mercredi 28 juin 2017

EINSTEIN- EXISTENCE DE DIEU

Ce à quoi l’étudiant a répondu, ‘Le mal n’existe pas, monsieur, ou tout du moins, il n’existe pas en soi. Le mal est simplement l’absence de Dieu. C’est à l’image du chaud et du froid, un mot que l’Homme a créé pour décrire l’absence de Dieu. Dieu n’a pas créé le mal, le mal est le résultat de ce qui se passe quand l’Homme ne ressent pas l’amour de Dieu dans son cœur. C’est comme le froid qui vient quand il n’y a pas de chaleur, ou l’obscurité qui vient lorsqu’il n’y a pas de lumière.’
Le professeur s’est assis.
L’étudiant était Albert Einstein.

samedi 24 juin 2017

CHRISTIAN BOBIN- ELOGE DE RIEN

Un mot me gêne dans votre lettre. Ce mot de sens. Permettez-moi de l'effacer.
Voyez ce que devient votre question, comme elle a belle allure, à présent. Aérienne, filante:
"Qu'est-ce qui vous donne votre vie?" la réponse cette fois-ci est aisée : tout.
Tout ce qui n'est pas moi et m'éclaire.
Tout ce que j'ignore et que j'attends.
L'attente est une fleur simple. Elle pousse au bord du temps.
C'est une fleur pauvre qui guérit tout les maux.
Le temps d'attendre est un temps de délivrance.
Cette délivrance opère en nous à notre insu.
Elle ne nous demande rien que de laisser faire, le temps qu'il faut, les nuits qu'elle doit.
Sans doute l'avez-vous remarqué: notre attente -d'un amour, d'un printemps, d'un repos- est toujours comblée par surprise.
Comme si ce que nous espérions était toujours inespéré.
Comme si la vraie formule d'attendre était celle-ci : ne rien prévoir sinon l'imprévisible.
Ne rien attendre sinon l'inattendu.
Ce savoir là me vient de loin.
Ce savoir qui n'est pas un savoir, mais une confiance, un murmure, une chanson....


Christian Bobin,

Éloge du rien

Andrea Bocelli Greatest Hits - Andrea Bocelli Best Songs 2017

dimanche 11 juin 2017

POEME DE MARIE NOËL

Vous qui passez par là, si vous voulez que j’ose
Vous rapporter du ciel la plus belle chanson,
Douce comme un duvet, rose comme la rose,
Gaie au soleil comme un jour de moisson,
Si vous voulez que je la trouve toute faite,
Vite aimez-moi, vous tous, aimez-moi bien
Avant que mon cœur las d’attendre un peu de fête
Ne soit un vieux cœur, un cœur bon à rien.
Aimez-moi, hâtez-vous… J’entends le temps qui passe…
Le temps passera… le temps est passé…
Bientôt fétu qui sèche et que nul ne ramasse
Mon cœur roulera par le vent poussé,
Sans voix, sans cœur, avec les feuilles dans l’espace.


MARIE NOËL- POEME

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