vendredi 6 mai 2016
jeudi 5 mai 2016
ASCENSION- POURQUOI DANS LES CIEUX?
Ascension- GIOTTO
Dieu au sommet de l'univers
Dans cette représentation, Dieu est au sommet de l'univers, bien sûr. En bas, ce sont les puissances du mal et de la mort. C'est ainsi. Mais on peut dès lors relire un des grands textes du Nouveau Testament parlant du Christ, une hymne très ancienne, antérieure même à la lettre de saint Paul dans laquelle elle s'inscrit. Elle vient sous la plume de Paul comme l'illustration ou l'éclairage le plus spontané (cf. ci-dessous sa première phrase). On appelle souvent ce texte Hymne aux Philippiens :
"Ayez entre vous les dispositions que l'on doit avoir dans le Christ Jésus : lui qui était dans la condition de Dieu, il n'a pas jugé bon de revendiquer son droit d'être traité à l'égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s'est abaissé lui-même, en devenant obéissant jusqu'à mourir, et à mourir sur une croix. C'est pourquoi Dieu l'a élevé au-dessus de tout ; il lui a conféré le Nom qui surpasse tous les noms, afin qu'au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l'abîme, tout être vivant tombe à genoux, et que toute langue proclame : "Jésus Christ est le Seigneur", pour la gloire de Dieu le Père" (Philippiens 2, 5-11).
Source- CROIRE- BAYARD
mercredi 4 mai 2016
LA VRAIE CONFIANCE
L’an passé, je marchais lors d’un pèlerinage avec un ami. Il avait fondé, avec sa femme, un foyer heureux avec, autour, une flopée d’enfants.
Je le savais toutefois mis à l’épreuve par sa reconversion professionnelle, notamment par la vente de sa maison, urgente puisqu’elle compenserait sa baisse de revenus. Cela faisait deux ans que l’annonce avait paru et son nouvel emploi l’attendait à l’autre bout de la France…
Quand, en pleine montée, je lui demandais s’il marchait pour une intention particulière, je fus donc surpris de sa réponse : « Pour dire merci. » Soufflé, ou essoufflé, je m’arrêtais. Se retournant, il précisa : « Merci d’avance. »
Expliquée, la chose paraissait (presque) logique : au départ, il avait prévu de faire ce pèlerinage pour remercier saint Joseph de la vente de cette maison. Dans sa confiance, il ne s’était pas douté que, le pèlerinage venu, elle lui resterait sur les bras. Du coup, il marchait pour dire « merci d’avance ».
À la réflexion, ce « merci d’avance » m’apparaît comme le centre de notre vie chrétienne, tendue entre le déjà et le pas encore. Par le « tout est accompli » de la Croix, le chrétien se sait déjà sauvé. Mais, l’ayant compris, sa mission ne fait que commencer : il doit encore vivre de ce salut et l’annoncer. Tout quiétisme lui est interdit.
Alors oui : « merci », puisque par le Christ nous avons un pied, déjà, dans l’éternité. Mais c’est « d’avance » : la foi, lit-on dans la Lettre aux Hébreux, « est la ferme assurance des choses qu’on ne possède qu’en espérance ».
N’est-ce pas là, toutefois, une « formule d’impolitesse » ? Dire à quelqu’un « merci d’avance », c’est une façon de le contraindre à notre requête.
Mais au fond, peu importe : saint Philippe Néri nous invitait à « forcer Dieu » par nos prières. Et la maison fut vendue dans l’année.
Martin Steffens
La Croix
mardi 3 mai 2016
dimanche 1 mai 2016
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