mercredi 25 septembre 2013

MAURICE BELLET EXTRAIT- LA VIEILLESSE


Rogier van der  Weyden- Roger de la Pasture-détail
Si quelqu’un du fond du cœur désire aimer
toujours mieux et toujours davantage
et sans exclure personne,
il peut dire qu’il se trompe de chemin et s’égare,
mais il est impossible qu’il se perde.
Quels que soient ses malheurs, ses fautes et ses échecs,
dans le grand combat des humains contre la mort
et contre les puissances meurtrières -
il a gagné.

              Comme je disais à un ami plus jeune que j’allais vous dire ça, il m’a répliqué : surtout pas, ça fait chrétien à fond, naïveté de vieux qui ne se résigne pas ! Et moi je songeais, amicalement : pauvre cher imbécile, tu ne sais pas de quoi je parle. Ni où je parle. Je parle dans ce lieu où on ne rigole plus du tout, où les jeux de la concurrence et de la compulsion ont perdu toute consistance. On est sous la lumière de la mort, camarade !
                Et à cette approche-là, vanité des vanités, tout est vanité - sauf la chose qui demeure : l’amour, le grand amour, celui qui veut tout, espère tout, pardonne tout, celui que les premiers disciples nommaient d’un nom à peu près intraduisible, agapè, la très haute et très humble tendresse. http://www.mauricebellet.eu/v1/index.php?option=com_content&task=view&id=49&Itemid=12

Maurice Bellet- très bel article pour les seniors


lundi 23 septembre 2013

AMOS: D'UNE ACTUALITE ETONNANTE !


Michel Ange-chapelle Sixtine
Écoutez ceci, vous qui écrasez le pauvre pour anéantir les humbles du pays, car vous dites : « Quand donc la fête de la nouvelle lune sera-t-elle passée, pour que nous puissions vendre notre blé ? Quand donc le sabbat sera-t-il fini, pour que nous puissions écouler notre froment ? Nous allons diminuer les mesures, augmenter les prix, et fausser les balances. Nous pourrons acheter le malheureux pour un peu d'argent, le pauvre pour une paire de sandales. Nous vendrons jusqu'aux déchets du froment ! »
Le Seigneur le jure par la Fierté d'Israël : Non, jamais je n'oublierai aucun de leurs méfaits. » 


Phrophète  Amos, 8

dimanche 22 septembre 2013

Les anges, avec Annick de Souzenelle

Extrait lu de "Plus loin qu'ailleurs"

Laure Adler reçoit Christian Bobin

NOUS SOMMES LES ABEILLES DE L'INVISIBLE

Nous sommes les abeilles de l'invisible. Nous butinons éperdument le miel du visible pour l'accumuler dans la grande ruche d'or de l'Invisible. » 
                            RILKE

LÄCHER PRISE




Lâcher prise c'est renoncer à vouloir tout contrôler,
à vouloir le bien de l'autre, c'est renoncer à prouver
quoi que ce soit, c'est accepter que l'autre est autre
et que moi-même je suis ce que je suis et non pas
ce que j'avais rêvé d'être.
Lâcher prise c'est c'est cesser de faire le procès de la vie
qui ne nous donne pas ce que nous en attendions

A partir du moment où l'on peut lâcher prise
où l'on ne désire plus être heureux à tout prix
on découvre que le bonheur
c'est cette capacité à garder les mains ouvertes
plutôt qu'agrippées
 sur ce que nous croyons nous être indispensables

R. Poletti

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