samedi 26 décembre 2015

LES ROIS MAGES AUJOURD'HUI

                                                    Mosaïque-Palermo
 Bien des chrétiens d’Orient sont maintenant en partance pour l’Occident sans savoir où ils poseront leurs valises, eux qui portent en leurs cœurs des trésors plus précieux que ceux des Rois Mages venus aussi de Mésopotamie.
Heureux les pays qui leur ouvriront leurs portes ! »

Jean Marie Merigaux - Garrigues et sentiers

Chant orthodoxe en français - Les béatitudes

jeudi 24 décembre 2015

MERE TERESA- CITATIONS

  • « La perte d’une certaine pudeur comme la perte de la pureté sont les causes profondes de la décadence du monde. »
  • « La solitude et le sentiment de n’être pas désiré sont les plus grandes pauvretés. »
  • « Ce qui compte ce n’est pas ce que l’on donne, mais l’amour avec lequel on donne. »
  • « Si tu juges les gens tu n’as pas le temps de les aimer. »
  • « Pour ce qui est de l’argent, il viendra bien : si nous cherchons d’abord le Royaume de Dieu, le reste sera donné par surcroît. »
  • « Si nous sommes pleins du péché, Dieu ne peut nous remplir, car Dieu lui-même ne peut remplir ce qui est plein. Voilà pourquoi nous avons besoin du pardon : nous nous vidons, et Dieu nous remplit de lui-même. »
  • « On ne peut pas faire de grandes choses ; rien que des petites avec un immense amour. »

lundi 21 décembre 2015

L'HISTORICITE DE NOËL

NATIVITE- LATOUR
Jésus est né à n'importe quelle période de l'année entre -8 et -4. En tout cas, pas en l'an 0. Nous le savons par saint Luc, qui est le seul évangéliste à donner des précisions sur la date. Il le fait à la méthode antique, c'est-à-dire en mentionnant le règne d'Auguste et le recensement ordonné par Quirinius, gouverneur de Syrie. De plus, Hérode le Grand, qui est mort en -4, était forcément vivant quand Jésus est né, puisqu'il est question de lui aussi bien chez saint Luc que chez saint Matthieu. Ce n'est pas très précis, mais cela donne une bonne idée. Il y a eu un recensement dans l'Empire romain en -8 et probablement un recensement similaire dans le royaume d'Hérode (qui n'était pas encore intégré à l'empire) dans les années suivantes. Peut-être vers -6, si l'on en croit l'historien antique Flavius Josèphe. 

Qui s'est trompé ensuite dans la date du début de l'ère chrétienne ? Un moine, Denys le Petit, au VIe siècle. Car longtemps on a procédé à la datation à partir de la fondation de Rome, selon l'année de règne de l'empereur ou par le nom des consuls de l'année. La datation à partir de la naissance de Jésus n'est apparue qu'après l'Empire romain d'Occident, précisément au VIe siècle. Or six siècles après l'événement, avec des éléments aussi flous que ceux que donne saint Luc, une erreur était presque inévitable. 

Quant au jour, au mois, à la saison, l'Évangile n'en dit rien. Peut-être pas lors de la saison agricole, printemps et été, qui ne convient guère aux déplacements que nécessitait ce recensement. Mais cela reste possible. Peut-être en hiver, même si Joseph ne pouvait ignorer que l'hiver est plus rude sur les montagnes de la Judée, où la neige n'est pas rare, qu'en Galilée. Et il est douteux que les bergers soient dans les prés avec leurs bêtes en décembre. Mais en réalité, Joseph n'étant pas agriculteur mais charpentier, cela pouvait être n'importe quand. 

Le reste du récit est simple : Bethléem est une petite ville, la maison est pleine – l'Évangile ne dit pas si c'est une auberge ou une maison particulière –, Marie doit accoucher dans l'étable, ou un appentis, ou n'importe quel endroit, et l'enfant est couché dans une mangeoire, ce qui n'est pas une mauvaise idée, parce que les mangeoires ressemblent à des berceaux et contiennent de la paille fraîche. Arrivent les bergers avertis par un ange en pleine nuit - cela, l'Évangile le dit bien. Et c'est Noël. --
http://spinescent.blogspot.be/2015/12/la-merveilleuse-histoire-de-noel-1.html



DOUX ET HUMBLE DE COEUR

Plus on devient soi-même, plus on se possède, plus on peut s’abandonner à l’Homme-Dieu qui est « doux et humble de cœur » (Matthieu 11, 29). On se remet entre ses mains et cet abandon est cause d’une grande joie. Les fruits se manifestent par une liberté plus grande, une paix profonde, une gratuité dans les relations, une adhésion au réel qui débouche sur l’engagement.
Source- Aletiea

PENSEE -ANGELUS SILESIUS

Va où tu ne veux pas,
vois où te ne vois pas,
écoute où rien ne bruit 
tu es là où Dieu parle   

Angelus SILESIUS

dimanche 20 décembre 2015

TESTAMENT DANS LA FOURNAISE

CARAVAGE-ST THOMAS
Testament écrit par un juif polonais, Jossel Raschower, avant de mourir au cours de la révolte du ghetto de Varsovie en 1943, alors qu’il se prépare à verser sur ses habits, pour s’incendier complètement , les dernières bouteilles d’essence qu’il utilisait contre les assaillants.
Il avait déposé ce testament dans une bouteille, et nous avons trouvé ce texte admirable.
Cette profession de foi extraordinaire a été publiée sous le nom de « Testament dans la fournaise ».
En voici quelques extraits :
« Si quelqu’un le trouve plus tard, il saura peut-être saisir les sentiments d’un juif, d’un de ces millions de juifs qui sont morts ; un juif abandonné du Dieu auquel il croyait si intensément...
Lorsque je regarde les années passées, je puis dire, pour autant qu’un homme puisse témoigner de quelque chose avec certitude : j’ai eu une vie magnifique.
Ma vie fut autrefois bénie de bonheur. J’ouvrais ma porte à tout homme dans le besoin et je trouvais le bonheur lorsque je pouvais rendre service à mon prochain.
J’ai servi Dieu dans un ardent abandon, et ma seule prière vers Lui était de pouvoir le servir de tout mon cœur, de toute mon âme, de toutes mes forces.
Mais il se passe maintenant quelque chose de très surprenant dans le monde : c’est le temps où le Tout-Puissant détourne son visage des suppliants. Dieu a caché sa face au monde. Et c’est pourquoi les hommes sont abandonnés à leurs passions sauvages. Il est très naturel, aux temps où ces passions règnent sur le monde, que ceux-là soient les premières victimes en qui le divin et le pur sont demeurés vivants. 
Cela ne signifie pas qu’un juif pieux accepte simplement le jugement comme il vient, et dise : Dieu a raison, son jugement est juste. Non, je n’attends pas un miracle et je ne prie pas mon Dieu qu’Il ait pitié de moi.
Qu’Il me montre la même indifférence qu’Il a montrée à des millions d’autres de son peuple ; je ne suis pas une exception et je n’attends pas qu’Il m’accorde une attention. Je n’essaierai pas de me sauver moi-même ; je ne tenterai pas d’échapper d’ici.
Je crois au Dieu d’Israël, même s’Il a tout fait pour briser ma foi en Lui. Je crois à ses lois. Je me courbe devant sa grandeur, mais je n’embrasserai pas le bâton qui me châtie. Je l’aime mais j’aime encore plus sa loi. Et même si je m’étais trompé à son sujet, je continuerais à adorer sa loi.
Tu dis que nous avons péché. Je voudrais néanmoins que tu me dises s’il y a un péché sur terre qui mérite un tel châtiment. Je te dis tout cela, mon Dieu, parce que je crois en Toi, parce que je crois plus que jamais en Toi.
Mais je ne puis Te louer pour les actes que tu tolères. Je meurs paisiblement, mais non satisfait ; en croyant, mais non en suppliant.
J’ai suivi Dieu même quand Il m’a repoussé loin de lui.
J’ai accompli son commandement même lorsque, pour prix de cette observance, il me frappait.
Je l’ai aimé. J’étais et je suis encore épris de Lui, même lorsqu’Il m’a abaissé jusqu’à terre, m’a torturé jusqu’à la mort.
Tu peux me torturer, mais je croirai en Toi. Je t’aimerai toujours malgré toi.
Et ceci sont mes dernières paroles, mon Dieu de colère : tu ne réussiras pas à me faire te renier.
Tu as tout entrepris pour que je tombe dans le doute. Mais je meurs comme j’ai vécu, dans une foi inébranlable en Toi.
(Du livre de Marie Joseph Le Guillou : « Du scandale du mal à la rencontre de Dieu » Ed. St Paul 1991) http://www.seraphim-marc-elie.fr/2015/12/le-mal-existe-et-pourtant-j-aime-dieu.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

samedi 19 décembre 2015

NAÎTRE A CHAQUE NOÊL



Chaque Noël, je nais un peu plus à cette naissance qui est en avant de moi. Il y a tellement de forces qui me dépassent, comme la maladie et la mort, et souvent il n’y a pas de place à l’hôtellerie de mon cœur pour accueillir l’Enfant qui veut naître en moi et m’apporter la paix intérieure. La prière silencieuse me donne cette espérance que Dieu me tient au creux de son amour comme il l’a fait pour Marie et Joseph. Je les contemple dans la crèche, et ils m’aident à accueillir le Fils dans le silence d’une présence. Un silence qui n’est pas consommation à outrance, mais communion au mystère. Un silence profond qui épouse la Parole de Dieu. Un silence natal qui me fait entrer dans la nudité de ma crèche intérieure. C’est là que Dieu naît. Je crois qu’à la minute où je lui rendrai le dernier souffle, je tomberai en lui comme on « tombe en amour », et mon dernier son sera son nom, fruit mûr de ma pauvre prière.
Nous vivons des petites morts tout au long de notre existence. Elles nous préparent à vivre le dernier moment comme s’il était l’accomplissement de notre vie. Nous n’avons jamais fini de naître. Notre naissance est en avant, jusqu’à notre ultime « enfantement », pour reprendre l’expression de saint Ignace d’Antioche, supplicié à Rome vers 117 : « Il est bon pour moi de mourir pour m’unir au Christ (…) Mon enfantement approche (…) Laissez-moi recevoir la pure
lumière »
 (Lettre aux Romains). Dix-huit siècles plus tard, la carmélite Élisabeth de la Trinité dira un peu la même chose la veille de sa mort : « Je vais à la Lumière, à l’Amour, à la Vie. Noël n’est jamais loin de Pâques, la naissance de la résurrection, l’incarnation de la rédemption ».
Source  Aletiea

It's Christmas. There, here. Then, now #xmasfcom15

Andrea Bocelli - Angels We Have Heard On High

vendredi 18 décembre 2015

VIENS SEIGNEUR, VIENS NOUS SAUVER


Arcabas

Aujourd’hui, le Christ est interpellé comme « Sagesse » du Père. Comme si, en ce 

jour, nous lui disions : « À l’image de ton Père, tu vas venir sans bruit. » « Avec force 

et douceur », tu nous montres le bon chemin. Ta manière si discrète et si présente de

 venir dans la nuit de ce monde nous déroute. Mais cette façon si personnelle de te 

manifester dans le mystère de Noël, nous le confessons, nous ravit. Nous te signons 

un chèque en blanc : « Viens, Seigneur, viens nous sauver ! »


Méditation enregistrée dans un studio de Radio Notre-Dame Paris.

LE SONGE DE JOSEPH


Car la nuit de Joseph est nuit noire. Impensable pour lui d’aller contre la loi de Dieu, en reconnaissant un enfant qui ne vient pas de lui. Impossible pour lui de répudier Marie, ne doutant pas une seconde de sa limpidité. Bref, le grand dilemme.
Écoutant ce qu’il entend dans le songe, Joseph renonce à son premier projet de répudier Marie en secret. Il devient juste, non plus selon la loi de Dieu, mais selon le plan de Dieu. Dans sa nuit, il devient vraiment sage. Il s’ajuste à ce qu’il entend. À aucun moment, on ne l’entend parler, mais aussitôt après chacun des quatre songes, il agit immédiatement et efficacement. Sans l’ombre d’un doute, il fait ce qu’il entend dans la nuit.
Joseph nous apprend le sens d’un mot oublié, pas très tendance : le mot « devoir ». Le devoir, écrit Mgr Rouet, c’est là où les autres nous attendent. Même si je ne comprends pas le sens, même si je ne ressens pas grand-chose, j’y vais quand même, car une petite voix intérieure m’y invite. La foi, dit-il encore, commence par les pieds, car il faut y aller.


Méditation enregistrée dans un studio de Radio Notre-Dame 

jeudi 17 décembre 2015

NOÊL-RETROUVER LA TRACE DE L'HUMAIN DANS LE PIRE-ETTY HILLESUM



Dans ce temps de préparation à Noël, l’Évangile nous rappelle que Dieu est un enfant dans une crèche et qu’il est présent dans le pain partagé. Dieu se « défroque » des oripeaux de puissance, de gloire, de suffisance. Le Christ ne nous invite pas à un plan de carrière institutionnel ou à la construction d’une perfection morale ou encore à fuir dans un refuge face aux abominations de ce monde. Une des prières les plus justes que je connaisse est celle de Etty Hillesum, jeune juive de 27 ans gazée à Auschwitz en 1943.
Elle écrivait ceci dans son Journal quelques mois avant sa mort : « On a parfois le plus grand mal à concevoir et à admettre, mon Dieu, tout ce que tes créatures terrestres s’infligent les unes aux autres en ces temps déchaînés. Mais je ne m’enferme pas pour autant dans ma chambre, mon Dieu, je continue à tout regarder en face, je ne me sauve devant rien, je cherche à comprendre et à disséquer les pires exactions, j’essaie toujours de retrouver la trace de l’homme, dans sa nudité, sa fragilité, de cet homme bien souvent introuvable. Enseveli parmi les ruines monstrueuses de ses actes absurdes »4.
Méditation du site Garrigues et sentiers


Gregory Turpin - Douce Nuit (Clip)

mercredi 16 décembre 2015

AVONS- NOUS LE DESIR DE NOUS METTRE EN ROUTE?

Parmi nous, il y en a qui croient au ciel, il y en a qui n’y croient pas, mais les conseils des Pères s’adressent à nous tous. Avant toute chose, il faut nous interroger. Avons-nous le désir de nous mettre en route ? Quel est notre désir profond ? Les pères du désert avaient le désir brûlant de se mettre à l’écoute de Dieu, de faire « un » avec Lui. C’est ce qui m’anime aujourd’hui. Mais même si ce désir n’est pas le vôtre, interrogez-vous. Sans désir, méditer risque de vous paraître bien fastidieux et vous aurez toutes les raisons de ne pas prendre le temps de le vivre. 

Patrice Gourrier



Chris Tomlin - Noel (Live) ft. Lauren Daigle

lundi 14 décembre 2015

NE SOYONS PAS COMME DES LAPINS- PAPE FRANCOIS

"

Certains pensent que pour être de bons catholiques, passez moi l’expression, on doit être comme des lapins. Non, il faut une paternité responsable."

LE PAPE FRANCOIS

vendredi 11 décembre 2015

LE DIEU PELERIN- VERS NOÊL

Seule une attitude de pauvreté intérieure nous fera surmonter la peur de l’autre, la peur de la différence, et nous poser des questions essentielles : comment en sommes-nous arrivés à un tel radicalisme ? Pourquoi ces groupes extrémistes nous haïssent-ils autant ? Comment expliquer le fait que nous n’ayons jamais connu dans le passé une telle abondance de nourriture et qu’il n’y ait jamais eu autant que maintenant de gens qui meurent de faim et d’inégalités dans le partage des richesses ? Cette même attitude de pauvreté intérieure ouvrira seule nos cœurs à la compassion et au partage.
Avec le temps de l’Avent qui commence, vient aussi le temps de l’attente d’un Sauveur. Le temps de la miséricorde d’un Dieu pèlerin. Voici qu’Il marche avec tous ces gens qui se bousculent dans la cohue des camps. Temps de l’espérance aussi, de ceux qui avancent dans la nuit, attentifs à quelque signe venant du ciel. Tout comme les bergers et les mages de l’Évangile, saurons-nous nous laisser guider finalement vers la pauvreté d’un enfant ? la pauvreté de tous ces enfants ?
Noël s’en vient, et quelque part, dans la nuit, nous voulons croire en cet enfant nouveau-né, en ce Dieu venu partager nos pauvretés et nos misères. N’est-il pas la lumière du monde, nous apportant cette étincelle qui nous fait espérer contre toute espérance que nous pouvons poser des gestes concrets pour réaliser un monde meilleur et plus humain ? Des gestes qui cherchent à bâtir et non à détruire, à voir, au-delà des bombes, ce qui est à la source de toute cette souffrance ? Pour la vérité de notre recherche, Dieu lui-même se fait petit et pauvre. Il vient à notre rencontre pour nous dire, une fois de plus, qu’il est avec nous dans cet autre, qu’il est cet autre, tous ces enfants à protéger. Ces enfants, ne sont-ils pas le monde de demain ?
Joyeux Noël!
En collaboration
Anne Saulnier et Jacques Marcotte, OP
Québec.
www.spiritualite2000.com

PRIERE DU SOIR

A présent que le scintillement de la lumière s’éteint,
Nous t’implorons, Créateur :
Avec ta miséricorde paternelle,
Garde-nous dans la lumière de ton amour.
Que nos cœurs rêvent de toi
Et que dans leurs rêves, ils puissent sentir ta présence.
Chantons de nouveau ta gloire
Dans l’éclat du matin qui va apparaître.
Accorde-nous la santé dans cette vie,
Renouvelle notre énergie,
Illumine par ta clarté
La terrible solitude de la nuit.
Ô, Père, écoute nos prières,
Entends-nous par Jésus, notre Seigneur,
Qui règne pour toujours dans ta gloire,
Avec toi et l’Esprit de l’Amour.

mardi 8 décembre 2015

STEVE JOBS- FONDATEUR DE APPLE- MESSAGE

Amour avec Steve Jobs

LES DERNIERS JOURS DE STEVE JOBS

J'ai atteint le sommet du succès dans les affaires.
Aux yeux des autres, ma vie a été le symbole du succès.
Toutefois, en dehors du travail, j'ai eu peu de joie. Enfin, ma richesse n'est rien de plus qu'un fait dans lequel je me suis habitué.
En ce moment, allongé sur le lit d'hôpital et me rappelant toute ma vie, je me rends compte que tous les éloges et les richesses dont j'étais si fier, ont été transformé en quelque chose d'insignifiant devant la mort imminente.
Dans l'obscurité, quand je regarde les feux verts de l'équipement de la respiration artificielle et que j'entend le bourdonnement de ses sons mécaniques, je peux sentir le souffle de la proximité de la mort qui m'attend.


C'est seulement maintenant que je comprends, une fois qu'on a accumule assez d'argent pour le reste de sa vie, que nous devons poursuivre d'autres objectifs qui ne sont pas liés à la richesse.
Ils doivent être quelque chose de plus important :
Par exemple, les histoires d'amour, l'art, les rêves de notre enfance...
Dieu nous a formé d'une manière que nous pouvons sentir l'amour dans le cœur de chacun de nous, et pas les illusions construites par la célébrité ou l'argent que j'ai gagné, je ne peux pas les emmener avec moi.
Je ne peux emporter avec moi que les souvenirs qui ont été renforcés par l'amour.
C'est la vraie richesse qui vous suivra ; qui vous accompagnera et vous donnera la force et la lumière pour aller de l'avant.
L'amour peut voyager a des milliers de kilomètres et c'est ainsi. la vie n'a pas de limites. Bouge-toi où tu voudras. Fais de ton mieux pour atteindre les objectifs que tu souhaite atteindre. Tout est dans ton cœur et dans tes mains.
Quel est le lit le plus cher du monde ? Le lit d'hôpital.
Vous, si vous avez de l'argent, vous pouvez engager quelqu'un pour conduire votre voiture, mais on ne peut pas embaucher quelqu'un pour prendre sa maladie .Les choses matérielles perdues peuvent se retrouver. Mais il y a une chose que vous ne pouvez jamais trouver quand on perd sa vie.
Quel que soit l'étape de la vie dans laquelle nous sommes en ce moment, au final, nous allons devoir affronter le jour ou le rideau tombera.
Faites un trésor de l'amour pour votre famille, de l'amour pour votre mari ou femme, de l'amour pour vos amis...
Que chacun agisse avec amour et occupez-vous de votre prochain.


spinescent.blogspot.be/2015/12/amour-avec-steve-jobs.html

PRIERE- TAGORE

Laisse-moi Te prier, 
non pour que le danger me soit épargné, 
mais pour que je ne le craigne pas. 
Laisse-moi Te demander, 
non de calmer ma peine, 
mais d’avoir le cœur de la dépasser. 
Laisse-moi T’implorer, 
non pas d’être sauvé de l’angoisse, 
mais d’apprendre à espérer 
et à savoir patienter pour gagner ma liberté. 
Accorde-moi de ne pas être lâche
pour que je n’aie pas à sentir Ta pitié 
en évitant de justesse l’échec. 
Mais donne-moi de saisir Ta main tendue
et de sentir Ton étreinte 
au moment où je faiblirai.

Rabindranath Tagore

mardi 24 novembre 2015

LE DIABLE




BOSCH
Le diable est parvenu à masquer son être et à faire en sorte que les hommes utilisent d'autres noms à son endroit [...]. Ils n'admettent pas qu'il les incite et les stimule à devenir égoïstes.
Parce que le diable existe ; il est l'esprit du mal.
Si nous disons qu'il n'existe pas, c'est comme si nous renions l'Évangile qui parle de lui. C'est donc lui notre ennemi, celui qui nous combat dans notre vie, l'opposé du Christ, que l'on qualifie d'Antéchrist.
Le Christ est venu sur terre pour nous affranchir du diable et nous offrir le salut [...].
C'est bien cela que nous désirons pour que doucement, très doucement, il en soit ainsi avec la grâce de Dieu.
Dieu travaille silencieusement. Il ne désire pas influencer la liberté de l'homme. Il agit ainsi afin que, lentement, très lentement l'homme parvienne à se diriger là où il faut qu'il le fasse.
saint Porphyre le Kavsokalyvite
Vie et Paroles

dimanche 22 novembre 2015

LES DJIHADISTES


« Le monde n’est-il pas empli de ces âmes mortes guidées par la peur et l’envie,

ignorant tout, pillant et profanant puisque personne jamais n’a pris soin d’elles ?

 Une meute féroce d’âmes mortes à qui toute tendresse a été refusée !

 Christiane Singer 
Seul ce qui brûle

samedi 21 novembre 2015

LES PHARISIENS D'AUJOURD'HUI

  1. Le levain du désordre
Jésus nous dit « gardez-vous du levain des Pharisiens » (Mc 8,15). Le rôle du levain est intéressant : il se répand petit à petit à l’ensemble du pain.
Quand nous agissons comme les Pharisiens, nous semons la zizanie chez les fidèles. Nos intentions sont souvent bonnes, mais nos actions suscitent le trouble et une mauvaise “fermentation”. Si le fruit de nos actions est la peur, la colère et l’inquiétude, au lieu de la paix, l’amour et la joie, nous savons que le Seigneur n’est pas à l’œuvre.
  1. Experts en surveillance
Un passage de l’Évangile me fait toujours rire : Jésus traverse un champ avec ses disciples un jour de sabbat. Les disciples cueillent du blé car ils ont faim. Les Pharisiens (cachés dans les champs !) surgissent et accusent Jésus car ses disciples ont violé le sabbat (Mc 2, 23–24).
Les efforts incessants que déploient les Pharisiens pour trouver de possibles erreurs dans le comportement de Jésus ou de ses partisans sont absurdes.
Nous devenons des Pharisiens lorsque nous regardons le monde extérieur en cherchant ce qui ne va pas. Rien n’est jamais assez bien pour un Pharisien, et rien ne mérite qu’on se réjouisse, si ce n’est les malheurs des autres.
  1. Dieu merci, je ne suis pas comme… (à compléter)
« Mon Dieu, je te remercie parce que je ne suis pas comme les autres » (Lc 18,11).
Ce Pharisien croyait véritablement que prier signifiait se vanter de toutes ses bonnes actions.


    Le problème en raisonnant ainsi est que la vraie sainteté se concentre sur ce que l’on peut améliorer en chacun d’entre nous. Si les saints trouvaient beaucoup de points à améliorer, nous devrions certainement adopter la même attitude !

    SOurce  ALETEIA

    LES ATTENTATS- POEME

    J’ai demandé au vent
    Adossée à mon banc, sur les bords de la mer,
    Je contemple la grève, et les montagnes fières.
    Endeuillée, j’interroge cette brise légère, 
    Elle qui souffle et s’affranchit des lois de notre terre. 
    Peut-être connaît-elle, d’où vient cette poussière, 
    Qui enraye sa voix quand elle est en colère. 
    **
    « Donne-moi la raison de la mort de nos pairs,
    De ces crimes et du sang qui empeste l’atmosphère. 
    Pourquoi ton souffle lent, ainsi s’accélère ?
    Pourquoi ton air si doux, nous étouffe et nous perd ?
    Tu colportes des maux de toute la planisphère,
    Qui ruissellent sur ma peau en traçant des rivières.
    **
    Tes rafales une nuit, ont emporté mon frère, 
    À présent tu t’enfuis, désolé, et tu erres.
    Nos soupirs et nos chants, montent, se mêlent à ton air.
    Tu les brasses, les expires et sèches nos plaies amères.
    Insuffle en nous la paix, dissipe nos colères, 
    Apporte le repos à ton peuple qui espère.

    Source  ALETEIA

    vendredi 20 novembre 2015

    Dominicains.TV : Gabriel Ringlet (7/7)

    L'accompagnement de la fin de vie avec Gabriel Ringlet

    ALEXANDRE JOLLIEN- TOUT EST PRETE...

    Voilà la formation spirituelle rêvée : vivre sans repères, se rapprocher d’un réel inconnu, se mettre à l’écoute des gens avec le cœur quand les mots font défaut. Tout cela déconcerte et peut engendrer un stress immense pour qui veut se maintenir dans la performance, la compétitivité. Mais le pari de ce séjour, c’est de sortir pour un temps du contrôle, de laisser se reposer un peu les verbes avoir et réussir, ces hyperactifs. Au final, tout est dans les mains du Créateur, tout est prêté. Je le dis souvent aux enfants. Notre corps, la nourriture, le toit qui nous abrite, la famille et les parents… tout est prêté. Aussi, il s’agit de s’exercer à considérer les choses sous un nouvel angle ou, mieux, sans angle du tout. Comment ne pas rire lorsque, incapable de demander à la pharmacienne une pommade contre un gros rhume, je suis obligé de mimer la toux et de me frotter la poitrine à grands renforts d’atchoums… 

    En arrivant, je m’attendais naïvement à croiser des bouddhas à tout bout de champ. Et quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’en entrant dans une supérette je suis tombé sur un homme en train de battre vertement l’épicière ! Après avoir fui lâchement, je me suis soudain souvenu de Nagarjuna et de Maître Eckhart. Oui, le monde est à la fois nirvana et samsara, les rires côtoient les larmes. Aucun voyage, même en avion supersonique, ne peut nous arracher au tragique de l’existence, rien de nouveau sous le soleil… 


    RETRAITE DANS LA VILLE- EXTRAIT

    « Le mystère de Pâques nous oblige à regarder en face la réalité de la mort de Jésus et la nôtre, et à rendre compte de nos raisons de l’affronter. Ce faisant, nous mettons au jour nos raisons de vivre (…) Si nous ne prenons pas fermement appui sur ce que certains appellent le « roc d’être » en nous, notre vérité la plus profonde, celle sur laquelle se fondent nos choix les plus décisifs, nous serons vite désemparés, découragés, désespérés. (…) Les ébranlements et les appauvrissements que nous imposent des circonstances difficiles peuvent être bénéfiques s’ils dissipent les illusions et les faux semblants. Ce sont autant de « morts », d’arrachements douloureux, parfois, sans lesquels nous risquons de vivre à la surface de nous-mêmes, uniquement préoccupés des apparences et exposés à tous les effondrements. Notre vie peut alors devenir plus juste, plus forte, plus vraie. » *
    Invitation à commencer par faire la vérité en nous-mêmes, à prendre appui sur le roc d’être dont parle Pierre Claverie, lui qui a pu dire, dans la confiance et la foi « Être prêt à donner sa vie pour quelqu’un est bien la preuve décisive de notre amour. En deçà de ce don, nous n’avons pas encore aimé, ou du moins nous n’avons aimé que nous-mêmes. »




    (*) Extrait de la pièce « Pierre & Mohamed, Algérie 1er août 1996 »

    Méditation enregistrée dans les studios de RCF Poitiers.


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    jeudi 12 novembre 2015

    LA VIE- LA MORT- CHRISTIAN BOBIN


    Ce qui nous sauve, c'est ce qui nous arrache à nous-mêmes. La beauté d'une seule fleur vagabonde, le geste charitable et imprévu d'un autre être, un poème brillant comme du corail nous amènent loin de nous-mêmes, nous sauvent de notre existence endormie. Et, somme toute, de façon radicale, la mort ne fait rien d'autre. On peut la considérer aussi comme l'extase de la vie. Je précise immédiatement : à mes yeux, la mort n'est pas un banquet, une chose désirable, à rechercher. Mais on peut la penser comme une assomption, un fleurissement extrême, et je la vois ainsi. Cependant, elle me blesse. Elle m'enlève goutte à goutte, peu à peu, ce qui m'est le plus cher. Mais je ne lui en veux pas. J'ai ressenti les mêmes atteintes de la beauté de cette vie, et parfois de la mort. Mais l'atteinte de la mort est si profonde qu'elle peut faire hurler, amener les larmes et une désespérance, expériences que j'ai connues. J'arrive maintenant par la pensée à tenir la vie et la mort ensemble. Et il m'apparaît que le malheur de notre époque est d'avoir fait passer une muraille entre les deux, un barbelé infranchissable. C'est la raison pour laquelle la mort nous fait si peur et la vie nous semble moins précieuse. Cette dernière perd de sa force si on oublie qu'elle est fragile. C'est aussi la grâce de la mort, malgré tout, que de nous resserrer sur cette vie, qui est la seule que nous ayons. Dès que vous connaissez la grâce de cette vie, vous connaissez sa perte aussi, les deux sont liées. Si une fleur peut nous toucher autant qu'un humain, c'est en raison même de sa fragilité. Et sa fragilité, c'est sa mortalité. Les choses qui viennent à nous et nous bouleversent par leur beauté, nous bouleversent par l'annonce de leur mort. Elles sont d'autant plus belles qu'elles sont en train de passer. L'apparition et la disparition se font en un même instant. C'est comme le sourire sur les lèvres minuscules des nouveau-nés : à la fois fugace et éternel. La vie vient, elle nous dit : « Je m'en vais », et c'est à la fois terrible et merveilleux. La vie est le paradoxe même. Et si vous refusez de le voir, tout en est déséquilibré. 


    ETRE UNE STAR...


    Je voudrais être une star, avec strass et paillettes et lunettes de soleil. Elles brillent aux alentours, on regarde on les suit. Remisez au placard vos ennuyeux préceptes : sois discret, en sourdine, efface toi partout, ne fais ni trop de bruits ni d’ombre à tes semblables. Me taire, m’enterrer, et pourquoi pas mourir ? Non, je veux être une vedette, c’est bien plus motivant. Je veux être brillant, voilà un vrai projet. On s’insurge : « Il défaille, l’orgueil l’a pourri ». « Voyons, et pourquoi donc ? » « Mais toute cette lumière », disent les voix jalouses, « Mais ces plans réussis ». Ah quoi, il faudrait donc en gage de bonne chrétienté rater tous nos projets, aspirer au médiocre ? Ne confondez vous pas modestie et succès ? La paresse ou la peur se devinent parfois sous un badigeon pâle de fausse humilité. Êtes-vous si fataliste, pour vous résoudre ainsi à une vie sans couleur ? 

    « Et puis de toute façon, tu n’y arriveras pas. » Moi ? Non ! Mais j’ai un plan plus sûr. Je suivrai de Jésus la voie et les préceptes. J’aimerai, coûte que coûte. Un astre ne brille pas forcément de lui-même, je serai une star, éclairée par sa gloire. Je brille, à son feu et si l’on me regarde je voudrais seulement qu’on lise en un miroir le reflet sans mélange de celui que je sers. 


    Méditation enregistrée dans un studio de RCF Nord de France

    dimanche 8 novembre 2015

    NICOLE CARRE ET LA MALADIE


    En avril 1992, j'appris que j'étais atteinte d'une leucémie aiguë. Le diagnostic était là : je pouvais mourir d'un moment à l'autre. Mes jours, voire mes heures, étaient comptés. Ma première pensée fut pour mon mari et mes enfants : qu'allaient-ils devenir ? Simultanément, je compris qu'en rejoignant Dieu mes combats intérieurs allaient cesser, ce qui me plongea dans une certaine joie. Mais, une fois malade, à bout de force, un grand tournant s'opéra en moi : je pris conscience que l'existence était un don, un don de Dieu. Que Dieu était Vie, et au coeur de toute vie humaine. Derrière mon désir de le rejoindre se cachait en fait une peur d'affronter cette dernière. Dieu était là, alors, pourquoi le chercher sur l'autre rive ? Puisqu'il m'avait donné cette existence, je devais en prendre soin.

    http://spinescent.blogspot.be/2015/11/nicolle-carre-jusquau-bout-prendre-soin.html

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