Alexandre Jollien-handicapé
vendredi 24 janvier 2014
ETRE JOYEUX
Alexandre Jollien-handicapé
UNE HISTOIRE DE COCCINELLE
Une histoire qui vient du pays des coccinelles
Quand un arbre prend de la hauteur, les mouches volent moins haut et les coccinelles se prennent pour des oiseaux. L’une d’entre elles, une arc-en-ciel à pois bleus, celle que les grenouilles surnomment "Ailes de Saphir", aimait un cerisier. C’était un arbre, tout droit venu d’un amour de jeunesse, d’un temps où il était en graine et où elle était chrysalide. En quelque sorte tous deux étaient encore dans leur cocon quand le vent les poussa l’un vers l’autre. Le fil d’amour que tissent les coccinelles, bien que ténu et invisible, est terriblement solide. Ce fil invisible, et rond, et brillant, et bleu, est si solide que le soleil, quand il joue, s’y pose à califourchon. C’est drôle à voir un soleil posé à califourchon sur un fil d’amour près d’un rossignol qui compose des musiques légères que les petites fleurs apprennent par cœur.
À l’heure d’Adieu Mozart, quand le jour se démaquille pour laisser venir la nuit, le fil reste là bien tendu entre l’arbre et la coccinelle pour que la lune à son tour s’y repose.
Cela continuera tant que la coccinelle aimera l’arbre et tant que l’arbre aimera la coccinelle. Cette coccinelle est reine de son royaume et l’arbre vient du pays des arbres de vie. Cela pourrait durer encore très longtemps si les hommes laissent l’arbre grandir car l’amour a une mémoire d’éléphant. C'est le Vieux Nénuphar qui me conta l’histoire de "Ailes de Saphir" un soir où le vent riait.
Quand un arbre prend de la hauteur, les mouches volent moins haut et les coccinelles se prennent pour des oiseaux. L’une d’entre elles, une arc-en-ciel à pois bleus, celle que les grenouilles surnomment "Ailes de Saphir", aimait un cerisier. C’était un arbre, tout droit venu d’un amour de jeunesse, d’un temps où il était en graine et où elle était chrysalide. En quelque sorte tous deux étaient encore dans leur cocon quand le vent les poussa l’un vers l’autre. Le fil d’amour que tissent les coccinelles, bien que ténu et invisible, est terriblement solide. Ce fil invisible, et rond, et brillant, et bleu, est si solide que le soleil, quand il joue, s’y pose à califourchon. C’est drôle à voir un soleil posé à califourchon sur un fil d’amour près d’un rossignol qui compose des musiques légères que les petites fleurs apprennent par cœur.
À l’heure d’Adieu Mozart, quand le jour se démaquille pour laisser venir la nuit, le fil reste là bien tendu entre l’arbre et la coccinelle pour que la lune à son tour s’y repose.
Cela continuera tant que la coccinelle aimera l’arbre et tant que l’arbre aimera la coccinelle. Cette coccinelle est reine de son royaume et l’arbre vient du pays des arbres de vie. Cela pourrait durer encore très longtemps si les hommes laissent l’arbre grandir car l’amour a une mémoire d’éléphant. C'est le Vieux Nénuphar qui me conta l’histoire de "Ailes de Saphir" un soir où le vent riait.
mercredi 22 janvier 2014
MACAIRE LE GRAND
FRANCOISE BURTZ
« Ne te laisse émouvoir ni par les injures, ni par les éloges. Si tu meurs au monde et à toi-même, alors tu commenceras à vivre pour Dieu! »
« Il est vrai que Dieu ne regarde point si l'on est vierge ou femme mariée, si l'on est moine ou séculier; il ne considère que la disposition du cœur et il donne également l'Esprit-Saint, l'Esprit de vie, à ceux qui veulent le servir, de quelque condition qu'ils soient. »
MACAIRE LE GRAND
dimanche 19 janvier 2014
DENISE DESJARDINS
Ainsi, je ne désire ni une fin prochaine
Ni un éventuel prolongement de mes jours
Mais j'accepte de jouer loyalement
Le dernier acte du long théâtre de ma vie
Où j'ai fait le plein d'actions, de sensations
Le plein de donner, le plein d'aimer,
Le plein de recevoir.
Que ma façon de me comporter et mon équilibre
Me permettent d'attendre paisiblement
Le moment où je quitterai cette existence,
Tel est aujourd'hui, mon souhait.
DENISE DESJARDINS
(Uzès, mai septembre 2012)
Avec ce grand âge, je me sens dans une transparence bienveillante. Tout ce qui a été ma « personne » a d’une certaine manière disparu : je ne suis plus une peintre, une épouse, une mère... J’ai perdu en mobilité, certes, mais gagné en compréhension. Le désir de délivrance intérieure qui m’a guidée toute ma vie, avec rage et détermination, s’est transformé en pure compassion pour ceux qui cherchent à se transformer.
Avec ce grand âge, je me sens dans une transparence bienveillante. Tout ce qui a été ma « personne » a d’une certaine manière disparu : je ne suis plus une peintre, une épouse, une mère... J’ai perdu en mobilité, certes, mais gagné en compréhension. Le désir de délivrance intérieure qui m’a guidée toute ma vie, avec rage et détermination, s’est transformé en pure compassion pour ceux qui cherchent à se transformer.
SOUFFLE DE SON SOUFFLE
Françoise Burtz
Dieu n'est pas une élucubration intellectuelle ! Il est chair de ta chair, sang de ton sang ; Il respire en toi.
Alors, il faut sentir le souffle. L'inspir qu'Il m'insuffle et par lequel Il me fait naître ; et l'expir par lequel je m'abandonne à Lui pour qu'Il me façonne à sa ressemblance ;
Comme disent nos Pères : La naissance du Christ, son incarnation dans l'histoire, c'est une greffe du cœur.
Mais réellement ! Je ne fais pas une métaphore ! Si j'entends, si je sens mon cœur en moi, c'est le sien ! Dieu m'est plus intime à moi que moi-même.
Père Alphonse et Rachel Goettmann-centre de Béthanie
lundi 13 janvier 2014
dimanche 12 janvier 2014
ELOI LECLERC
Il reste un long chemin à parcourir.
longtemps encore, les vents de nuit
tourmenteront notre terre.
mais,là-bas,sans bruit, les cimes
s'illuminent: le soleil se lève
là où est notre espérance
Eloi Leclerc
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