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De Jean-Baptiste nous pouvons apprendre l’importance du désert comme état permanent, un mystère de notre être toujours en rupture avec l’esprit du monde, menant toujours le combat du travail incessant sur soi et le silence –solitude du face-à-face avec Dieu que l’on contemple avec émerveillement. Ces trois réalités : rupture-combat-solitude font de chaque lieu un désert indispensable pour que la vie spirituelle arrive à maturité. Le royaume de Dieu est arrivé, c’est la « Bonne Nouvelle » annoncée par Jean-Baptiste, le centre de son message. Mais nul n’entre dans ce royaume sans faire pénitence, sans se convertir, là se trouve le noyau de son enseignement et de sa propre pratique. Il s’agit d’un retournement total de l’être, une réorientation « radicale », c’est-à-dire à partir des racines mêmes de notre existence, une attitude foncière axée sur l’Absolu, dans un exclusivisme hors duquel rien de grand ne peut se passer.
Pour cela Jean-Baptiste fait éclater l’univers pourri de nos prétextes et de nos excuses, des facilités, des conformismes, des fausses sécurités… L’homme est installé dans sa misère, il s’y est habitué, il ne s’imagine pas qu’il puisse y avoir autre chose et que la vie n’est pas du tout ce à quoi il l’a réduite ! C’est cette indifférence que Jean-Baptiste secoue.
Pour celui qui a compris que le seul travail de sa vie est d’abord celui-là, les promesses messianiques se réalisent. Un jour ou l’autre la percée se fait. Le cri de l’Exode - A h, si tu déchirais les cieux, si Tu descendais ! (69,19) - trouve alors sa réalisation en chacun d’entre nous comme en Jean-Baptiste.
Lettre de Béthanie décembre2011-http://centre-bethanie.org/
Chrétiens, nous méditons sur ce couple de déplacés, gens de la rue, sans abris, ces petites gens sans voix qui n’ont rien de remarquable. Et plus fragile qu’eux encore, sans aucun pouvoir, un enfant naissant. Un « fait divers » si « insignifiant » que l’évangéliste Marc n’en parle même pas. Un nouveau-né. Petit. Vulnérable. Un petit souffle de vie. Ce que nous pouvons imaginer de plus fragile. Dieu naît.
Parmi les invisibles. Parmi les inaudibles. C’est là qu’aujourd’hui encore, Dieu naît. Sans faire de bruit. N’est-ce pas étonnant?
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Dieu en famille-décembre 2011
Latour
Noël ! Noël !
C'est Jésus Rédempteur !
que pouvons-nous contempler de plus beau !
Que pouvons-nous admirer de plus sublime ;
que pouvons-nous adorer de plus merveilleux
que la naissance du Fils de Dieu,
Jésus venu apporter et allumer le feu (son Feu)
sur la terre.
Quand une étincelle de cet amour a jailli dans un coeur,
il incendie l'âme du désir de connaître et d'aimer
ce Dieu toujours plus... de l'aimer sans partage,
comme il veut qu'on l'aime.
Dieu s'abaissant jusqu'à la créature
pour lui permettre d'aller jusqu'à lui...
Marthe Robin - Noël 1930
Les arbres sont des observatoires puissants, des récepteurs immobiles de toute la grande Vie. Nous, les êtres humains nous sommes tous et toutes faits de la même matière que l'univers et que les univers au-delà de notre univers. Les arbres, ces quotidiens témoins nous disent que nous sommes beaucoup plus larges que nous ne pensons, que nous sommes reliés à la moindre poussière d'étoile, que nous sommes nés pour beaucoup plus que nous ne pensons et pour beaucoup plus que l'on veut bien nous faire croire.
Les arbres sont des veilleurs, des éclaireurs, ils enregistrent, ce sont de puissants sismographes, des capteurs puissants d'énergie . Se frotter à un arbre, c'est apprendre, c'est capter qui nous sommes en notre largitude, en notre immensité c'est découvrir que nous avons étés créés pour plus que nous ne pensons .......
Nous sommes tous et toutes des arbres qui marchent.
Julos Beaucarne
Folon
L'oiseau repose dans l'air,
la pierre est sur la terre,
le poisson vit dans l'eau,
mon esprit est dans la main de Dieu
Angelus Silesius
Il vous naît un oiseau dans la force de l’âge
En plein vol et cachant
votre histoire en son cœur
Puisqu’il n’a que son cri d’oiseau pour la montrer.
Supervielle
Ne vous imaginez pas
que l'Amour, pour être vrai,
doit être extraordinaire.
Ce dont on a besoin,
c'est de continuer à aimer.
Comment une lampe brille-t-elle,
si ce n'est par l'apport continuel
de petites gouttes d'huile?
Qu'il n'y ait plus de gouttes d'huile,
il n'y aura plus de lumière.
Mes amis, que sont
ces gouttes d'huile
dans nos lampes?
Elles sont les petites choses
de la vie de tous les jours:
la joie, la générosité,
les petites paroles de bonté,
l'humilité et la patience,
simplement aussi une pensée
pour les autres, notre manière
de faire silence, d'écouter,
de regarder, de pardonner,
de parler et d'agir.
Voilà les véritables
gouttes d'Amour
qui font brûler toute une vie
d'une vive flamme.
Mère Térésa