jeudi 25 octobre 2012

CNRS-SUR LES TRACES DES PREMERS CHRETIENS

Un témoignage exceptionnel sur la vie de saint Samuel, en Éthiopie, à travers une incursion dans un territoire monastique jusqu'alors fermé aux caméras.

Près de la moitié des 80 millions d’Éthiopiens sont chrétiens. Ils considèrent que l’Église orthodoxe éthiopienne est la plus proche du christianisme des origines. Dans la province du Tigré, dans le nord du pays, il existe un territoire reculé et dédié à la vie monastique, le Woldeba. Là-bas vivent environ un millier de moines et d’ermites qui mènent, à l’abri des regards et loin du monde profane, une vie d’abstinence, de jeûne et de prière. Pour ces religieux, mourir au Woldeba, c’est accéder directement au paradis.
Alors qu'il n’existait aucun document filmé de cette région, François Le Cadre, chercheur au Centre des mondes africains, a pu s'y rendre pour observer les pratiques religieuses des moines et glaner des informations sur un homme très connu en Éthiopie, saint Samuel. Il a fondé au XIVe siècle le plus important monastère de cette "terre des moines". Son enseignement s’est inspiré de celui de saint Antoine, un des pères du désert.

Dans la région du Tigray au nord de l'Ethiopie se trouve un territoire fermé, le Waldebba, berceau du christianisme ethiopien entièrement dédié à la vie monastique. Un millier de moines et d'ermites y vivent à l'abri des regards et loin du monde profane et y mènent une vie d'abstinence, de jeûne et de prière perpétuelle.
Il visite, parfois pour la première fois, les différents monastères de Salama, Bankwal, Garima, Debre Abbay, Abrentan, Maïle Lebata...
Deux autres chercheurs interviennent également : Marie-Laure Derat, historienne au CNRS, relate les débuts de la christianisation et son extension en Ethiopie, et Jacques Mercier, ethnologue au CNRS, étudie les manuscrits et icônes, dont certains datent des 5ème ou 7ème siècles. http://seraphim.over-blog.com/article-en-ethiopie-sur-les-traces-des-premiers-chretiens-111435837.html




JEAN CLAUDE GUILLEBAUD

Aujourd’hui, nos sociétés évoluent à grande échelle pour devenir de plus en plus complexes et mouvantes. L’auteur dénombre ainsi cinq métamorphoses en cours de réalisation, lesquelles interagissent les unes sur les autres, liant les différents domaines :

o Une mutation géopolitique : désormais, le monde décentré échappe à la domination exclusive de l’Occident, au profit de la multiplication de rencontres variées entre des traditions culturelles fort différentes.
o Une mutation économique : l’affrontement des exigences du marché (le profit) avec les règles de la démocratie.
o Une mutation biologique : l’homme dispose du pouvoir d’agir sur les mécanismes de la vie, pouvoir riche de promesses et de risques.
o La révolution numérique, ou informatique qui nous précipite dans un nouveau continent, immatériel et virtuel, jungle qui mêle le meilleur au pire.
o Une révolutiond’ordre écologique qui fait émerger une nouvelle prise de conscience et place notre responsabilité (cf. Hans Jonas), face au devenir de la terre dont les ressources diminuent constamment, en raison du réchauffement de la planète.
Face à ce constat, l’Europe serait-elle capable de répondre aux questions soulevées aussi complexes et aussi nombreuses ?… Hélas ! L’Europe actuelle s’avère trop divisée sous l’effet de courants économiques variés. « Si les armes sont bien remisées en Europe, la guerre économique y fait rage » (p. 151).
www.garriguesetsentiers.org


EXPERIENCE DE MORT IMMINENTE

Giotto- Padoue-Capella  Scrovegni
Mais pendant que les neurones de mon cortex étaient réduits à l’inactivité complète par la bactérie, ma conscience libérée du cerveau parcourait une dimension plus vaste de l’univers, une dimension dont je n’avais jamais rêvé et que j’aurais été ravi d’expliquer scientifiquement avant que je ne sombre dans le coma. J’ai vécu une odyssée où je me suis retrouvé dans un endroit rempli de gros nuages roses et blancs...

Bien au-dessus de ces nuages, des êtres chatoyants se déplaçaient en arc de cercle dans le ciel, laissant de longues traînées derrière eux. Des oiseaux ? Des anges ? Aucun de ces termes ne fait vraiment justice à ces êtres qui étaient différents de tous ce que j'avais pu voir sur terre. Ils étaient plus avancés. Des êtres supérieurs. »
Le Dr Eben Alexander se rappelle également avoir entendu « un son, en plein essor comme un chant céleste qui venait d'au-dessus », ce qui lui a procuré beaucoup de joie, et avoir ensuite été accompagné dans son aventure par une femme. « Elle était jeune, je me souviens d'elle dans les moindres détails. Elle avait des pommettes hautes, et des yeux incroyablement bleus ainsi que des tresses châtains qui encadraient son beau visage », explique-t-il avant d'ajouter qu'ils se déplaçaient tous les deux sur les ailes d'un papillon. « En fait, des millions de papillons nous entouraient. C'était comme une rivière de vie et de couleur se mouvant dans les airs. »
Un délire ? Un dysfonctionnement cérébral ? Trop de morphine ? Le neurochirurgien, qui n’a jusqu’alorsjamais cru aux EMI, assure que tout était bien réel et qu'il ne s'agissait pas « d'une fantaisie, éphémère et inconsistante ». « A ma connaissance, personne n’a jamais effectué ce voyage avec un cortex complètement hors service et sous une surveillance médicale durant sept jours de coma.
Les principaux arguments avancés pour réfuter les expériences de mort imminentes induisent qu’elles sont le résultat d’un dysfonctionnement minime, transitoire ou partiel du cortex.
Or, mon EMI n’est pas survenue pendant que mon cortex dysfonctionnait mais alors qu’il était totalement inactif. Un fait avéré par la gravité et la durée de ma méningite ainsi que par les scans et les examens neurologiques que j’ai subis. Selon les connaissances médicales actuelles sur le cerveau et l’esprit, il n’y avait absolument aucune chance que je conserve ne serait-ce qu’une lueur de conscience ténue et limitée durant cette période.
À plus forte raison, il était impossible que je sois emporté dans cette odyssée éclatante et parfaitement cohérente. Là où je me trouvais, voir et entendre n’étaient pas deux fonctions séparées. Tout était distinct et, dans le même temps, faisait partie d’autre chose comme les motifs entremêlés d’un tapis persan.
Je sais à quel point cela peut sembler extraordinaire et incroyable. Si, par le passé, quelqu’un - et même un docteur - m’avait raconté une telle histoire, j’aurais été certain qu’il était sous l’emprise d’une illusion. Mais ce qui m’est arrivé est très loin d’être une illusion. C’est un évènement réel, aussi réel que tous les évènements de ma vie, y compris mon mariage et la naissance de mes deux enfants. »
Depuis cette expérience de mort imminente plus aucun doute ne subsiste pour le Dr Alexander : la conscience n’est ni produite ni limitée par le cerveau comme la pensée scientifique dominante continue de le croire, et s’étend bien au-delà du corps. « Il est désormais évident pour moi que l’image matérialiste du corps et du cerveau comme producteurs plutôt que véhicules de la conscience humaine est caduque. A la place, une représentation nouvelle du corps et de l’esprit est déjà en train d’émerger. Cette représentation, à la fois scientifique et spirituelle, donnera de la valeur à ce qui a toujours été privilégié par les plus grands scientifiques de l’histoire : la vérité. »
S’il lui a fallu des mois pour parvenir à accepter ce qui lui est arrivé et pour en parler sans détour, le docteur Eben Alexander a récemment annoncé vouloir « passer le reste de sa vie à enquêter sur la nature véritable de la conscience, et prouver à ses pairs scientifiques mais aussi au reste du monde que nous sommes bien plus que seulement nos cerveaux. »



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http://www.inrees.com/articles/Le-paradis-existe-selon-un-neurochirurgien-americain/

lundi 22 octobre 2012

L'SLAM ET LES SOUFIS

LE MYSTERE DE LA SECONDE NAISSANCE



Le cœur de l’ésotérisme islamique se situe toutefois à un niveau plus inexprimable en fait. Il se fonde sur la doctrine de l’Homme Universel. Dieu, selon ce principe, aurait créé la forme humaine avant toute chose – avant l’univers, avant même les anges. Puis il aurait créé le reste du cosmos selon l’image de cet Homme Universel. D’où la cohérence traversant les différents mondes, dont les parties les plus minuscules reflètent, résument les plus immenses :

« Sache que le monde entier est un miroir ; dans chaque atome se trouvent cent soleils flamboyants.

Si tu fends le cœur d’une seul goutte d’eau, il en émerge cent purs océans.

Si tu examines chaque grain de poussière, mille Adam peuvent y être découverts »

L’homme concret, terrestre, aurait été produit en dernier. C’est une explication donnée à la formule célèbre, donnée parfois comme un hadîth : « Le Très-Miséricordieux a créé Adam à son image » - c’est à dire, selon l’image primordiale conçue par Lui dans la prééternité. L’homme concret est la créature la plus conforme à ce sublime modèle premier. Il est donc en principe l’être le plus parfait, le plus complet qui soit ici-bas – mais en principe, potentiellement seulement. Il lui revient d’actualiser cette perfection, de se conformer à ce modèle divin préexistant. C’est le sens de tout l’effort de Soufi, guidé par la connaissance et galvanisé par l’amour. Il s’agit en quelque sorte d’une seconde naissance ; c’est en tout cas une image souvent reprise par les Soufis. Ainsi Hallâj (10° siècle) comparait l’intime des cœurs à une vierge où seul l’Esprit de vérité peut pénétrer. Lui fait écho Roumi parlant de naissance spirituelle et comparant la pénétration du souffle divin dans le cœur de l’homme à la fécondation de Marie par l’effet de l’Esprit saint : elle engendre un enfant spirituel, qui à son tour peut ressusciter les morts . Chaque être est au fond appelé à devenir un Jésus, un homme parfait et diffusant la vie. Cette perfection humaine est désignée comme étant la sainteté (walâya), l’engendrement d’hommes dont le cœur et le corps soient entièrement transparents aux motions divines. Ces saints constituent de véritables théophanies, ce sont les rois, les pôles du monde grâce auxquels l’univers peut continuer d’exister :

« L’homme de Dieu est enivré sans vin * l’homme de Dieu est rassasié sans pain

L’homme de Dieu est éperdu, bouleversé * l’homme de Dieu ne mange ni ne dort

L’homme de Dieu est un roi sous son froc * l’homme de Dieu est un trésor dans les ruines

L’homme de Dieu n’est pas fait d’air et de terre * l’homme de Dieu n’est pas fait de feu et d’eau

L’homme de Dieu est un océan sans limite (…) »

Les perspectives classiques de la religion sont ici renversées. L’homme parfait rend présent la miséricorde divine et son projet d’éternité. Ainsi, Nûrî décrit le cœur du saint comme un jardin luxuriant, suggérant que le cœur du mystique n’est rien d’autre que le véritable lieu du paradis et la demeure de Dieu sur terre . Il résume ailleurs autrement cette évocation de ce destin suprême de l’homme accompli, qui est de se transformer au plus intime de son être physique et spirituel et de réaliser ainsi l’image divine des origines : « La première chose qui apparaît dans le cœur de celui dont Dieu veut le bonheur, c’est une lumière. Cette lumière devient ensuite une clarté, puis un rayon, puis une lune et puis enfin un soleil. Lors donc que la lumière apparaît dans le cœur, le monde et tout ce qu’ils contient perdent toute valeur à ses yeux ; quand elle devient une lune, l’homme renonce à l’Au-delà et à ce qu’il contient. Et quand elle devient un soleil, il ne voit plus ni le monde ni ce qui est en lui, ni l’Au-delà et ce qu’il contient : il ne connaît plus que son Seigneur. Alors son corps est lumière, son cœur est lumière et lumière aussi sa langue – « lumière sur lumière, Dieu dirige vers sa lumière qui Il veut ! » . La transmutation de l’homme ordinaire en homme spirituel complet se trouve ainsi achevé.

Comment conclure, si ce n’est par un hadîth, une tradition que les Soufis font remonter au Prophète affirmant : « Le cœur du croyant est le Trône de Dieu ». Car le plus profond des mystères de Dieu, c’est l’homme précisément. Et c’est ce qui le rend si difficilement accessible, car il est bien sûr plus aisé de dépouiller des bibliothèques entières ou de faire le tour du monde que de se connaître soi-même. Et pourtant – les Soufis répètent souvent un autre hadîth, que j’aurais aussi bien pu placer en exergue de ce texte, où Dieu dit : « Ni ma terre ni mon ciel ne Me contiennent, mais le cœur de mon serviteur croyant Me contient ». Comment cela se concevrait-il ? On commentait un jour en présence du grand Soufi Shiblî le verset coranique L 37 « Il y a en cela une remémoration pour ceux qui ont un cœur ». On lui demanda qui étaient « ceux qui ont un cœur ». Il répondit : « Ceux dont Dieu est le cœur ».

www. le moine citadin







samedi 20 octobre 2012

EDITH STEIN

Qui es-tu ?

Qui es-tu, douce lumière qui m'inondes
et illumines l'obscurité de mon coeur ?
Tu me conduis par la main comme une mère,
et si tu me lâchais,
je ne saurais faire un pas de plus.
Tu es l'espace qui enveloppe mon être
et le garde en lui, abandonné de toi,
il tomberait dans l'abîme du néant
dont tu me tiras pour m'élever à la lumière.
Toi, plus proche de moi que je ne le suis de moi-même,
plus intérieur que mon être le plus intime
et pourtant insaisissable et inouï,
surpassant tout nom
Esprit Saint - Amour éternel.
Edith Stein



vendredi 12 octobre 2012

Jean-Marie Pelt, l'âme d'un jardinier

LES PARABOLES- JEAN MARIE PELT

L' Européen, l'Africain,le Chinois, l'Indien tous comprennent spontanément les paraboles.
Elles expriment dans une langue simple et universel peu connoté culturellement l'essence du
christianisme.
Tout le monde comprend l'histoire du Samaritain ou de la femme adultère.
Mais le christianisme prend aussi à rebours l'orgueilleuse attitude stoïcisienne Face à la vie.
les béatitudes inversent les anciennes manières de voir en plaidant pour le faible et non pour le fort. Ce qui était totalement nouveau pour l'antiquité.
Il faut réfléchir à cet étrange paradoxe:dès son origine le message de Jésus s'est moulé dans un appareil philosophique et juridique qui au fond le contredisait.Or cet appareil philosophique d'Arsitote à Platon est le menu quotidien des séminaires où l'on continue à ignorer superbement la physique quantique et la biologie moderne c'est à dire les manières modernes de penser le monde à la lumière des acquis scientifiques les plus récents. D'où ce décalage énorme entre la culture écclésiastique et la société contemporaine.
Ce décalage n'est nullement une fatalité. Il n'anéantit pas le message évangélique que porte l'Eglise. Simplement il n'en facilite pas la diffusion.
...............
L'Occident dans le droit fil du droit romain est rigide et normatif
Trouvons la voie du milieu celle précisément que recommandait Bouddha.
Je le répète il n'y a rien à changer dans le contenu de la foi.....
peut-être faudrait-il s'y prendre autrement. mais pour cela il faudrait sans doute faire plus confiance aux femmes qui mériteraient une place plus grande dans l'Eglise.
Elles sont plus proches de la vie , elles la portent.
l'Eglise romaine a besoin de sensibilité féminine. Rome en maque dramatiquement.

Jean Marie  Pelt- Dieu en son jardin-p125-126- Desclée de Brouwer

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