jeudi 21 février 2019
Phytospiritualité: En manque !
Phytospiritualité: En manque !: ***********-----------------************
samedi 2 février 2019
F comme fragilité - BOBIN- source : Phytospiritualité
F comme Fragilité
« Ce qui naît, c'est ce qui meurt. Alors peut-être que ce qui meurt est ce qui naît ? C'est une vraie interrogation. La main invisible qui nous donne la vie, qui nous offre les nuages, la pluie d'été, un poème inestimable, la surprise d'une amitié qui traversera toute notre existence, je sais que cette main est paradoxale. Elle donne et prend en même temps, elle offre et elle efface, elle fait apparaître et disparaître dans la même seconde. L'écriture me semble avoir son intérêt quand elle arrive à saisir ce double trait qui est celui de toute notre vie : le noir et le blanc, la douleur et la joie, l'effroi et la merveille à leur point de jonction, avant que la beauté n'aille d'un côté et la peur de l'autre. Si nous sommes sûrs d'être éternels, c'est précisément parce que nous éprouvons que nous sommes mortels. Dans ce sentiment de notre fragilité, nous connaissons notre éternité. Les choses qui se présentent comme dure, solides et défiant le temps, sont celles qui seront livrées à la ruine et à la rouille, que ce soit les grands palais ou les ambitions, voire nos volontés dès qu'elles se crispent. Et celles qui semblent sans poids, qu'un rien peut chasser tel un sourire sur un visage, témoignent de ce qui traverse la vie et la mort.
Et qui continue... »
" S" COMME SIMPLICITE- Christian BOBIN
S comme Simplicité
« C'est comme si nous traversions cette vie avec un petit tablier d'enfant, plein de taches. La simplicité, c'est de le dénouer et de l'enlever. Tous les liens vitaux, amicaux, amoureux, réels, peuvent venir. Quand on voit un rouge-gorge avec son petit torse de lutteur et son maillot rouge, ou quand on entend la voix de la poétesse Marceline Desbordes-Valmore, ou encore certaines paroles aiguisées de Corneille, on sait que la simplicité est la grande porte de la vie. On a besoin d'un peu de pain, de murs solides - comme le nid des oiseaux, il faut que notre abri soit un minimum stable. Et au-dessus, c'est la splendeur de la vie. Celle de tout ce sur quoi portent nos yeux, et qui jamais ne fera défaut. Il y a quelques jours, j'ai vu dans un verger à l'herbe noircie par le gel quelques grosses pommes qui étaient tombées. Et elles étaient autant de planètes extraordinaires, bien plus étranges que Mars et d'autres prétentieuses de l'univers. Quoi de plus simple qu'une pomme, quoi de plus parfait ? Demandez au gros cheval lourd à la robe blanche sale qui errait dans l'herbe. Demandez à Cézanne, demandez à Giacometti, qui a peint une pomme plus rayonnante qu'un pharaon : vous sentez la folie du cœur de l'artiste qui est allé chercher le point premier de toute existence à l'intérieur d'une petite pomme presque décatie, oubliée sur une commode. Il est allé capturer le début de l'univers dans un fruit banal et il l'a mis définitivement à l'abri de la pourriture : en majesté dans sa peinture. »
mercredi 30 janvier 2019
TEXTE TRES ACTUEL DE ST PAUL
Un temps viendra où les gens ne supporteront plus l’enseignement de la saine doctrine ; mais, au gré de leurs caprices, ils iront se chercher une foule de maîtres pour calmer leur démangeaison d’entendre du nouveau.
Ils refuseront d’entendre la vérité pour se tourner vers des récits mythologiques.
Mais toi, en toute chose garde la mesure, supporte la souffrance, fais ton travail d’évangélisateur, accomplis jusqu’au bout ton ministère.
2 Timothée 4, 3 à 5
AIMER- CHARLES SINGER- ST VALENTIN
aussi indispensable que l'air, le soleil et l'eau ;
et pourtant peut-être la chose la plus fragile et la plus délicate.
Aimer, c'est à la fois aussi fort et aussi fragile que la vie.
Aimer, aller au plus profond de soi-même
chercher au cœur même de son être la source du bonheur.
Essayer de vivre l'harmonie toujours difficile
de ce que je suis et de ce que je voudrais être.
Vivre ce que je suis de meilleur,
malgré mes limites, mes pauvretés, mes lâchetés
mais aussi mes richesses et mes audaces les plus folles.
Aimer, comme prendre des risques.
Les risques de l'autre quel que soit l'autre ;
sa couleur de peau, l'accent de sa voix, la disgrâce de ses traits.
Aimer au-delà des blessures du cœur et du corps
et poser un regard de tendresse capable de le réveiller,
un regard capable de l'éveiller, de le révéler.
Aimer, comme prendre le risque de Dieu.
Aller sur les terres de Dieu et s'en aller si loin avec Lui
qu'on finit par Lui ressembler un peu
avec cette bienveillance du regard et du coeur
qui fait que l'autre n'en finit pas de grandir,
de s'épanouir et de vivre le meilleur de lui-même.
Aimer, comme aller jusqu'aux limites de soi
dans les terres où rien n'est jamais perdu
parce que tout est possible.
Chemin de Pâques, CHARLES SINGER
mercredi 23 janvier 2019
SOLITUDE ET SILENCE- BOBIN
"Celui qui attend est comme un arbre avec ses deux oiseaux, solitude et silence. Il ne commande pas à son attente. Il bouge au gré du vent, docile à ce qui s'approche, souriant à ce qui s'éloigne. [...] Dans l'attente le commencement est comme la fin, la fleur est comme le fruit, le temps comme l'éternel."
Christian Bobin, L'autre visage (1991)
Christian Bobin, L'autre visage (1991)
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