Ceux que l'on met au monde
Ne nous appartiennent pas
C'est ce que l'on nous montre
Et c'est ce que l'on croit
Ils ont une vie à vivre
On n'peut pas dessiner
Les chemins qu'ils vont suivre
Et devront décider
C'est une belle histoire
Que cette indépendance
Une fois passés les boires
Et la petite enfance
Qu'il ne faille rien nouer
Qu'on ne puisse pas défaire
Que des nœuds pas serrés
Des boucles, si l'on préfère
Ceux que l'on aide à naître
Ne nous appartiennent pas
Ils sont ce qu'ils veulent être
Qu'on en soit fière ou pas
C'est ce que l'on nous dit
C'est ce qui est écrit
La bonne philosophie
La grande psychologie
Et voila que tu nais
Et que t'es pas normal
T'es dodu, t'es parfait
Le problème est mental......
LINDAY LEMAY
lundi 25 novembre 2013
samedi 23 novembre 2013
LA VALEUR D'UN HOMME
La valeur d'un homme se mesure
à sa faculté de surmonter victorieusement
les déceptions et de s'en trouver enrichi
plutôt qu'appauvri.
Thomas R. Kelly
jeudi 21 novembre 2013
POEME- PREVERT
Il dit non avec la tête
Mais il dit oui avec le cœur
Il dit oui à ce qu'il aime
Il dit non au professeur
Il est debout
On le questionne
Et tous les problèmes sont posés
Soudain le fou rire le prend
Et il efface tout
Les chiffres et les mots
Les dates et les noms
Les phrases et les pièges
Et malgré les menaces du maître
Sous les huées des enfants prodiges
Avec des craies de toutes les couleurs
Sur le tableau noir du malheur
Il dessine le visage du bonheur.
PREVERT
Mais il dit oui avec le cœur
Il dit oui à ce qu'il aime
Il dit non au professeur
Il est debout
On le questionne
Et tous les problèmes sont posés
Soudain le fou rire le prend
Et il efface tout
Les chiffres et les mots
Les dates et les noms
Les phrases et les pièges
Et malgré les menaces du maître
Sous les huées des enfants prodiges
Avec des craies de toutes les couleurs
Sur le tableau noir du malheur
Il dessine le visage du bonheur.
PREVERT
LES ETIQUETTES
Le malheur, c’est de se fixer dans les étiquettes, se figer dans ce qu’on a été et dans ce qu’on est. Ainsi, aujourd’hui, je me suis dit « Alexandre n’est pas Alexandre. L’Alexandre d’hier n’est déjà plus. Celui qui est fatigué en ce moment mourra dans la journée pour naître nouveau. » La non fixation, c’est peut-être de laisser mourir ce moi fatigué, humilié, content parfois, gratifié et heureux souvent. La non fixation, c’est se laisser vivre plutôt que vivre. "
lundi 18 novembre 2013
LE POETE JEAN GROSJEAN
Automnal
En cet éternel automne
dont ne mourraient pas les fleurs
nos travaux n'avaient pas d'heure
ni nos siestes de limites.
Les lueurs du soleil trainaient
longtemps le soir sur les seuils
en attendant que les feuilles
veuillent descendre des arbres.
Nous dînions au clair de lune
en échangeant nos sourires
quand nous frôlaient les zéphyrs
de leur souffle impondérable.
Quand les brumes du matin
venaient humecter nos cils
nous allions d'un pas tranquille
visiter la paix des tombes.
Nous aimer sans nous le dire
ne pouvaient que plaire au ciel
en cet automne éternel
dont les fleurs ne mourraient pas.
Extrait page 24, Arpèges et Paraboles, Jean Grosjean, Gallimard 2007
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