samedi 22 avril 2017

SAINT CHARBEL- PRIER- SERVIR

Faites que toute votre vie soit prière et service.
Si vous priez sans service, vous réduisez la croix du Christ par votre vie à une pièce de bois.
Si vous servez sans prier, vous vous servez vous-mêmes.
Priez dans vos lits, priez en famille, priez en communauté, en l'Église.
Priez dans votre chambre en intimité avec le Seigneur, vous garderez votre esprit et vous ouvrirez votre raison au mystère de Dieu.
Priez en famille, vous garderez votre famille et la mettrez au cœur de la Trinité.
Priez en votre communauté, l'Église, vous garderez votre Église et vous rendrez proche le royaume de Dieu.
Votre prière personnelle en privé avec le Seigneur vous mettra dans le cœur de Dieu. Votre prière familiale au sein de la famille, vous mettra au sein de la Trinité. Votre prière communautaire au cœur de l'Église vous confirmera dans le corps du Christ.
Priez. L'homme qui prie, vit le mystère de l'existence et l'homme qui ne prie pas existe à peine.
Exercez-vous au silence, silence qui écoute, silence qui vit, silence qui est bien loin du calme du néant.
Pratiquez la charité, laissez-vous transformer par la sainteté. Ecoutez pour entendre.
Humiliez-vous   pour comprendre.
Croyez et ayez courage pour témoigner.
Aimez pour vous sanctifier.

SAINT IRENEE: LA CHARITE OU LE BAVARDAGE

Il vaut mieux ne savoir absolument rien, pas même une seule des causes de tout ce qui a été fait, et croire en Dieu et persévérer dans la charité, plutôt qu’enflé par cette science déchoir de l’amour qui vivifie l’homme.
Mieux vaut ne chercher aucune science en dehors de Jésus-Christ, Fils de Dieu, crucifié pour nous, plutôt que de tomber dans le bavardage et l’impiété, entraîné par la subtilité des questions.
Saint Irénée + 207, Adversus Haereses, II, 26,1

lundi 17 avril 2017

DISCOURS PASCAL DU PAPE FRANCOIS - 2017

Homélie du pape François
Aujourd’hui, l’Eglise répète, chante et crie: “Jésus est ressuscité!” Mais comment cela ? Pierre, Jean, les femmes sont allées au tombeau, mais il était vide, Lui, il n’y était pas.
Ils y sont allés le coeur fermé par la tristesse, la tristesse d’une défaite : le Maître, leur Maître, celui qu’ils aimaient tant a été exécuté, il est mort. Et de la mort, on ne revient pas. Voilà la défaite, voilà le chemin de la défaite, le chemin vers le tombeau.
Mais l’ange leur dit : « Il n’est pas ici, il est ressuscité. » C’est la première annonce : « Il est ressuscité. » Et puis la confusion, le cœur fermé, les apparitions.
Mais les disciples restent enfermés toute la journée au Cénacle, parce qu’ils avaient peur qu’il leur arrive la même chose qu’à Jésus.
Et l’Eglise ne cesse de dire à nos défaites, à nos cœurs fermés et peureux : « Arrête-toi, le Seigneur est ressuscité ! »
Mais si le Seigneur est ressuscité, comment ces choses peuvent-elles arriver ? Comment peuvent arriver tant de malheurs, de maladies, de trafic des personnes, de guerres, de destructions, de mutilations, de vengeances, de haine ? Mais où est le Seigneur ?
Hier j’ai téléphoné à un jeune qui a une maladie grave, un jeune cultivé, un ingénieur. Et en parlant pour donner un signe de foi, je lui ai dit : « Il n’y a pas d’explication pour ce qui t’arrive. Regarde Jésus sur la croix : Dieu a fait cela avec son Fils, et il n’y a pas d’autre explication. » Et lui m’a répondu :”Oui, mais il a demandé à son Fils, et le Fils a dit oui. A moi, on n’a pas demandé si je voulais cela. » Cela nous bouleverse, à personne d’entre nous on ne demande : « Mais tu es content de ce qui se passe dans le monde ? Est-ce que tu es prêt à porter cette croix ? » Et la croix continue et la foi en Jésus s’écroule.

Aujourd’hui, l’Eglise continue à dire : « Arrête-toi, Jésus est ressuscité ! » Et ce n’est pas de l’imagination, la Résurrection du Christ n’est pas une fête avec plein de fleurs. C’est beau, mais ce n’est pas cela, c’est quelque chose de plus.
C’est le mystère de la pierre rejetée qui finit par être le fondement de notre existence. Le Christ est ressuscité, voilà ce que cela signifie. Dans cette culture du rejet, où ce qui n’est pas utile est rejeté, cette pierre  – Jésus – est rejetée et elle est source de vie.
Et nous aussi, petits cailloux par terre, sur cette terre de douleur, de tragédies, avec la foi dans le Christ ressuscité, nous avons un sens, au milieu de tant de calamités. Le sens de voir au-delà, le sens de dire : « Regarde, il n’y a pas de mur, il n’y a pas d’horizon, il y a la vie, il y a la joie, il y a la croix avec cette ambivalence. Regarde en avant, ne te ferme pas ! Toi, petit caillou, tu as un sens dans la vie, parce que tu es un petit caillou près de ce grand rocher, cette pierre qui a été rejetée par la méchanceté du péché. »
Que dit l’Eglise devant tant de tragédies ? Simplement ceci : la pierre rejetée n’a pas en fait été vraiment écartée. Les petits cailloux qui croient et qui s’attachent à cette pierre ne sont pas rejetés, ils ont un sens, et, avec ce sentiment, l’Eglise répète du fond de son cœur : « Le Christ est ressuscité ! »
Pensons un peu, que chacun de nous pense, aux problèmes quotidiens, aux maladies que nous avons vécues ou qu’a l’un de nos parents. Pensons aux guerres, aux tragédies humaines, et, simplement, d’une voix humble, sans fleurs, seuls, devant Dieu, devant nous-mêmes, disons : « Je ne sais pas comment cela se fait, mais je suis sûr que le Christ est ressuscité et je paris là-dessus. »
Frères et sœurs, voilà ce que je voulais vous dire. Rentrez chez vous aujourd’hui, en répétant dans votre cœur : « Le Christ est ressuscité ! ».
© Traduction de ZENIT, Anita Bourdin

CHRETIENS D'ORIENT

Aujourd’hui
 le christianisme est la religion la plus persécutée dans le monde.
Changement de discours total avec le nouveau Pape qui refuse d’identifier l’islam à la violence, et ne cesse de défendre le dialogue. Dans son message de condoléance suite aux attentats anti-Coptes du 9 avril, il demande au Seigneur de « convertir le cœur de ceux qui sèment la terreur et aussi de ceux qui fabriquent les armes et en font commerce. » Ce n’est pas la première fois que François désigne l’argent comme ennemi principal de l’humanité et donc des chrétiens. Dans son message de Carême, il avait appelé à méditer sur « l’attachement à l’argent », source de tous les maux dans le monde, conformément à la vision très sociale qui est la sienne.
C’est tout à son honneur.
À condition, dans sa course contre « l’ennemi argent », de ne pas oublier le sort des plus persécutés de son Église. Les chrétiens d’Orient ont pratiquement disparu d’Irak, ils fuient la Syrie, le Sinaï. Aujourd’hui, le christianisme est la religion la plus persécutée dans le monde. Au Soudan, au Nigéria, au Congo, au Pakistan… Sans oublier les infâmes pogroms anti-chrétiens menés par les partisans hindouistes nationalistes en Inde.
Même si l’État islamique, dans le futur, est vaincu, cantonné, repoussé, même si le califat est réduit à néant, il aura remporté cette triste victoire : avoir réussi en grande partie à chasser de leurs terres ancestrales les premières communautés chrétiennes de l’histoire.

samedi 15 avril 2017

RESURRECTION- LA VOIE DE LA TENDRESSE

La tendresse est amour de tout ce qui est, jubilation de toute naissance, désir encore et encore que tout vivant vive et donne son fruit.
Elle est joie de tout visage et de toute voix et parole humaine, homme ou femme. Elle a faim de donner, à qui manque, tout ce qui peut nourrir sa faim. Elle ne juge pas. Elle ne prend pas. Elle ignore la cruauté.
Elle donne. Non parce que ceci ou pour que cela, mais parce que telle est sa nature. Elle ne donne pas pour reprendre.
Ainsi la détresse fond et l'horreur même peut être reprise et repétrie. Qui goûte la tendresse, même mort, peut naître. La tendresse enveloppe tout l'être de tout être. Elle enveloppe l'injustifié, la misère, la faute, la détresse. Quiconque est en elle se trouve justifié d'être et ce qui le condamnait tombe hors de lui.
La tendresse est le labeur incessant pour que tout enfant d'humain, homme ou femme, ait sa mesure et sa grâce. À chacun selon ses besoins ! À chacun selon le don qui est en lui — qu'il déploie gaiement toute sa puissance ! La tendresse est grâce : elle ne force rien, elle ne se raidit pas par devoir et volonté, elle ne s'impose pas, elle n'envahit pas la vie des autres, elle ne larmoie pas, elle ne disserte pas, elle n'explique pas. Elle est simplement là, ferme et agissante, bon espace libre où respirer, nourriture première du cœur des vivants.
La tendresse n'agit pas comme agissent les pouvoirs. Elle se tient avec distance et réserve, elle laisse à qui a faim de vivre tout son espace de vie, à qui a faim d'être entendu tout son espace de parole, elle laisse être, enfin, sans réserve et sans mesure.
Elle est douceur, plaisir d'être ensemble, travail pour le bien, franchise et gaieté.
Trouvé sur le site: Garrigues et Sentiers

Le Christ est ressuscité !

Déposition du Christ au tombeau (Chant Noble Joseph)

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