samedi 21 avril 2018
samedi 14 avril 2018
dimanche 1 avril 2018
ENTRE DANS LA JOIE DE TON SEIGNEUR- PÂQUES
Que tout homme pieux et ami de Dieu
jouisse de cette belle et lumineuse solennité !
Que tout serviteur fidèle entre avec allégresse
dans la joie de son Seigneur ! (Mt 25,21)
jouisse de cette belle et lumineuse solennité !
Que tout serviteur fidèle entre avec allégresse
dans la joie de son Seigneur ! (Mt 25,21)
Celui qui a porté le poids du jeûne,
qu’il vienne maintenant toucher son denier.
Celui qui a travaillé depuis la première heure,
qu’il reçoive aujourd’hui le juste salaire.
Celui qui est venu après la troisième heure,
qu’il célèbre cette fête dans l’action de grâces.
Celui qui est arrivé après la sixième heure,
qu’il n’aie aucune doute, il ne sera pas lésé.
Si quelqu’un a tardé jusqu’à la neuvième heure,
qu’il approche sans hésiter.
S’il en est un qui a traîné jusqu’à la onzième heure,
qu’il n’ait pas honte de sa tiédeur,
car le Maître est généreux,
il reçoit le dernier comme le premier ;
il accorde le repos à l’ouvrier de la onzième heure
comme à celui de la première ;
il fait miséricorde à celui-là, et comble celui-ci.
Il donne à l’un, il fait grâce à l’autre. (Mt 20,1-16)
Il accueille les œuvres
et reçoit avec tendresse la bonne volonté ;
il honore l’action et loue le bon propos.
qu’il vienne maintenant toucher son denier.
Celui qui a travaillé depuis la première heure,
qu’il reçoive aujourd’hui le juste salaire.
Celui qui est venu après la troisième heure,
qu’il célèbre cette fête dans l’action de grâces.
Celui qui est arrivé après la sixième heure,
qu’il n’aie aucune doute, il ne sera pas lésé.
Si quelqu’un a tardé jusqu’à la neuvième heure,
qu’il approche sans hésiter.
S’il en est un qui a traîné jusqu’à la onzième heure,
qu’il n’ait pas honte de sa tiédeur,
car le Maître est généreux,
il reçoit le dernier comme le premier ;
il accorde le repos à l’ouvrier de la onzième heure
comme à celui de la première ;
il fait miséricorde à celui-là, et comble celui-ci.
Il donne à l’un, il fait grâce à l’autre. (Mt 20,1-16)
Il accueille les œuvres
et reçoit avec tendresse la bonne volonté ;
il honore l’action et loue le bon propos.
Ainsi donc, entrez tous dans la joie du Seigneur !
Premiers et derniers, recevez la récompense.
Riches et pauvres, chantez en cœur tous ensemble.
Les vigilants comme les nonchalants, honorez ce jour.
Vous qui avez jeûné, et vous qui n’avez pas jeûné,
réjouissez-vous aujourd’hui.
Premiers et derniers, recevez la récompense.
Riches et pauvres, chantez en cœur tous ensemble.
Les vigilants comme les nonchalants, honorez ce jour.
Vous qui avez jeûné, et vous qui n’avez pas jeûné,
réjouissez-vous aujourd’hui.
La table est préparée, mangez-en tous ; (Mt 22,4)
le veau gras est servi, que nul ne s’en retourne à jeun.
(Lc 15,23)
Jouissez tous du banquet de la foi,
au trésor de la bonté.
le veau gras est servi, que nul ne s’en retourne à jeun.
(Lc 15,23)
Jouissez tous du banquet de la foi,
au trésor de la bonté.
Que nul ne déplore sa pauvreté,
car le Royaume est apparu pour tous.
Que nul se lamente de ses fautes,
car le pardon a jailli du tombeau.
Que nul ne craigne la mort,
car la mort du Sauveur nous en a libérés.
car le Royaume est apparu pour tous.
Que nul se lamente de ses fautes,
car le pardon a jailli du tombeau.
Que nul ne craigne la mort,
car la mort du Sauveur nous en a libérés.
Il a détruit la mort, celui que la mort avait étreint ;
il a dépouillé l’enfer, celui qui est descendu aux enfers.
Il a rempli l’enfer d’amertume,
pour avoir goûté de sa chair.
Isaïe l’avait prédit en disant :
« L’enfer fut rempli d’amertume
lorsqu’il t’a rencontré » (Is 14,9).L’enfer est rempli d’amertume, car il a été joué ;
bouleversé, car il a été enchaîné ;
bouleversé, car il a été mis à mort ;
bouleversé, car il a été anéanti.
Consterné, car il a saisit un corps
et s’est trouvé devant Dieu.
Il a prit la terre et a rencontré le ciel ;
il a saisit ce qu’il voyait,
et il est tombé sur celui qu’il ne voyait pas.
il a dépouillé l’enfer, celui qui est descendu aux enfers.
Il a rempli l’enfer d’amertume,
pour avoir goûté de sa chair.
Isaïe l’avait prédit en disant :
« L’enfer fut rempli d’amertume
lorsqu’il t’a rencontré » (Is 14,9).L’enfer est rempli d’amertume, car il a été joué ;
bouleversé, car il a été enchaîné ;
bouleversé, car il a été mis à mort ;
bouleversé, car il a été anéanti.
Consterné, car il a saisit un corps
et s’est trouvé devant Dieu.
Il a prit la terre et a rencontré le ciel ;
il a saisit ce qu’il voyait,
et il est tombé sur celui qu’il ne voyait pas.
Ô mort, où est ton aiguillon ?
Enfer, où est ta victoire ? (1 Co 15,55)
Christ est ressuscité et tu as été terrassé ;
Christ est ressuscité et les démons sont tombés ;
Christ est ressuscité et les anges sont dans la joie ;
Christ est ressuscité et voici que règne la vie.
Enfer, où est ta victoire ? (1 Co 15,55)
Christ est ressuscité et tu as été terrassé ;
Christ est ressuscité et les démons sont tombés ;
Christ est ressuscité et les anges sont dans la joie ;
Christ est ressuscité et voici que règne la vie.
Christ est ressuscité
et il n’est plus de morts dans les tombeaux ;
car le Christ est ressuscité des morts,
prémices de ceux qui se sont endormis (1 Co 15,20).
et il n’est plus de morts dans les tombeaux ;
car le Christ est ressuscité des morts,
prémices de ceux qui se sont endormis (1 Co 15,20).
À lui gloire et puissance
dans les siècles des siècles ! Amen.
dans les siècles des siècles ! Amen.
SAINT JEAN CHRYSOSTOME -PÂQUES
vendredi 30 mars 2018
JESUS SAUVEUR- SEMAINE SAINTE
GIOTTO LAVEMENT DES PIEDS
Après le partage du Corps du Christ, c’est son corps bien réel, dans sa chair, qui est torturé, crucifié. Après le symbole, la réalité. Laver les pieds, très beau symbole, mais après il nous faut entrer dans le concret, et cela peut faire mal. La tentation d’en rester au symbole – ah les belles messes ! – est grande, mais c’est à un engagement autrement exigeant que s’est soumis Jésus et auquel il nous appelle. Par son Incarnation, Dieu a voulu pénétrer la racine du mal qui nous étouffe, pour nous en libérer définitivement. Evidemment si nous suivons Jésus, nous sommes, nous aussi, amenés à cette lutte contre le mal en le prenant sur nous. Jésus est passé par l’abandon de tous. Cet homme n’avait même pas la consolation du Père qui l’aurait dispensé de toute cette souffrance morale qui le détruisait comme elle nous détruit. Il n’y a pas de miracle, notre monde est l’affaire des hommes et Dieu se tait. Mais si nous lisons notre histoire à la lumière de ce qui vient, de la Résurrection, l’espérance (qui ne nous dispense de rien) peut advenir. Notre souffrance est un passage obligé (pas recherché !) de même que notre mort, car « le serviteur n’est pas plus grand que son maître » (Jn 13, 16). Et c’est la mort, ignominieuse, de Jésus qui est signe de sa divinité, reconnue par un païen, le centurion au pied de la croix.
Que s’est-il passé entre le vendredi 15 heures et l’aube de Pâques ? Rien n’est dit, il est probable que si les quatre évangiles laissent s’écouler ce temps, c’est pour manifester que Jésus était bien mort : dans la tradition juive la mort était considérée certaine à partir du troisième jour. Plus tard on a parlé de la descente aux enfers. Le Corps du Christ n’est pas fait seulement de ceux qui le connaissent ou l’ont connu, mais de tous les hommes, passés ou à venir, qui, d’une manière ou une autre, répondent à son appel. Cette foule dépasse de beaucoup celle des « croyants », c’est la foule de tous les « hommes de bonne volonté », ceux qui acceptent simplement de revêtir la robe nuptiale, c’est-à-dire de ne pas refuser la part d’humanité qui les fait frères les uns des autres, au service les uns des autres. C’est cette foule innombrable que Jésus ramène des enfers, foule passée et à venir, car on n’est plus dans le temps historique mais dans celui de l’éternité. Le tombeau, lui, est déjà vide, le monde nouveau arrive, les frontières sont abolies, Jésus entre dans la nouvelle création.
Cela est révélé au matin de Pâques par Jésus dans son Corps glorieux dont nous sommes membres. Le Jésus ressuscité est transformé totalement, il ne va plus arpenter les chemins de Galilée, mais il donne sens à toute son histoire terrestre en inaugurant le monde transformé. Cette libération qu’il a reçue et qu’il nous propose n’est pas encore advenue pour nous. Nous n’avons pas accès à ce monde auprès du Père (« Ne me touche pas » Jn 20, 17), nous ne le possédons pas. Notre libération se fait pas à pas dans notre réalité terrestre afin d’être accomplie lors de notre résurrection annoncée par celle de Jésus.
Marc Durand
LE LAVEMENT DES PIEDS- SEMAINE SAINTE
Manuscrit
GIOTTO
Mais Jésus ne subit rien du tout. Debout, il l’est de son plein gré, pour se donner et pour servir. Pourquoi agit-il ainsi ? Afin de nous apprendre, sans doute, que Dieu n’a pas besoin d’être servi. Il n’a pas besoin, non plus, qu’on lui donne à manger. Spontanément, les hommes imaginent des dieux « ogres », avides d’adoration et de sacrifices. Par ces gestes, au contraire, Jésus révèle un Dieu qui s’offre en nourriture et fait lui-même le service. Il l’avait déjà annoncé en racontant l’histoire des serviteurs vigilants : dans son Royaume, c’est Dieu qui sert ses amis. Cette parabole, ce soir-là, Jésus la réalise. Depuis lors, elle s’accomplit en chacune de nos eucharisties.
Suivre le Christ a quelque chose de déroutant. Parfois, néanmoins, c’est jubilatoire. Dans ma vie de prêtre, il m’arrive de ressentir cela. L’allégresse de servir ! C’est peut-être même l’une des plus grandes joies de ceux que Dieu a relevés. Alors, tant que t’es debout…
Frère Sylvain Detoc,
Couvent du Saint-Nom-de-Jésus à Lyon
Suivre le Christ a quelque chose de déroutant. Parfois, néanmoins, c’est jubilatoire. Dans ma vie de prêtre, il m’arrive de ressentir cela. L’allégresse de servir ! C’est peut-être même l’une des plus grandes joies de ceux que Dieu a relevés. Alors, tant que t’es debout…
Frère Sylvain Detoc,
Couvent du Saint-Nom-de-Jésus à Lyon
Heureux les serviteurs vigilants… Le Seigneur se ceindra, les fera mettre à table et, passant de l’un à l’autre, il les servira.
Évangile selon saint Luc, chapitre 12, verset 37
***
CROIX DU CHRIST- VENDREDI SAINT 2018
Ô Croix du Christ, symbole de l’amour divin et de l’injustice humaine, icône du sacrifice suprême par amour et de l’égoïsme extrême par stupidité, instrument de mort et chemin de résurrection, signe de l’obéissance et emblème de la trahison, échafaud de la persécution et étendard de la victoire.
Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dressée en nos sœurs et nos frères tués, brûlés vifs, égorgés et décapités avec des épées barbares et dans le silence lâche.
Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les visages des enfants, des femmes et des personnes, épuisés et apeurés qui fuient les guerres et les violences et ne trouvent souvent que la mort et tant de Pilate aux mains lavées.
Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les docteurs de la lettre et non de l’esprit, de la mort et non de la vie, qui au lieu d’enseigner la miséricorde et la vie, menacent de punition et de mort et condamnent le juste.
Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les ministres infidèles qui au lieu
de se dépouiller de leurs vaines ambitions dépouillent même les innocents de leur dignité.
de se dépouiller de leurs vaines ambitions dépouillent même les innocents de leur dignité.
Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les cœurs endurcis de ceux qui jugent facilement les autres, cœurs prêts à les condamner même à la lapidation, sans jamais s’apercevoir de leurs propres péchés et de leurs fautes.
Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les fondamentalismes et dans le terrorisme des adeptes de certaines religions qui profanent le nom de Dieu et l’utilisent pour justifier leurs violences inouïes.
Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui en ceux qui veulent t’enlever des lieux publics et t’exclure de la vie publique, au nom de quelque paganisme laïc ou même au nom de l’égalité que tu nous as toi-même enseignée.
Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les puissants et dans les vendeurs
d’armes qui alimentent le four des guerres avec le sang innocent des frères.
d’armes qui alimentent le four des guerres avec le sang innocent des frères.
Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les traitres qui, pour trente deniers, livrent n’importe qui à la mort.
Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les voleurs et les corrompus qui au lieu de sauvegarder le bien commun et l’éthique se vendent dans le misérable marché de l’immoralité.
Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les sots qui construisent des entrepôts pour conserver des trésors qui périssent, laissant Lazare mourir de faim à leurs portes.
Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd’hui dans les sots qui construisent des entrepôts pour conserver des trésors qui périssent, laissant Lazare mourir de faim à leurs portes.
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