mardi 1 mai 2018

La BIBLE- PENSEE DE BOBIN


Le silence de la Bible. Lisant un psaume de David, j'ai reçu le souffle de l'éternel, c'est-à-dire du mortel, en plein visage. Les écritures dites « saintes » ne sont pas plus saintes qu'une liste de courses épinglée sur une plaque de liège dans une cuisine : les deux témoignent du souci d'un vivant, du petit désir adorable de maintenir vie et souffle le plus longtemps possible. 

BELLE PRIERE DE JEAN GRENIER + 1971



Ô Toi qui ne fait aucune différence entre les êtres et pour qui le jour et la nuit sont équivalents,
Délivre-moi du mal c'est à dire de la croyance que quelque chose est à éviter et par conséquent de 
la peur et des scrupules.
Délivre-moi du bien c'est à dire de la croyance que quelque chose puisse être désiré
et par conséquent de l'envie, de la jalousie de la cupidité et de l'orgueil

Jean  Grenier

ATTENDRE....

Attendre : pourquoi est-ce si difficile ? Parce que l’attente est une contradiction vécue : elle est un mouvement immobile. Un mouvement : tout notre être est tendu vers ce bus qui doit venir…
Mais immobile : il n’est pourtant pas possible d’aller vers lui, sous peine de le croiser, et donc de le rater. Aussi trépigne-t-on dans cette salle qu’on dit « des pas perdus » : on va, sans avoir où aller.
J’ai toujours été sensible à l’impatience presque palpable qui flotte dans les halls de gare, les couloirs d’hôpital, l’antichambre des cabinets dentaires…
L’homme qui guette son tour dégage une énergie particulière, entre la peur de perdre sa place et le vif désir de la quitter.
Depuis quelque temps, je sens moins cette pesante atmosphère. L’homme serait-il devenu plus patient ?
Disons plutôt qu’il a un smartphone. Il joue en ligne. Il consulte ses messages. Il se distrait et s’extrait de ce qu’il subit. Hors-sol, il est moins désolé du temps qui reste.
La civilité y gagne quelque chose. Mais ce qu’on perd en tension, on le perd en attention. Quand en effet on est contraint à l’épaisseur du temps, ou bien on compte les minutes… ou bien on ouvre son regard.
Une fois reposé le magazine effeuillé par mille yeux, on s’attarde sur le visage de ces codétenus de quelques heures. On esquisse un sourire, parfois une conversation.
L’attente se fait attention. On est plus proche que jamais du souci véritable de sa vie – d’autant plus proche que, pour l’heure, on ne peut rien y faire, sinon le regarder, comme le sculpteur, avant de s’y mettre, prend le temps de contempler le bloc de marbre.
Attendre, c’est être interdit d’aller à son but. C’est le laisser venir à soi. Cette impuissance se nomme aussi hospitalité.
J’y pense, tout à coup : tendre son être au-delà de soi sans pour autant bouger, n’est-ce pas cela qu’on appelle prier ?
Martin Steffens

mardi 24 avril 2018

LE TRAIN DE MA VIE- JEAN D'ORMESSON

Le train de ma vie
A la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos Parents.
On croit qu'ils voyageront toujours avec nous.
Pourtant, à une station, nos Parents descendront du train, nous laissant seuls continuer le voyage.
Au fur et à mesure que le temps passe, d'autres personnes montent dans le train.
Et elles seront importantes : notre fratrie, nos amis, nos enfants, même l'amour de notre vie.
Beaucoup démissionneront (même éventuellement l'amour de notre vie), et laisseront un vide plus ou moins grand.
D'autres seront si discrets qu'on ne réalisera pas qu'ils ont quitté leurs sièges.
Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d'attentes, de bonjours, d'au-revoirs et d’adieux.
Le succès est d'avoir de bonnes relations avec tous les passagers pourvu qu'on donne le meilleur de nous-mêmes
On ne sait pas à quelle station nous descendrons, donc vivons heureux, aimons et pardonnons.
Il est important de le faire car lorsque nous descendrons du train, nous ne devrons laisser que de beaux souvenirs à ceux qui continueront leur voyage.
Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique.
Aussi, merci d'être un des passagers de mon train.
Et si je dois descendre à la prochaine station, je suis content d'avoir fait un bout de chemin avec vous.
Je veux dire à chaque personne qui lira ce texte que je vous remercie d’être dans ma vie et de voyager dans mon train.

Texte Jean D'Ormesson

dimanche 22 avril 2018

L'ETRANGER DANS LA BIBLE


21 martyrs coptes
Dieu parle de l’étranger
Tu aimeras l’étranger
Dieu est pédagogue ! Il ne dit pas aux hébreux qu’il faut aimer l’étranger parce que l’étranger est aimable ! Il sait que souvent ce qui est différent est inquiétant et qu’on n’est jamais aussi bien que chez soi et entre soi.
Il va donc mettre le peuple hébreu devant son histoire et lui donner, dès le livre de l’Exode (22,20), au beau milieu du désert, une première consigne pour “ plus tard ” : « Tu ne maltraiteras pas l’étranger(gher), ni ne l’opprimeras, car étrangers (ghériym) vous fûtes dans le pays d’Égypte ! » Et il ajoute : « une veuve et un orphelin tu ne maltraiteras pas si tu le maltraites et qu’il crie vers moi, j’écouterai son cri ; ma colère s’enflammera et je vous ferai périr par l’épée : vos femmes seront veuves et vos fils orphelins » (Exode 22,21-23).
L’assimilation entre veuve, orphelin et étranger, (trois archétypes de la fragilité) est constante dans la Bible, même si l’épée de Dieu n’est pas prévue pour châtier celui qui maltraite l’étranger… Mais en Deutéronome 10,19, Dieu franchit un pas de plus : « Tu aimeras l’étranger car au pays d’Égypte vous étiez étrangers » pour atteindre la recommandation ultime, en Lévitique 19,34 : « L’étranger qui réside avec vous sera pour vous comme un compatriote et tu l’aimeras comme toi-même, car vous avez été étrangers au pays d’Égypte ».

Source : Garigues et Sentiers

JEAN VANIER- MESSAGE DE PAIX

Jean Vanier accompagne notre prière...
En ces jours de prière et de recueillement,
le fondateur des communautés de l’Arche
partage avec nous son message d’espoir et de foi pour affronter le mal
Face à l’incompréhensible, ma prière est celle d’un homme de 87 ans qui demande simplement à Jésus de lui permettre de vivre ce qu’il veut que je vive chaque jour. Comme tout le monde, je suis évidemment très choqué par les événements terribles survenus à Paris dans la soirée du 13 novembre.
Nous savons que nous traversons une situation d’extrême complexité où tout peut arriver. Nous avons l’habitude de vivre la plupart du temps dans un état d’euphorie, comme si tout allait bien. Mais tout ne va bien. Le mal, les séparations et les divisions se répandent dans notre monde.
Nous connaissions les drames au Proche Orient, à présent la violence est à notre porte. Nous devons faire face aux forces du mal comme jamais nous n’avions eu à le faire auparavant. Et ce que nous vivons est radicalement nouveau. Car cela dépasse tout ce que nous pensions savoir sur la notion même de conflit, de légalité, de justice. Cette fois-ci, la guerre est à l’intérieur. Et notre peur est légitime.
En ces heures difficiles, j’ai pourtant la conviction que Jésus est au milieu de nous. Il nous dit de ne pas avoir peur. Le mal nous entoure, c’est évident. Mais Jésus est vivant, Jésus est plus fort que le mal, et il sera toujours à nos côtés. Jésus est « le prince de la paix » annoncé par Isaïe.
Source : Garrigues et Sentiers

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