dimanche 22 avril 2018

L'ETRANGER DANS LA BIBLE


21 martyrs coptes
Dieu parle de l’étranger
Tu aimeras l’étranger
Dieu est pédagogue ! Il ne dit pas aux hébreux qu’il faut aimer l’étranger parce que l’étranger est aimable ! Il sait que souvent ce qui est différent est inquiétant et qu’on n’est jamais aussi bien que chez soi et entre soi.
Il va donc mettre le peuple hébreu devant son histoire et lui donner, dès le livre de l’Exode (22,20), au beau milieu du désert, une première consigne pour “ plus tard ” : « Tu ne maltraiteras pas l’étranger(gher), ni ne l’opprimeras, car étrangers (ghériym) vous fûtes dans le pays d’Égypte ! » Et il ajoute : « une veuve et un orphelin tu ne maltraiteras pas si tu le maltraites et qu’il crie vers moi, j’écouterai son cri ; ma colère s’enflammera et je vous ferai périr par l’épée : vos femmes seront veuves et vos fils orphelins » (Exode 22,21-23).
L’assimilation entre veuve, orphelin et étranger, (trois archétypes de la fragilité) est constante dans la Bible, même si l’épée de Dieu n’est pas prévue pour châtier celui qui maltraite l’étranger… Mais en Deutéronome 10,19, Dieu franchit un pas de plus : « Tu aimeras l’étranger car au pays d’Égypte vous étiez étrangers » pour atteindre la recommandation ultime, en Lévitique 19,34 : « L’étranger qui réside avec vous sera pour vous comme un compatriote et tu l’aimeras comme toi-même, car vous avez été étrangers au pays d’Égypte ».

Source : Garigues et Sentiers

JEAN VANIER- MESSAGE DE PAIX

Jean Vanier accompagne notre prière...
En ces jours de prière et de recueillement,
le fondateur des communautés de l’Arche
partage avec nous son message d’espoir et de foi pour affronter le mal
Face à l’incompréhensible, ma prière est celle d’un homme de 87 ans qui demande simplement à Jésus de lui permettre de vivre ce qu’il veut que je vive chaque jour. Comme tout le monde, je suis évidemment très choqué par les événements terribles survenus à Paris dans la soirée du 13 novembre.
Nous savons que nous traversons une situation d’extrême complexité où tout peut arriver. Nous avons l’habitude de vivre la plupart du temps dans un état d’euphorie, comme si tout allait bien. Mais tout ne va bien. Le mal, les séparations et les divisions se répandent dans notre monde.
Nous connaissions les drames au Proche Orient, à présent la violence est à notre porte. Nous devons faire face aux forces du mal comme jamais nous n’avions eu à le faire auparavant. Et ce que nous vivons est radicalement nouveau. Car cela dépasse tout ce que nous pensions savoir sur la notion même de conflit, de légalité, de justice. Cette fois-ci, la guerre est à l’intérieur. Et notre peur est légitime.
En ces heures difficiles, j’ai pourtant la conviction que Jésus est au milieu de nous. Il nous dit de ne pas avoir peur. Le mal nous entoure, c’est évident. Mais Jésus est vivant, Jésus est plus fort que le mal, et il sera toujours à nos côtés. Jésus est « le prince de la paix » annoncé par Isaïe.
Source : Garrigues et Sentiers

dimanche 1 avril 2018

ENTRE DANS LA JOIE DE TON SEIGNEUR- PÂQUES


Que tout homme pieux et ami de Dieu 
jouisse de cette belle et lumineuse solennité !
Que tout serviteur fidèle entre avec allégresse 
dans la joie de son Seigneur ! 
(Mt 25,21)
Celui qui a porté le poids du jeûne,
qu’il vienne maintenant toucher son denier.
Celui qui a travaillé depuis la première heure,
qu’il reçoive aujourd’hui le juste salaire.
Celui qui est venu après la troisième heure,
qu’il célèbre cette fête dans l’action de grâces.
Celui qui est arrivé après la sixième heure,
qu’il n’aie aucune doute, il ne sera pas lésé.
Si quelqu’un a tardé jusqu’à la neuvième heure,
qu’il approche sans hésiter.
S’il en est un qui a traîné jusqu’à la onzième heure,
qu’il n’ait pas honte de sa tiédeur,
car le Maître est généreux,
il reçoit le dernier comme le premier ;
il accorde le repos à l’ouvrier de la onzième heure
comme à celui de la première ;
il fait miséricorde à celui-là, et comble celui-ci.
Il donne à l’un, il fait grâce à l’autre. 
(Mt 20,1-16)
Il accueille les œuvres 
et reçoit avec tendresse la bonne volonté ;
il honore l’action et loue le bon propos.
Ainsi donc, entrez tous dans la joie du Seigneur !
Premiers et derniers, recevez la récompense.
Riches et pauvres, chantez en cœur tous ensemble.
Les vigilants comme les nonchalants, honorez ce jour.
Vous qui avez jeûné, et vous qui n’avez pas jeûné,
réjouissez-vous aujourd’hui.
La table est préparée, mangez-en tous ; (Mt 22,4)
le veau gras est servi, que nul ne s’en retourne à jeun. 

(Lc 15,23)

Jouissez tous du banquet de la foi, 
au trésor de la bonté.
Que nul ne déplore sa pauvreté,
car le Royaume est apparu pour tous.
Que nul se lamente de ses fautes,
car le pardon a jailli du tombeau.
Que nul ne craigne la mort,
car la mort du Sauveur nous en a libérés.
Il a détruit la mort, celui que la mort avait étreint ;
il a dépouillé l’enfer, celui qui est descendu aux enfers.
Il a rempli l’enfer d’amertume, 
pour avoir goûté de sa chair.
Isaïe l’avait prédit en disant :
« L’enfer fut rempli d’amertume
lorsqu’il t’a rencontré » 
(Is 14,9).L’enfer est rempli d’amertume, car il a été joué ;
bouleversé, car il a été enchaîné ;
bouleversé, car il a été mis à mort ;
bouleversé, car il a été anéanti.
Consterné, car il a saisit un corps 
et s’est trouvé devant Dieu.
Il a prit la terre et a rencontré le ciel ;
il a saisit ce qu’il voyait, 
et il est tombé sur celui qu’il ne voyait pas.
Ô mort, où est ton aiguillon ?
Enfer, où est ta victoire ? 
(1 Co 15,55)
Christ est ressuscité et tu as été terrassé ;
Christ est ressuscité et les démons sont tombés ;
Christ est ressuscité et les anges sont dans la joie ;
Christ est ressuscité et voici que règne la vie.
Christ est ressuscité 
et il n’est plus de morts dans les tombeaux ;
car le Christ est ressuscité des morts,
prémices de ceux qui se sont endormis 
(1 Co 15,20).
À lui gloire et puissance 
dans les siècles des siècles ! Amen.
 SAINT JEAN CHRYSOSTOME -PÂQUES

vendredi 30 mars 2018

LA BEAUTE DE LA PEINTURE DE KUSH

JESUS SAUVEUR- SEMAINE SAINTE


GIOTTO LAVEMENT DES PIEDS
Après le partage du Corps du Christ, c’est son corps bien réel, dans sa chair, qui est torturé, crucifié. Après le symbole, la réalité. Laver les pieds, très beau symbole, mais après il nous faut entrer dans le concret, et cela peut faire mal. La tentation d’en rester au symbole – ah les belles messes ! – est grande, mais c’est à un engagement autrement exigeant que s’est soumis Jésus et auquel il nous appelle. Par son Incarnation, Dieu a voulu pénétrer la racine du mal qui nous étouffe, pour nous en libérer définitivement. Evidemment si nous suivons Jésus, nous sommes, nous aussi, amenés à cette lutte contre le mal en le prenant sur nous. Jésus est passé par l’abandon de tous. Cet homme n’avait même pas la consolation du Père qui l’aurait dispensé de toute cette souffrance morale qui le détruisait comme elle nous détruit. Il n’y a pas de miracle, notre monde est l’affaire des hommes et Dieu se tait. Mais si nous lisons notre histoire à la lumière de ce qui vient, de la Résurrection, l’espérance (qui ne nous dispense de rien) peut advenir. Notre souffrance est un passage obligé (pas recherché !) de même que notre mort, car « le serviteur n’est pas plus grand que son maître » (Jn 13, 16). Et c’est la mort, ignominieuse, de Jésus qui est signe de sa divinité, reconnue par un païen, le centurion au pied de la croix.

Que s’est-il passé entre le vendredi 15 heures et l’aube de Pâques ? Rien n’est dit, il est probable que si les quatre évangiles laissent s’écouler ce temps, c’est pour manifester que Jésus était bien mort : dans la tradition juive la mort était considérée certaine à partir du troisième jour. Plus tard on a parlé de la descente aux enfers. Le Corps du Christ n’est pas fait seulement de ceux qui le connaissent ou l’ont connu, mais de tous les hommes, passés ou à venir, qui, d’une manière ou une autre, répondent à son appel. Cette foule dépasse de beaucoup celle des « croyants », c’est la foule de tous les « hommes de bonne volonté », ceux qui acceptent simplement de revêtir la robe nuptiale, c’est-à-dire de ne pas refuser la part d’humanité qui les fait frères les uns des autres, au service les uns des autres. C’est cette foule innombrable que Jésus ramène des enfers, foule passée et à venir, car on n’est plus dans le temps historique mais dans celui de l’éternité. Le tombeau, lui, est déjà vide, le monde nouveau arrive, les frontières sont abolies, Jésus entre dans la nouvelle création.

Cela est révélé au matin de Pâques par Jésus dans son Corps glorieux dont nous sommes membres. Le Jésus ressuscité est transformé totalement, il ne va plus arpenter les chemins de Galilée, mais il donne sens à toute son histoire terrestre en inaugurant le monde transformé. Cette libération qu’il a reçue et qu’il nous propose n’est pas encore advenue pour nous. Nous n’avons pas accès à ce monde auprès du Père (« Ne me touche pas » Jn 20, 17), nous ne le possédons pas. Notre libération se fait pas à pas dans notre réalité terrestre afin d’être accomplie lors de notre résurrection annoncée par celle de Jésus.

Marc Durand

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