Capella Palatina-Palerme
Il est fréquemment question de bonheur dans les Évangiles.
On connaît bien comment Jésus en parle d'une manière assez étonnante, aux apparences contradictoires.
— Heureux les pauvres en esprit (ceux qui se sont désencombrés la tête pour trouver la simplicité de l'être profond)
— heureux les affligés (ceux qui ont abandonné leur besoin de toute-puissance, et la croyance que l'on peut se suffire à soi-même. Ils entrent dans la chance de l'altérité salvatrice, en se reconnaissant affligés de manques et/ou de souffrances )
— heureux ceux qui sont doux (qui ont expulsé de leur psychisme la violence réactionnelle qui contribue à leur malheur et au malheur d'autrui)
— heureux ceux qui ont faim et soif de justice (ceux dont leurs tripes profondes les poussent à l'engagement en ce sens)
— heureux les miséricordieux (qui ne détournent pas le regard de la misère des autres, délaissés, migrants, SDF, parents ou grands-parents dans un mouroir… posent des actes concrets, et dès lors peuvent se regarder en face)
— heureux ceux qui ont le cœur pur (ceux qui ont retrouvé l'enfant pur au fond d'eux-mêmes et le laisse vivre la surface de leur existence)
— heureux les pacifiques (qui ont guéris de leurs souffrances relationnelles, sont devenus aptes au pardon des offenses subies. Leurs actions génèrent plus de Paix)
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