samedi 12 octobre 2019
mardi 24 septembre 2019
LA SEPARATION-TEXTE DE CHRISTIAN BOBIN
Pas une fois, mais de nombreuses fois. En échange, la vie nous donne de l’or. Seulement, nous payons cet or à un prix fou puisque nous en avons, à chaque fois, le coeur arraché vivant.
Chaque séparation nous donne une vue de plus en plus ample et éblouie de la vie. Les arrachements nous lavent. Tout se passe, dans cette vie, comme s’il nous fallait avaler l’océan.
Comme si périodiquement nous étions remis àneuf par ce qui nous rappelle de ne pas nous installer, de ne pas nous habituer. La vie a deux visages : un émerveillant et un terrible. Quand vous avez vu le visage terrible, le visage émerveillant se tourne vers vous comme un soleil.
Il reste d’une personne aimée une matière très subtile, immatérielle qu’on nommait avant, faute de mieux, sa présence. Une note unique dont vous ne retrouverez jamais l’équivalent dans le monde. Une note cristalline, quelque chose qui vous donnait de la joie à penser à cette personne, à la voir venir vers vous. Comme la pépite d’or trouvée au fond du tamis, ce qui reste d’une personne est éclatant. Inaltérable désormais.
Alors qu’avant votre vue pouvait s’obscurcir pour des tas de raisons, toujours mauvaises (hostilités, rancoeurs, etc.), là, vous reconnaissez le plus profond et le meilleur de la
personne. Toutes ces choses impondérables qui rôdent dans l’éclat d’un regard, passent par un rire, par des gestes, qui faisaient que la personne était unique, reviennent à vous par la pensée.
Mon père, mort il y a maintenant 13 ans, n’arrête pas de grandir, de prendre de plus en plus de place dans ma vie. Cette croissance des gens après leur mort est très étrange. Comme si la vie ne finissait pas, comme si elle était un livre dont aucun lecteur ne pourra jamais dire : « Ça y est, je l’ai lu. » La vision de mon père change avec le temps, tout comme moi-même je change.
Ceux qui ont disparu mêlent leur visage au nôtre. Nous sommes étroitement liés, souterrainement, dans une métamorphose incessante. C’est pourquoi il est impossible de définir aussi bien la vie que la mort. On ne peut que parler d’une sorte de flux qui sans arrêt se transforme, s’assombrit puis s’éclaire de façon toujours surprenante. La mort a beaucoup de vertus, notamment celle du réveil.
Elle nous ramène à l’essentiel, vers ce à quoi nous tenons vraiment. »
Entretien avec Christian Bobin
extrait du numéro spécial de La Vie : "Vivre le deuil"
lundi 23 septembre 2019
INSPIRE DE .... MATTHIEU RICARD
« Soyons entièrement à ce que nous faisons, que nous marchions, soyons assis, en train d’écrire, de faire la vaisselle ou de boire une tasse de thé. Il n’y a plus de tâches « plaisantes » ou « déplaisantes », car la pleine conscience ne dépend pas de ce que l’on fait, mais de la manière dont on le fait, à savoir avec une présence d’esprit claire et paisible, attentive et émerveillée par la qualité du moment présent, en se gardant d’ajouter à la réalité nos constructions mentales. »
Matthieu Ricard
samedi 21 septembre 2019
vendredi 14 juin 2019
FAIBLE IDEE..... DE L'AMOUR - BOBIN
Faible idée ...
"On n'a qu'une faible idée de l'amour tant qu'on n'a pas atteint ce point où il est pur, c'est à dire non mélangé de demande, de plainte ou d'imagination."
Christian Bobin
QUAND LE MIRACLE ARRIVE....BOBIN
"...Quand le miracle arrive, vous le savez. Si vous me demandez quels sont les vrais trésors aujourd'hui, à l'heure qu'il est, à cette époque de ma vie, je répondrais: la patience et l'humeur bonne. Oui, une bonne humeur.
J'ai entendu, il n'y a pas longtemps, un plâtrier siffler, mais - comment dire...? il avait mille rossignols dans sa poitrine, il était dans une pièce vide, il enlevait un vieux papier peint, il était seul depuis des heures à cette tâche et il sifflait. Cette image m'a réjoui et j'ai eu comme l'intuition que cette humeur-là rinçait la vie, la lavait, comme si cette gaieté de l'artisan réveillait jusqu'à la dernière et la plus lointaine étoile dans le ciel. Cela, vous voyez, ce sont des riens, des moins que rien, des micro-événements, des choses minuscules, mais ce sont ces événements qui fracturent la vie, qui la rouvrent, qui l'aident à respirer à nouveau. Lorsque de tels événements adviennent, croyez-moi, vous le savez. Vous le savez parce qu'une sorte de gaieté vous vient. C'est sans valeur marchande, la gaieté, sans raison, sans explication! Mais c'est comme si, tout d'un coup, la vie elle-même passait à votre fenêtre avec une couronne de lumière un peu de travers sur la tête..."
Propos de Christian Bobin, interviewé par François Busnel
jeudi 13 juin 2019
PRIERE DE JOIE....
1. Avec joie je veux chanter
En cette heure du matin;
Puisse mon esprit s'envoler,
Plongé dans l’amour divin.
O Seigneur, ouvre ma bouche !
En cette heure du matin;
Puisse mon esprit s'envoler,
Plongé dans l’amour divin.
O Seigneur, ouvre ma bouche !
2. Avec joie je veux vivre,
Comme mon Seigneur le permet,
Aspirant à sa parole;
L’inquiétude intérieure cède.
O Seigneur, éclaire mon cœur!
Comme mon Seigneur le permet,
Aspirant à sa parole;
L’inquiétude intérieure cède.
O Seigneur, éclaire mon cœur!
3. Avec joie je remercie
Dieu pour chacun de ses dons,
Et fais taire mes pensées,
Car en Dieu tout m'est donné.
Seigneur, inspire mon esprit!
Dieu pour chacun de ses dons,
Et fais taire mes pensées,
Car en Dieu tout m'est donné.
Seigneur, inspire mon esprit!
4. Avec joie je travaillerai
A l'édifice de Dieu,
Mes bras je fortifierai
Sans craindre la montagne abrupte.
Toi, Seigneur, sois ma force !
A l'édifice de Dieu,
Mes bras je fortifierai
Sans craindre la montagne abrupte.
Toi, Seigneur, sois ma force !
5. Avec joie je veux souffrir,Et porter aussi ma croix,
Dépouillé et silencieux.
En cet endroit ténébreux,
O Seigneur, sois mon refuge!
6. Avec joie je veux mourir;
Et l'héritage obtenir
De la sainte béatitude,
Mes sens tournés vers le ciel.
O Seigneur, emporte mon âme!
Et l'héritage obtenir
De la sainte béatitude,
Mes sens tournés vers le ciel.
O Seigneur, emporte mon âme!
Johann Valentin Andreae
lundi 10 juin 2019
LE MANTEAU DE LA PUISSANCE VA GLISSER DE NOS EPAULES...
Mais le manteau de puissance va glisser de nos épaules, tôt ou tard... Non, je ne suis pas mièvre. Je parle de l'essentiel, tout simplement. Et l'essentiel, c'est la vie la plus nue, la plus rude, celle qui nous reste quand tout le reste nous a été enlevé. Je vais à l'essentiel. Je ne fais pas l'apologie de quelque chose qui serait simplet. La marguerite dans son pré, le plâtrier qui siffle, les planètes lointaines : voilà, au contraire, quelque chose qui est rude, émerveillant, parce que ces choses résistent à tout.
CHRISTIAN BOBIN- Intervieuw
dimanche 9 juin 2019
LA GRANDE VIE- CHRISTIAN BOBIN
"Les animaux cherchent dans l'inconnu de quoi manger et parfois ils lèvent la tête en oubliant leur faim, regardent à droite, à gauche. Un rêve humidifie le noir de leurs prunelles. Des soucis ? Non, aucun. Juste l'incroyable murmure des jours qui passent et leur lumière."
La grande vie de Christian Bobin
mercredi 15 mai 2019
JEAN VANIER
« Je sais que m’attendent des faiblesses nouvelles, des pauvretés nouvelles et des pertes nouvelles. Ce sera la descente vers ce qui est l’essentiel, le plus caché en moi, plus profond que toutes les parts de réussite et d’ombre en moi. Ce sera tout ce qui reste quand tout le reste aura disparu. Ma personne dénudée, une innocence primale qui attend sa rencontre avec Dieu. Merci de vos prières qui m’accompagnent dans cette descente vers ce trésor, le plus profond de mon être... »
JEAN VANIER
JEAN VANIER
EXTRAIT DE PSAUME
Oeuvre copte- Ascension
Seigneur, Tu me sondes et me connais...Je te rends grâce pour tant de prodiges : merveille que je suis, merveille que tes oeuvres...Sonde-moi, ô Dieu, connais mon coeur, scrute-moi, connais mon
souci...conduis-moi sur le chemin d'éternité.
PSAUME- EXTRAIT
dimanche 5 mai 2019
vendredi 3 mai 2019
lundi 29 avril 2019
dimanche 28 avril 2019
CHRISTIAN BOBIN- NAÎTRE- MOURIR- NOTRE FRAGILITE
« Ce qui naît, c'est ce qui meurt. Alors peut-être que ce qui meurt est ce qui naît ? C'est une vraie interrogation. La main invisible qui nous donne la vie, qui nous offre les nuages, la pluie d'été, un poème inestimable, la surprise d'une amitié qui traversera toute notre existence, je sais que cette main est paradoxale. Elle donne et prend en même temps, elle offre et elle efface, elle fait apparaître et disparaître dans la même seconde. L'écriture me semble avoir son intérêt quand elle arrive à saisir ce double trait qui est celui de toute notre vie : le noir et le blanc, la douleur et la joie, l'effroi et la merveille à leur point de jonction, avant que la beauté n'aille d'un côté et la peur de l'autre. Si nous sommes sûrs d'être éternels, c'est précisément parce que nous éprouvons que nous sommes mortels. Dans ce sentiment de notre fragilité, nous connaissons notre éternité. Les choses qui se présentent comme dure, solides et défiant le temps, sont celles qui seront livrées à la ruine et à la rouille, que ce soit les grands palais ou les ambitions, voire nos volontés dès qu'elles se crispent. Et celles qui semblent sans poids, qu'un rien peut chasser tel un sourire sur un visage, témoignent de ce qui traverse la vie et la mort.
Et qui continue... »
AMOUR ADULTE
Christian Bobin - Le Très-Bas
jeudi 18 avril 2019
PETITE HISTOIRE: La RESURRECTION
Giotto
Mettez une grenouille dans un récipient, remplissez le d'eau et commencez à chauffer...
Quand la température de l'eau commence à augmenter, la grenouille règle sa température corporelle au fur et à mesure.
La grenouille maintient sa température corporelle avec l'augmentation de la température de l'eau.
Juste au moment où l'eau est sur le point d'atteindre le point d'ébullition, la grenouille ne peut plus régler sa température. À ce stade, la grenouille décide de sauter.
La grenouille essaie de sauter, mais elle est incapable de le faire parce qu'elle a perdu toute sa force dans l'ajustement de sa température avec celle de l'eau.
Très vite, la grenouille meurt.
Qu'est ce qui a tué la grenouille?
Pensez-y!
Je sais que beaucoup d'entre nous diront l'eau bouillante. Mais la vérité sur ce qui a tué la grenouille était son incapacité à décider quand sauter.
Nous avons tous besoin de nous ajuster avec des gens et des situations, mais nous devons être sûrs de savoir quand nous avons juste besoin d'ajuster et quand nous devons aller de l'avant. Il y a des moments où nous avons besoin de faire face à des situations et prendre les mesures appropriées.
Si nous permettons aux gens de nous exploiter, physiquement, émotionnellement, financièrement, spirituellement et mentalement, ils continueront de le faire.
Décidons quand sauter!
Sautons tant que nous avons encore la force.
Textes,pensées, prières partagés: Proverbe chinois.
Textes,pensées, prières partagés: Proverbe chinois.: "Aucune route ne te paraîtra longue si un ami chemine à tes côtés."
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