Il n'y a guère que les Santons de Provence qui nous dévoilent un peu plus des secrets qui se sont produits à l'occasion de la naissance de Jésus, le « divin petit » comme l'appelait le brave ange Boufaréo. Sans lui, qui saurait que le meunier fainéant se découvrit un zèle au labeur, et que la poissonnière fit sa première crise d'honnêteté au premier Noël ? Et qui aurait connu le tendre amour impossible entre Vincent le Tambourinaire et Mireille, la fille du plus riche de la ville, dont
le coeur, sec et froid comme une pierre tombale de marbre de Carare, fut retourné comme une crêpe bretonne à la vue du fils de Dieu, si petit si fragile, si vulnérable ?... Et qui aurait entendu parler du Ravi, ce parfait improductif et pourtant si brave homme au coeur d'enfant qui savait s'émerveiller de toute beauté et consoler ainsi ceux dont les yeux étaient devenus gris à cause de l'habitude d'être bénis ?...
Vraiment je vous le dis, les plus belles histoires appartiennent aux enfants, aux curieux et aux indiscrets.
http://vonballmoos-chretienphotographe.hautetfort.com/archive/2010/12/23/conte-de-noel-la-couronne-martial-delechat-pasteur.html
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