samedi 18 février 2017

MORT- BEAU TEXTE

"Le fil n'est pas coupé.
La mort n'est rien.
Je suis seulement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi, vous êtes-vous.
Ce que nous étions les uns pour les autres, nous le sommes toujours.
Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné.
Parlez de moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel et triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.
Que mon nom soit prononcé comme il l'a toujours été,
sans emphase d'aucune sorte, sans une trace d'ombre.
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié.
Elle est ce qu'elle a toujours été.
Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de votre pensée
simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je vous attends.
Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.
Vous voyez, tout est bien." Charles Péguy

vendredi 10 février 2017

LA LISTE SCHINDLER- BEAU FILM





De la Bible, Psaume 9, 35-39
35 Tu as vu, toi, la peine et les pleurs,
Tu regardes pour les prendre en ta main :
À toi le misérable s’abandonne,
L’orphelin, toi, tu le secours.
Brise le bras de l’impie, du méchant,
36 Tu chercheras son impiété, tu ne la trouveras plus,
37 Seigneur est Roi pour toujours et à jamais,
Les païens ont disparu de la terre.
38 Le désir des humbles, tu l’écoutes, Seigneur,
Tu affermis leur cœur, tu tends l’oreille,
39 Pour juger l’orphelin et l’opprimé :
Qu’il cesse de faire peur, l’homme né de la terre !

vendredi 3 février 2017

jeudi 2 février 2017

TRUMP

« Les Américains n’ont pas seulement élu un président sans expérience politique : il ont également ignoré l’avis de l’écrasante majorité des journalistes, des artistes, des experts, des universitaires ».C’est par ce constat que s’ouvre le très intéressant dossier de décembre du mensuel Le Monde diplomatique pour expliquer l’échec du camp démocrate et plus généralement de l’intelligentsia états-unienne qui ont permis la victoire de Donald Trump. Comme le note Serge Halimi, directeur du mensuel, « il existe un pays au moins où les élections ont des effets rapides. Depuis la victoire de Donald Trump, le peso mexicain s’écroule, le coût des prêts immobiliers s’élève en France, la Commission européenne desserre l’étau budgétaire, les sondeurs et les adeptes du microciblage électoral rasent les murs, le peu de crédit accordé aux journalistes agonise, le Japon se sent encouragé à réarmer, Israël attend le déménagement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, et le partenariat transpacifique est mort »1.

source- garrigues et sentiers  (extrait)

DE MON PAYS SOLITAIRE

 De mon grand pays solitaire
Je crie avant que de me taire
A tous les hommes de la terre
Ma maison c'est votre maison
Entre mes quatre murs de glace
Je mets mon temps et mon espace
A préparer le feu, la place
Pour les humains de l'horizon
Et les humains sont de ma race
(Gilles Vigneault, Mon pays)

FRERE ROGER DE TAIZE



Dans la paix du cœur se dissipent les inquiétudes sur soi-même et tu vas jusqu’à découvrir à quel point tu te réalises dans une vie donnée…
Tu t’interroges : mais où est la source à laquelle puiser un tel élan ?
Elle est dans la mystérieuse présence d’un amour.
Le plus important pour toi est de découvrir que Dieu t’aime.
Là est la source. Et ton amour est présence et pardon.
Il t’aime, même si tu penses ne pas l’aimer.
Et viendra un jour où tu lui diras : je t’aime, peut-être pas comme je voudrais, mais je t’aime.
….Par son Esprit Saint, le Ressuscité traverse, pour le transfigurer, même le plus déconcertant en toi.
Les pessimismes que tu portes sur toi-même se dissolvent.
Fais la chasse aux impressions sombres que peut secréter l’imagination.
Et s’éclaire la paix du cœur.
Chante mon âme : je suis au Christ, je suis du Christ.
Imperceptible changement au-dedans, la transfiguration de l’être se poursuit au long de l’existence.
Elle donne de vivre dans le moment présent, elle fait de chaque jour un aujourd’hui de Dieu.
Déjà sur la terre, elle est le commencement de la Résurrection, le début d’une vie qui n’a pas de fin.
Pensais-tu qu’en toi le sable d’un désert avait recouvert l’amour ?
Des déserts intérieurs, il y en a.
Mais est-il nécessaire de s’y arrêter ?
Sur une terre aride fleurit l’amandier… Et s’il y avait moins de déserts qu’on le suppose.
Frère ROGER
(Extrait de la Lettre de Russie – Taizé, 1989)

samedi 28 janvier 2017

NIAISERIE- POESIE JOE BOUSQUET



Niaiserie d’une époque où chacun cherche les événements dans le journal 
au lieu de les voir sur sa route.
.
Il ne faut pas leur répondre. 
Ce qu’ils disent est si bête que même à les contredire, 
on déraisonne.
.
J’ai des moments immenses indéfiniment élargis. 
La joie, alors, je m’aperçois qu’elle vient à moi. 
En silence.
.
Vivre de sons, de couleurs. 
Avoir un royaume dans son regard. 
Etre ainsi fait que les autres doivent, pour te comprendre, 
non pas penser mais rêver.
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La pensée est fille de l’homme, 
la poésie est fille de l’esprit.
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Le corps est le firmament de tout le réel imaginable. 
Nous sommes la carte de ce firmament 
ranimée dans le coin où on l’a mise.
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Vivre, c’est enrichir sans cesse la minute qu’on attend.
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Joe Bousquet
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