Lee Lozowick
dimanche 28 novembre 2010
RENAÎTRE
Lee Lozowick
LES CHOSES ORDINAIRES
Il faudrait accomplir toutes choses
et même les plus ordinaires,
surtout les plus ordinaires
ouvrir une porte,
écrire une lettre,
tendre une main -
avec le plus grand soin
et l'attention la plus vive,
comme si le sort du monde
et le cours des étoiles
en dépendaient,
et d'ailleurs il est vrai
que le sort du monde
et le cours des étoiles
en dépendent...
C . Bobin
et même les plus ordinaires,
surtout les plus ordinaires
ouvrir une porte,
écrire une lettre,
tendre une main -
avec le plus grand soin
et l'attention la plus vive,
comme si le sort du monde
et le cours des étoiles
en dépendaient,
et d'ailleurs il est vrai
que le sort du monde
et le cours des étoiles
en dépendent...
C . Bobin
CRUELLE COQUETTERIE-JEAN YVES LELOUP
Modigliani
Le Poil et le PoidsL’épilation et le régime semblent être les deux modes de torture privilégiés de l’esthétique corporelle contemporaine.
Le poil et le poids sont les deux ennemis qu’il faut chasser du territoire de nos nudités.
Si on peut aujourd’hui à peu près tout montrer du corps humain, il faut à tout prix cacher son poil et son poids…
Pourquoi ?
Le poids nous rappellerait-il notre trop évidente pesanteur, notre inscription dans les épaisseurs de la matière ?
Le poil nous rappellerait-il notre trop évidente animalité, notre inscription dans l’évolution des « espèces » ?
L’interdiction de l’épilation dans le Coran expliquerait-elle le voile ?
On ne montre pas une « femme à poils », on garde « l’animal » derrière sa grille pour que ses instincts ne soient disponibles que pour son dompteur attitré ?
On ne montre la femme nue, (et aujourd’hui l’homme) que parfaitement épilé, la femme à poils et l’homme poilu, ces « bons sauvages », ne sont plus à la mode…
Mais le poil, n’est pas seulement l’attribut de l’homme sauvage, mais aussi de l’homme sage et de l’homme spirituel.
Une femme « pharaon » (Hatshepsut) ne pouvait être représentée sans une barbe, symbole de sagesse.
Le mot « Sear », le poil, le cheveux, en hébreux veut dire également le « principe », et il désigne dans son homonyme « saar », le frisson, le frémissement en présence du numineux .(trancendance)
http://www.jeanyvesleloup.com/fr/texte.php?type_txt=0&ref_txt=104
JE SUIS CELUI QUI SUIS-LE BUISSON ARDENT
Hubble
C'est bien là, au plus secret, au plus désert de moi-même que j'entends retentir le nom de Dieu, comme Moïse dans le buisson qui brille sans jamais se consumer et lui murmure ce «Je Suis» que nous pouvons expérimenter en chacun de nous, dans un silence d'une acuité qui illumine notre conscience la plus intime, d'une densité qui fait d'elle un feu palpitant, une flamme qui brûle et s'élève éternellement à l'intérieur de chaque être. Aucune image de soi ne résiste à cette révélation d'une présence nue, éclatante, qui fait que les choses sont, en les habitant, en les enveloppant, une présence qui dans le même temps ouvre l'espace du monde où nous pouvons à notre tour la rejoindre. « Je suis celui qui suis. » « Je suis "Je suis". » Il nous faut ramasser toute notre existence pour entendre ce nom, pour l'entendre résonner et réveiller l'être que nous sommes. Et c'est là que nous-mêmes devenons une personne, à son image et ressemblance, autrement dit une présence, une intimité, comme s'il était donné à chacun de porter l'intérieur du monde - et en vérité il n'est pas d'autre sens à l'intériorité humaine, en vérité il n’est pas d'autre trésor que cet immense et fragile sentiment de soi.http://spinescent.blogspot.com/
vendredi 26 novembre 2010
POUR UNE SEXUALITE HUMAINE-BENOÏT XVI
Jean Paul II et Benoît XVI auraient pu le dire plus tôt:
parfois et même trop souvent, hélas, le préservatif est un
"moindre mal" et même "un premier acte de responsabilité"
Un devoir donc.Sans doute avaient-ils peur de donner de
l'Eglise, dernier rempart de moralité, une image permisssive.
Garder un discours pur, envers et contre tout, a cependant
démonétisé l'ensemble du message.
Certes il faut rappeler les principes
mais sans coincer les gens.
Jésus avait cet art.
Sans nier l'idéal, il a permis à la femme
adultère de reprendre son envol..
L'idéal de l'Eglise diffère cependant
de plus en plus quant à la sexualité
de celui de la société,
si pas dans le concret de la vie
des gens au moins dans l'image véhiculée.
D'une part, une sexualité vue en termes
de don gratuit et total de soi-même
avec une ouverture sur la vie.
D'autre part, une sexualité banalisée, multipliée
Une "sorte de drogue" dit le pape.
L'Eglise ne façonne plus la culture-en voilà un signe clair.
Pour les chrétiens l'heure est moins au discours rappelant
l'idéal qu'au témoignage d'une vie "belle et bonne "
dirait Enzo Bianchi.
Notre société attend sans le savoir des témoins.
Tâche difficile.Jadis il suffisait d'apparaître
meilleur que la moyenne, conforme
à l'idéal de tous.
Aujourd'hui, au nom de l'évangile le croyant apparaîtra
souvent marginal. Le but n'est évidemment pas
d'apparaître bizarre mais heureux .
Or précisément le chrétien croit que Jésus a tracé
une route de bonheur...
Quoi qu'il en soit on ne peut qu'être d'accord avec Benoît XVI:
"une humanisation de la sexualité est vraiment nécessaire"
Charles Delhez -journal Dimanche -28 novembre 2010
mardi 23 novembre 2010
LE CROYANT EST UN ATHEE
On pourait aller jusqu'à dire que le croyant
est un athée qui chaque jour s'efforce
de commencer à croire.
En réalité la personne qui croit a besoin
de raviver chaque jour sa rencontre avec Dieu,
en s'abreuvant à la source de la prière,
dans l'écoute de la Parole révélée.
De manière analogue, on peut penser
que le non-croyant qui vit tous les jours
le combat inverse,
le combat pour commencer à ne pas croire:
il ne s'agit pas de l'athée superficiel
mais de la personne qui ,ayant cherché
sans avoir trouvé, souffre de l'absence de Dieu
et se présente ainsi comme l'autre moitié
du coeur de la personne qui croît.
Mgr Bruno Forte
lettre aux chercheurs de Dieu
Ed du Cerf 2010-p47
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