommes tous des hommes et des femmes
qui peinent dans l'obscurité du soir,
las de doutes après les journées méchantes.
Nous sommes tous des coeurs lâches, nous aussi.
Viens sur notre chemin, brûle-nous le coeur à nous aussi.
Entre avec nous t'asseoir à notre feu....
Et qu'exultant de joie triomphale, à notre tour,
nous nous relevions pour bondir révéler
la joie à tout homme au monde
en l'Amour à jamais jusqu'à notre dernier souffle....
Abbé PIERRE
de cette petite maison là-bas à Emmaüs,
et du bout du chemin qui y conduit
quand on vient de la grand-route.
Souviens-toi de ceux qu'un soir, tu abordas là bas,
souviens-toi de leurs coeurs abattus,
souviens-toi de tes paroles qui les brûlèrent,
souviens-toi du feu dans l'âtre
auprès duquel vous vous êtes assis,
et d'où ils se relèvent transformés,
et d'où ils partirent vers les prouesses d'amour....
Regarde-nous.
Vois, nous sommes tous pèlerins d'Emmaüs,
nous sommes tous des hommes et des femmes
qui peinent dans l'obscurité du soir,
las de doutes après les journées méchantes.
Nous sommes tous des coeurs lâches, nous aussi.
Viens sur notre chemin, brûle-nous le coeur à nous aussi.
Entre avec nous t'asseoir à notre feu....
Et qu'exultant de joie triomphale, à notre tour,
nous nous relevions pour bondir révéler
la joie à tout homme au monde
en l'Amour à jamais jusqu'à notre dernier souffle....
Abbé PIERRE
VOULOIR UN ENFANT A TOUT PRIX
Le mariage gay qui nous propose une grande noyade collective dans l’amour n’est pas raisonnable. La mise en question de la distinction entre homme femme ravalée au rang de pratique sexuelle n’est pas raisonnable. Vouloir avoir un enfant à tout prix en recourant soit à l’adoption, soit à un père donateur, soit à une mère porteuse n’est pas raisonnable. Ne plus parler de père et de mère mais de deux pères ou de deux mères n’est pas raisonnable. En un mot, bidouiller une famille grâce à un montage juridico-médical et appeler cela famille n’est pas raisonnable. Les mots ont du sens quand ils renvoient à une réalité. Quand ils ne sont plus que ce que l’on décide qu’ils doivent être, on n’est plus dans le domaine du sens, mais de la confusion. Le règne de la confusion, sa dictature et avec elle la confusion des esprits et des comportements, n’est-ce pas ce dont nous souffrons déjà et qui risque de nous engloutir ? Est-il besoin d’en rajouter ? LIRE L'ARTICLE EN ENTIER SUR
http://seraphim.over-blog.com
Bertrand Vergely :
Né en 1953, normalien et agrégé de philosophie. Il enseigne la philosophie en khâgne au lycée Pothier à Orléans et la théologie morale à l’Institut orthodoxe Saint-Serge.
http://seraphim.over-blog.com
Bertrand Vergely :
Né en 1953, normalien et agrégé de philosophie. Il enseigne la philosophie en khâgne au lycée Pothier à Orléans et la théologie morale à l’Institut orthodoxe Saint-Serge.
vendredi 1 février 2013
LE PREMIER PAS
Notre vie est une unité parce qu’elle a son centre dans le mystère de Dieu. Mais pour connaître cette unité, notre vision doit dépasser notre ego et élargir la perception qui est habituellement la nôtre lorsque nous poursuivons avant tout notre intérêt personnel. Ce n’est que lorsque nous avons commencé à nous détourner de l’intérêt et de la conscience égocentriques que cette perspective plus vaste commence à s’ouvrir.
Pour dire la même chose autrement, nous arrivons alors à pénétrer au-delà des apparences et à voir la signification profonde des choses... non par rapport à nous-mêmes, mais... par rapport au tout auquel nous appartenons. Telle est la voie de la connaissance de soi, et c’est la raison pour laquelle la connaissance de soi véritable est identique à l’humilité véritable.
La méditation nous ouvre l’accès à cette précieuse forme de connaissance, [et] cette connaissance devient sagesse... lorsque nous ne connaissons plus par analyse et définition mais par participation à la vie et à l’esprit du Christ...
Le plus difficile, c’est de commencer, de faire le premier pas, de se jeter dans la réalité profonde de Dieu telle qu’elle se révèle en Christ. Une fois quittée la rive du moi, nous sommes bientôt entraînés par les courants de la réalité qui nous donnent élan et direction.
Plus nous sommes immobiles et attentifs, plus nous réagissons avec sensibilité à ces courants ; et plus notre foi devient absolue et véritablement spirituelle. Par l’immobilité de l’esprit, nous nous mouvons dans l’océan de Dieu. Si nous avons le courage de quitter la rive, nous ne pouvons pas ne pas trouver cette direction et cette énergie.
Plus nous nous éloignons, plus le courant devient fort, et plus notre foi s’approfondit. Pendant un temps, la profondeur de la foi est mise à l’épreuve par le paradoxe d’un horizon de destination qui recule sans cesse. Où nous mène cette foi plus profonde ? Quand arriverons-nous ? Puis, peu à peu, nous percevons la signification de ce courant qui nous guide et nous voyons que l’océan est infini.
Quitter la rive est le premier grand défi, mais il suffit de commencer pour y être confronté. Même si les défis peuvent s’intensifier par la suite, nous sommes assurés que nous recevrons tout ce qu’il nous faut pour y faire face. Nous commençons en disant le mot de prière. Dire le mot, c’est toujours être en train de commencer, en train de revenir au premier pas.
Avec le temps, nous apprenons qu’il n’y a qu’un seul pas entre nous et Dieu... Christ se l’est assimilé. Il est lui-même le pas... La seule façon de connaître le Christ est d’entrer dans son mystère personnel, en laissant les idées et les mots derrière soi. Nous les abandonnons afin d’entrer dans le silence de la pleine connaissance et du plein amour auxquels la méditation conduit chacun d’entre nous.
Extrait de John Main o.s.b., The Present Christ, « The Oceans of Love » (Les océans de l’amour) (décembre 1982), New York, Crossroad, 1991, p. 111-112, 116-117.
http://meditationchretienne.org/site/index.php
Pour dire la même chose autrement, nous arrivons alors à pénétrer au-delà des apparences et à voir la signification profonde des choses... non par rapport à nous-mêmes, mais... par rapport au tout auquel nous appartenons. Telle est la voie de la connaissance de soi, et c’est la raison pour laquelle la connaissance de soi véritable est identique à l’humilité véritable.
La méditation nous ouvre l’accès à cette précieuse forme de connaissance, [et] cette connaissance devient sagesse... lorsque nous ne connaissons plus par analyse et définition mais par participation à la vie et à l’esprit du Christ...
Le plus difficile, c’est de commencer, de faire le premier pas, de se jeter dans la réalité profonde de Dieu telle qu’elle se révèle en Christ. Une fois quittée la rive du moi, nous sommes bientôt entraînés par les courants de la réalité qui nous donnent élan et direction.
Plus nous sommes immobiles et attentifs, plus nous réagissons avec sensibilité à ces courants ; et plus notre foi devient absolue et véritablement spirituelle. Par l’immobilité de l’esprit, nous nous mouvons dans l’océan de Dieu. Si nous avons le courage de quitter la rive, nous ne pouvons pas ne pas trouver cette direction et cette énergie.
Plus nous nous éloignons, plus le courant devient fort, et plus notre foi s’approfondit. Pendant un temps, la profondeur de la foi est mise à l’épreuve par le paradoxe d’un horizon de destination qui recule sans cesse. Où nous mène cette foi plus profonde ? Quand arriverons-nous ? Puis, peu à peu, nous percevons la signification de ce courant qui nous guide et nous voyons que l’océan est infini.
Quitter la rive est le premier grand défi, mais il suffit de commencer pour y être confronté. Même si les défis peuvent s’intensifier par la suite, nous sommes assurés que nous recevrons tout ce qu’il nous faut pour y faire face. Nous commençons en disant le mot de prière. Dire le mot, c’est toujours être en train de commencer, en train de revenir au premier pas.
Avec le temps, nous apprenons qu’il n’y a qu’un seul pas entre nous et Dieu... Christ se l’est assimilé. Il est lui-même le pas... La seule façon de connaître le Christ est d’entrer dans son mystère personnel, en laissant les idées et les mots derrière soi. Nous les abandonnons afin d’entrer dans le silence de la pleine connaissance et du plein amour auxquels la méditation conduit chacun d’entre nous.
Extrait de John Main o.s.b., The Present Christ, « The Oceans of Love » (Les océans de l’amour) (décembre 1982), New York, Crossroad, 1991, p. 111-112, 116-117.
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