dimanche 22 septembre 2013

CONTE POURQUOI LES ARBRES CHANGENT DE COULEUR EN AUTOMNE

Pourquoi les arbres changent de couleurs en automne ?

Il était une fois une époque où les feuilles des arbres ne changeaient pas de couleurs en automne : elles tombaient sur le sol et restaient vertes. 
Tout comme le ciel, les gens devenaient maussades avec l’arrivée du froid.
Il y avait une petite fille qui n’échappait pas à la règle….
En se promenant dans son petit bois préféré, elle se demandait pourquoi elle était si triste.
Les arbres de ce bois s’inquiétaient beaucoup en voyant un tel chagrin dans les yeux de la fillette. Ils avaient eu le temps d’aimer son rire, les étincelles dans ses yeux, ses promenades pensives.
Alors, un jour, une fois que la petite fille fût repartie vers sa maison, ils commencèrent a examiner la situation : « Qu’arrive-t-il à notre jolie petite amie ? Que pouvons-nous faire pour l’aider ? ». Les bouleaux, les trembles, les tilleuls bruissaient fort, chacun émettant ses hypothèses et exposant son raisonnement :
-Si elle est triste, c’est peut-être à cause du froid ? se demandaient les bouleaux.
-Non, non, elle a mis un manteau chaud et son bonnet, répondaient en choeur les sorbiers .
Le tremble demandait d’un air pensif : « C’est peut-être parce que nous perdons nos feuilles ? ».
Mais elle aime beaucoup marcher sur le tapis vert et doux que nous déroulons pour elle, objectaient d’autres arbres.
Et ainsi, ils examinèrent la question sous toutes les coutures, mais ils n’arrivèrent pas à trouver de réponse.
Finalement, fatigués par tout leurs bruissement, ils décidèrent de s’adresser à l’arbre le plus sage de la forêt, le vieux chêne.
Le chêne sourit et dit :
-J’ai écouté très attentivement toute votre conversation et je suis ravi de voir que vivent autour de moi des arbres aussi bons et généreux, qui se soucient des gens - de notre petite amie en l’occurrence. Et…. il m’est venu une idée : pourquoi ne pas peindre nos feuilles de couleurs différentes - rouge, jaune, orange, marron, quand vient l’automne ? Lorsque le ciel devient triste et maussade, le soleil se fait rare. Mais nous pouvons nous peindre nous-même et recouvrir le sol des couleurs du soleil - jaune vif et rouge chaleureux. Qu’en pensez-vous ?

Les arbres, étonnés par tant de sagesse, agitèrent joyeusement leurs branches et leurs feuilles, pour saluer la simple et bonne idée du grand-père Chêne. Ils décidèrent de changer leurs couleurs sans perdre de temps.
Le lendemain, quand notre fillette sortit dans la rue, elle vit que tous les arbres et la terre étaient inondés de soleil. Eclatant d’un rire joyeux, elle se précipita vers le petit bois, puis en riant, elle courut entre les arbres, soulevant de ses pieds les rayons du soleil de la terre, comme des milliers de gerbes d’or.
Les arbres se regardèrent en souriant.


Par Bunni- Contes d'ici etd'ailleurs-site acrostiches

lundi 16 septembre 2013

LA PETITE PEUR-EXTRAIT DE CONTE

Le monde n’est-il par une heure pour nous, une heure contre

 nous ?


Et puis, quoi, c’est notre monde ...  

Ainsi a procédé la petite peur, doucement, gentiment


, bousculée par le ventre qui voudrait lui donner des ailes
.
  Un jour, une veille de pleine lune, dans une inspiration

 d’audace plus profonde que les autres, elle est sortie ...  

Et le ventre s’est étiré, étalé, a repris ses aises ...  

Oh, elle revient bien de temps en temps se blottir au creux 


des entrailles

, la petite peur, on ne s’arrache pas si facilement 

aux vieilles habitudes, c’est difficile de ne jamais se retourner
,
 mais c’est pour mieux repartir encore, avec à chaque fois

 une confiance plus grande basée sur l’expérience.  

Je sais de quelle petite peur il est question dans cette histoire


 mais ne comptez pas sur moi pour vous donner son nom

, étaler sa vie sur la place publique, ce n’est pas mon genre ...  

Ce dont je suis sûre, c’est qu’elle a bien fait de partir.  

L’autre jour, un ami, un têtu, me prétendait mordicus que son


 ventre n’avait jamais abrité ce type de petite peur, de type ‘je

 n’oserai jamais’.  J’en doute.  

Et vous, le soir, quand vous êtes allongé dans votre lit et que


 tout est calme, n’avez-vous jamais entendu dans ces zones

 (montrer le ventre) des bruitages incongrus, des glouglous,

 des gargouillis plus ou moins harmonieux ?  

Le ventre et la peur conversent, discutent, et parfois même


 se disputent !  

Le monde n’est-il par une heure pour nous, une heure contre


 nous ?

Et puis, quoi, c’est notre monde
 ...
La vie, ça n’est jamais ni si bon ni si mauvais qu’on 


croit.


contes d'ici et d'ailleurs- acrostiches

mercredi 11 septembre 2013

POURQUOI ON TIRE AUTANT LA GUEULE EN CE BAS MONDE?


«Pourquoi on tire autant la gueule dans

 ce bas monde?»


La crise continue certes, la vie est dure bien sûr mais à quoi bon en rajouter une couche en sombrant dans un climat de morosité et d’agressivité? Etre à l’aise avec l’autre n’est pas si aisé. Demeurer joyeux dans la solitude, non plus.
 Souvent, on trimbale ses complexes et

 ses peurs au milieu de la foule.


On se fuit sans jamais se débarrasser de ce qui nous tourmente. Demeurer seul dans sa chambre, ne rien faire, relève d’une corvée voire carrément d’une insupportable torture pour qui n’a pas rejoint la paix au cœur de son être. De là à tenter d’échapper à soi-même en
 rampant vers les autres, il n’y a qu’un

 pas et il est, ma foi, vite franchi.

Tant d’aigreur et tant de méchancetés trouvent leur origine dans l’incapacité quasi congénitale d’être, pour soi, de bonne compagnie. Il ne s’agit pas de se précipiter dans le culte de son petit ego mais plutôt d’apprendre à cohabiter paisiblement avec ses faiblesses,
 cesser de craindre ses blessures pour
 commencer à s’envisager avec un peu  de douceur.

Alexandre Jollien

lien: phytospiritualité-acouphene

LE BONHEUR AU MASCULIN ET FEMININ


L'homme et la femme ne donnent pas le même sens au mot bonheur.
Ils s'en font une idée différente de sorte que beaucoup de conflits psychologiques chez l'homme comme chez la femme,
proviennent du fait que les routes du bonheur masculin et féminin ne sont pas parallèles.
Le bonheur de la femme présente un caractère immédiat
et concret, il ne peut être différé sans souffrance: tandis que
le bonheur de l'homme présente un caractère plus lointain
en quelque sorte négatif et abstrait.
L'homme éprouve une sensation de bonheur tant que les choses vont à son gré,marchent à son idée.
la femme est heureuse par l'amour manifesté, par la tendresse.
Elle est faite pour se charger du bonheur positif du couple.
L'homme recherche instinctivement une femme qui possède
l'art d'être heureuse et qui par son propre bonheur soit capable de lui apporter la joie de vivre.
La femme est heureuse lorsque l'homme qui l'aime et la comprend se mêle à sa vie intime en faisant jouer le clavier
émotionnel et sentimental qui témoigne de la sensibilité affective féminine.
La femme peut atteindre le bonheur qu'elle souhaite
 à la condition de ne pas demander à l'homme l'impossible,
de ne pas oublier que le bonheur masculin a toujours quelque chose de cérébral et que c'est à l'ardeur contenue que l'on reconnaît, chez l'homme,le véritable amour.

Jean Brun



lundi 9 septembre 2013

SAINT AUGUSTIN

Seigneur notre Dieu,
GIOTTO
À l’abri de tes ailes nous espérons, 

protège-nous et porte-nous !
Tu nous portes, Seigneur,

Tu nous portes dès la jeunesse

Tu nous portes jusqu’au cheveux blancs.
Lorsque tu es notre fermeté, elle est fermeté

Quand elle est de nous, elle est infirmité.
Près de toi vit toujours notre bien,
et c’est pour avoir quitté cette voie

que nous nous sommes fourvoyés.
Seigneur, revenons désormais à cette route
pour éviter notre déroute, 
car près de toi vit sans défaillance 
notre bien, que tu es toi-même.

Saint Augustin d'Hiponne

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