samedi 5 août 2017
TEXTE DE JEAN VANIER
Nous, les humains, sommes un mélange
de présence de Dieu et d’absence de Dieu,
de lumière et de ténèbres,
de vérité et de chaos,
de bien et de mal,
d’ouverture et de refus.
de présence de Dieu et d’absence de Dieu,
de lumière et de ténèbres,
de vérité et de chaos,
de bien et de mal,
d’ouverture et de refus.
Aucun être humain n’est saint ou pur de lui-même.
Nous ne devenons saints que par la sainteté de Dieu.
[…] Cette sainteté n’est pas quelque chose
que nous pouvons atteindre ; elle est donnée
en réponse à la prière de Jésus :
« Sanctifie-les dans la vérité. »
que nous pouvons atteindre ; elle est donnée
en réponse à la prière de Jésus :
« Sanctifie-les dans la vérité. »
[ …] Nous sommes tous appelés à être des saints.
Être saint, c’est être assez pauvre pour accueillir Jésus.
La sainteté est pour ceux
qui vivent une vie ordinaire, qui peuvent se sentir seuls,
et qui posent de petits gestes de tendresse et d’amour.
qui vivent une vie ordinaire, qui peuvent se sentir seuls,
et qui posent de petits gestes de tendresse et d’amour.
Elle est pour tous ceux
qui sont âgés, malades, faibles, vulnérables, sans travail,
qui ouvrent leur cœur à Jésus, dans la confiance,
et crient : « Viens, Seigneur Jésus, viens ! »
qui sont âgés, malades, faibles, vulnérables, sans travail,
qui ouvrent leur cœur à Jésus, dans la confiance,
et crient : « Viens, Seigneur Jésus, viens ! »
Jean Vanier, extrait de : Entrer dans le mystère de Jésus. Une lecture de l’Évangile de Jean, Ottawa, Novalis – Paris, Bayard, 2005.
vendredi 4 août 2017
LA FOI ET LES GRANDS- MERES
Il y a une chose que ma grand-mère n’a jamais su: elle n’a jamais su qu’il y avait des « théologiens ». Si elle l’avait su et qu’elles les avait écoutés, elle les aurait envoyés d’un petit sourire se chercher un travail, si elle ne leur avait pas elle-même mis dans les mains cette bêche, ora et labora, qu’elle maniait si souvent. A moins d’être au minimum Ratzinger, on ne s’auto proclame pas théologien. Mais il se fait que certains se sont improvisés « théologiens » du jour au lendemain, qu’ils ont formé des petites paroisses, des diocèses, des provinces, des régions, chacun avec sa propre théologie qui,à y regarder de plus près, n’est pas sans rappeler le genre de chose que l’on peut lire sous la plume des commentateurs dans les éditoriaux des journaux libéraux à la mode ou carrément dans les traités d’hydraulique.
Quand la médiocrité se fait théologie, elle provoque l’ennui. L’ex-président italien Cossiga a un jour dit ceci: « si l’excès de doctrine ne fait pas le saint, le manque de doctrine fait l’hérétique et l’hérétique est toujours une personne sans fantaisie et ennuyeuse car l’ennui est la mère de toutes les hérésies. » Le problème d’une certaine Europe du Nord, qui fut autrefois chrétienne, c’est moins le manque de doctrine que le manque de fantaisie, l’absence de cette sainte levitas qui caractérise à elle seule les géants de la foi, par conséquent le problème de l’Europe du nord c’est l’ennui, la mère de l’hérésie. Il faut en revenir aux grand-mères.
Le problème de la foi, c’est la disparition des grand-mères
mercredi 2 août 2017
BOBIN- LA SOLITUDE
Christian Bobin
mardi 1 août 2017
CHARLES DE FOUCAULD
"Mon créateur, mon Père, mon bien-aimé… Vous êtes la beauté suprême! Toute beauté créée, beauté de la nature, du ciel au coucher du soleil, de la mer unie comme une glace sous un ciel bleu, des forêts sombres, des jardins fleuris, des montagnes, des grands horizons du désert, des neiges et des glaciers, beauté d’une belle âme se reflétant sur un beau visage, beauté d’une belle action, d’une belle vie, d’une grande âme, toutes ces beautés ne sont que les plus pâles reflets de la vôtre, mon Dieu. Tout ce qui a charmé mes yeux en ce monde n’est que le plus pauvre, le plus humble reflet de votre beauté infinie." (Charles de Foucauld, Retraite à Nazareth, novembre 1897, cité dans Un temps avec Charles de Foucauld, Cerf, 1998, p. 37.)
Article paru dans le mensuel Magnificat, no 297, août 2017, p. 7-10.
samedi 29 juillet 2017
MERYL STREEP- BEAU TEXTE
« Je n'ai plus de patience pour certaines choses, non pas parce que suis devenue arrogante, mais tout simplement parce que je suis arrivée à un point dans ma vie où je ne veux pas perdre plus de temps avec ce qui me blesse ou avec ce qui me déplaît. Je n'ai aucune patience pour le cynisme, la critique excessive ni pour les exigences d'une nature quiconque. J'ai perdu la volonté de plaire à celui qui n'aime pas, d'aimer à celui qui ne m'aime pas et à sourire à celui qui ne veut pas me sourire. Je ne dédie plus une seule minute à celui qui ment ou à celui qui veut manipuler. J'ai décidé de ne plus vivre avec la prétention, l'hypocrisie, la malhonnêteté et l'éloge pas cher. Je n'arrive pas a tolérer l'érudition sélective et l'arrogance académique. Je n'ai pas à m'adapter plus avec les affaires du voisinage ou avec le commérage. Je déteste les conflits et les comparaisons. Je crois à un monde de contraires et c'est pour ça que j'évite des gens ayant un caractère rigide et inflexible. En amitié, je n'aime pas le manque de loyauté ni la trahison. Je ne m'entends pas bien avec ceux qui ne savent pas donner un compliment et qui ne savent pas encourager. Les exagérations m'ennuient et j'ai du mal à accepter ceux qui n'aiment pas les animaux. Et pour couronner le tout, je n'ai aucune patience pour ceux qui ne méritent pas ma patience.» Meryl Streep
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