lundi 23 juillet 2018

BELLE PRIERE

I
l y a de ces matins de tendresse où tout,
les gens et les choses vous disent : "je t'aime..."
Il y a de ces midis de lumière
où la nature tout entière vous répète :
"c'est bon la vie..."
Il y a de ces soirées de beauté
où les étoiles elles-même vous murmurent :
"Tu n'en finiras jamais de t'émerveiller..."
On a l'impression de marcher
sur des tapis de velours,
de naviguer sur des eaux moirées
et de voler dans des ciels d'azur.
On se sent capable
de tenir l'univers dans ses bras,
d'abattre des forêts entières, de vivre mille vies.
C'est merveilleux !
Mais il y a aussi de ces nuits de grande noirceur
où l'on se répète sans cesse :
"Quand cela vat-til finir ?"
Il y a des hivers de tristesse où l'on si dit, comme Job :
"Périsse le jour où je suis né !"
Il y a de ces nuits de douleur
où l'on crie à s'époumonner :
"Je n'en peux plus !"
On a des nœuds dans l'estomac,
des questions sans réponses plein la tête,
des problèmes plein les bras.
On est sans espoir, sans élan, sans souffle.
On voudrait mourir.
On est las de traîner sa vie.
C'est terrible !
Aux jours de doux temps
comme aux jours de tempête,
"Reste avec nous !"
Pour la lumière, merci !
Que je ne t'oublie pas quand il fait beau
et que je ne t'accuse pas quand il fait mauvais.
Abbé Jules Beaulac (1933-2010), Prêtre du Diocèse de Saint-Hyacinthe au Québec qui a exercé son ministère de la Pastorale de la Miséricorde dans le milieu carcéral pendant quinze ans de 1980 à 1995.

vendredi 20 juillet 2018

2 Corinthiens 12, 9b-10- ST PAUL


LEONARD Da VINCI
Parole de Dieu2 Corinthiens 12, 9b-10
C’est très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure. C’est pourquoi j’accepte de grand cœur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort.


Ô croix, sagesse suprême ! Ô croix de Jésus Christ !

dimanche 15 juillet 2018

JACQUES GAUTHIER- PRIERE

Père, tu m’as séduit dès ma jeunesse,
tu m’as entraîné jusqu’au désert,
tu m’as parlé cœur à cœur,
dans le silence de la prière.
Tu m'as guidé par des liens de tendresse,
présence d’amour infini en l'âme,
trésor enfoui que je porte en secret
dans le vase fragile de la foi obscure.
Tu m’appelles toujours par mon nom,
élan de vie, relation d’amour.
Ta paix grandit en moi chaque jour,
et je me vois dans ta beauté.
Apprends-moi à oublier le chemin balisé
pour que je retrouve la source d'eau vive,
toi qui te caches au fond de l'être,
comme une perle précieuse.
Ouvre mon coeur à ta parole
quand je chemine avec le Christ,
que mon désir de le rencontrer
accorde ma vie au souffle de l’Esprit.
Tu m’as créé unique et libre,
je m’abandonne à ta miséricorde.
Renouvelle ton alliance dans mon corps,
je demeure ton enfant pour l'éternité
.

mercredi 11 juillet 2018

RAMANA- SUR LE BONHEUR ET LES SOUFFRANCES DANS LE MONDE


Râmana : La création n’est ni bonne ni mauvaise : elle est comme elle est. C’est le mental qui vient surimposer toutes sortes de constructions sur elle, comme il voit les choses sous son angle propre et selon ses propres intérêts. Une femme est seulement une femme, mais elle est appelée « mère » par l’un, « sœur » par l’autre, et « tante » encore par un autre, et ainsi de suite. Les hommes aiment les femmes, n’aiment pas les serpents, et sont indifférents aux herbes et pierres qui bordent le chemin. Ces rapports sont les causes de toute la misère du monde. La création est comme un grand arbre-banian : les oiseaux viennent y manger ses fruits, ou prendre refuge sous ses branches, les humains viennent se rafraîchir sous son feuillage, et certains viennent aussi pour s’y pendre. Malgré cela, l’arbre continue de mener sa propre vie, tranquille, non concerné et non conscient de tous les usages que l’on fait de lui.

C’est l’esprit humain qui crée ses propres difficultés, puis pleure pour être secouru. Dieu est-il si injuste en donnant la paix à une personne et l’affliction à une autre ? Dans le monde, il y a une place pour toute chose, mais l’homme refuse de voir le bien, le pur et le beau, et poursuit son chemin en gémissant, tel l'affamé qui reste assis devant un plat copieux, et continue de se lamenter, au lieu de tendre la main pour le manger ! À qui revient la faute, à Dieu ou à l’homme ? Mais, heureusement pour l’homme, Dieu, dans Son infinie bonté, ne l’oublie jamais. Il lui donne toujours de nouvelles chances par l’intermédiaire de gurus et d’Ecritures afin de l’aider à trouver ses propres erreurs, et ultimement à obtenir le bonheur éternel.


Visiteur : Nous savons que les joies de ce monde sont impermanentes et même douloureuses, malgré cela nous aspirons après elles. Comment pouvons-nous mettre un terme à ce désir ?

R. : Pensez au Divin et les attachements vous quitteront peu à peu. Si vous attendez que tous les désirs disparaissent pour commencer votre dévotion et prière, vous aurez certainement à attendre très, très longtemps.

Membres

Archives du blog