Tu m’as appelé, tu as crié, tu as vaincu ma surdité; tu as brillé, tu as resplendi, et tu as dissipé mon aveuglement; tu as répandu ton parfum, je l’ai respiré et je soupire maintenant pour toi; je t’ai goûtée, et j’ai faim et soif de toi; tu m’as touché et je me suis enflammé pour obtenir la paix qui est en toi. »« Lorsque je te serai uni par tout moi-même, il n’y aura plus pour moi de douleur ni de fatigue. Ma vie, toute pleine de toi, sera vivante. Celui que tu combles, tu l’allèges, car lorsque je ne suis pas comblé par toi, je me suis à charge à moi-même. Mes joies, dont je devrais pleurer, sont encore en lutte avec mes tristesses, dont je devrais me réjouir. De quel côté apparaîtra la victoire, je l’ignore. »
« Malheureux que je suis ! Seigneur, prends pitié de moi. Hélas ! Tu vois : je ne cache pas mes plaies ; tu es le médecin, je suis malade ; tu es miséricordieux, je suis misérable. »« N’est-ce pas que la vie de l’homme sur la terre est une corvée ? Qui peut désirer des peines et des tracas ? Tu ordonnes de la supporter, non de les aimer. Personne n’aime ce qu’il supporte, bien qu’il aime à supporter.
On beau se réjouir de supporter, on préférerait n’avoir rien à supporter. Dans l’adversité, j’aspire au bonheur; dans le bonheur, je redoute l’adversité. Entre ces deux extrêmes, y a-t-il un milieu, où la vie humaine ne soit pas une « corvée » ? Malheur aux prospérités du monde, oui, deux fois malheur, et parce qu’on y craint l’adversité, et parce que la joie y corrompt. Malheur aux adversités du monde, oui, deux et trois fois malheur ! Parce que l’on continue à désirer l’adversité, parce que l’adversité elle-même est pénible, et que la patience peut y faire naufrage ! N’est-ce pas que la vie de l’homme sur la terre est une corvée. Sans aucun interruption. »« Et toute mon espérance n’est que dans ta grande miséricorde. »
(Extrait des « CONFESSIONS»)
mercredi 1 mai 2013
mardi 30 avril 2013
JESUS ET LES FEMMES
Les femmes et la mort de Jésus
« La révolution opérée par le christianisme dans la situation de la femme remonte incontestablement à Jésus lui-même », disait Suzanne de Dietrich. Mais ce n’était qu’un commencement.Daniel GallandCahier Evangile et liberté
N° 239 mai 2010
http://orthodoxeoccident.blogspot.fr/
Michel Ange
Arrestation. Comparution devant le Sanhédrin. Condamnation à mort. Montée vers le Calvaire : « Le suivait une foule nombreuse du peuple et de femmes qui se frappaient la poitrine et pleuraient sur lui. » (Luc 23,27) Crucifixion. Les apôtres ont fui – sauf Jean. Des femmes assistent à distance à la descente de croix organisée par Joseph d’Arimathie, elles regardent comment le corps a été placé dans le tombeau. Elles achètent des aromates pour oindre le corps. Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala vient la première au tombeau. Jésus est ressuscité. Elle et les autres femmes vont annoncer cela aux Onze. Mais ces paroles leur semblèrent du radotage et ils ne croyaient pas en elles. On a pu écrire, à juste titre, que Marie de Magdala est, en fait, au moins chronologiquement parlant, et surtout d’après Marc et Jean, le premier Apôtre.« La révolution opérée par le christianisme dans la situation de la femme remonte incontestablement à Jésus lui-même », disait Suzanne de Dietrich. Mais ce n’était qu’un commencement.Daniel GallandCahier Evangile et liberté
N° 239 mai 2010
http://orthodoxeoccident.blogspot.fr/
dimanche 28 avril 2013
DIFFRENTS ET SEMBLABLES
Les êtres sensibles sont innombrables
et très différents les uns des autres.
Certains nous aident, d'autres nous blessent, mais,
parce qu'ils souhaitent le bonheur et refusent la souffrance,
tous sont égaux.
Le Dalaï Lama
et très différents les uns des autres.
Certains nous aident, d'autres nous blessent, mais,
parce qu'ils souhaitent le bonheur et refusent la souffrance,
tous sont égaux.
Le Dalaï Lama
LA BONTE FAITE ANIMAL
Qui n’a pas été troublé par cette bonté foncière qui habite certains animaux au contact de l’homme, d’une bonté dont certains hommes, hélas, ne sont pas tous aussi pourvus ? Anthropomorphisme, projection de soi, diront certains. Et si nous étions à la veille d’élargir notre compréhension de la Création à la dimension de tout être vivant ? Et si, finalement, sans apporter d’autres réponses que d’affirmer la légitimité nouvelle de cette question, il fallait simplement accueillir la question de cette petite devant son chien, son chat comme un appel à la compréhension plus vaste d’une plus grande générosité de Dieu à l’égard de sa Création ?
Raphaël PINET
Raphaël PINET
mercredi 17 avril 2013
COMME JE VOUDRAIS UNE EGLISE PAUVRE- FRANCOIS I
COMME JE VOUDRAIS UNE EGLISE PAUVRE POUR LES PAUVRES- PAPE FRANCOIS I
Une Eglise pauvre! Quelles sont donc les caractéristiques de cette Eglise! Les pauvres que je connais vivent constamment dans l'insécurité; ils ne savent pas si demain ils pourront disposer de la nourriture nécessaire pour alimenter leurs enfants. Notre famille "des Fleurs de Soleil" vit aussi dans cette même insécurité profonde. Parfois je me réveille en pleine nuit avec cette grosse question: A quelle porte va-t-on frapper pour recevoir l'argent nécessaire pour la nourriture de ces 90 orphelins? Pourrons-nous arriver à la fin du mois? Bien sûr, pour survivre, les pauvres dépendent de la bonne volonté des autres. Nous aussi nous dépendons et il n'est pas aisé d'accepter cette réalité. Cela suppose une bonne dose d'humilité.
Les pauvres marchent et marchent toujours; ils ne se fatiguent jamais de marcher. Nos enfants aussi marchent et ils ne se plaignent jamais. Ils marchent pieds nus pour ne pas détruire trop vite leurs souliers qui sont une condition pour pouvoir entrer dans une salle de classe. Ils marchent pour aller chercher de l'eau et du bois, ils marchent pour aller au champ, ils marchent pour rejoindre le lac, ils marchent pour aller à l'école... Les pauvres marchent et ne s'installent jamais! Vous savez? Hier je me suis rendu compte que, dans notre centre nous avions seulement trois chaises. Les 90 habitants de notre maison s'asseyent sur des planches ou par terre. Nous n'avons pas de fauteuil, ni d'eau chaude, ni rien qui ne soit absolument essentiel pour la vie de chaque jour.
Les pauvres partagent ce qu'ils ont et vivent avec intensité les moments de fête. Ici, à Mulungushi Agro, nous partageons tout. Pour le moment, nous sommes en train de récolter nos tomates. Tous ont mis la main à la pâte pour que ces tomates soient grosses et bien juteuses. Mais comme le prix des tomates a dégringolé sur le marché local, nous préparons de la confiture et de la soupe aux tomates presque chaque jour... Manger ensemble un bol de soupe ou un morceau de pain avec un peu de confiture se transforme en une véritable fête!
Les pauvres considèrent que leur plus grande richesse est la relation avec les autres. Si vous avez un jour l'occasion de nous visiter, vous aurez l'impression que nos orphelins et orphelines sont de véritables frères et sœurs. Ils travaillent ensemble, jouent ensemble, mangent dans le même plat, pleurent ensemble et prient ensemble. De plus, ils cultivent une relation tendre et profonde avec le Maître de la moisson. Tous et toutes ont la conviction de se trouver sous les ailes de Dieu qui les aime de tout son Cœur. Ils savent que cette relation avec Dieu est leur plus grande richesse. Oui! Perdu dans la brousse de Zambie, entouré de 90 orphelins qui représentent les derniers de ce monde, je me sens heureux et membre d'une Eglise pauvre, pour les pauvres.
PIERRE RUQOY-missionnaire en Afrique originaire de Ligny
Belgique-extrait
Une
Une Eglise pauvre! Quelles sont donc les caractéristiques de cette Eglise! Les pauvres que je connais vivent constamment dans l'insécurité; ils ne savent pas si demain ils pourront disposer de la nourriture nécessaire pour alimenter leurs enfants. Notre famille "des Fleurs de Soleil" vit aussi dans cette même insécurité profonde. Parfois je me réveille en pleine nuit avec cette grosse question: A quelle porte va-t-on frapper pour recevoir l'argent nécessaire pour la nourriture de ces 90 orphelins? Pourrons-nous arriver à la fin du mois? Bien sûr, pour survivre, les pauvres dépendent de la bonne volonté des autres. Nous aussi nous dépendons et il n'est pas aisé d'accepter cette réalité. Cela suppose une bonne dose d'humilité.
Les pauvres marchent et marchent toujours; ils ne se fatiguent jamais de marcher. Nos enfants aussi marchent et ils ne se plaignent jamais. Ils marchent pieds nus pour ne pas détruire trop vite leurs souliers qui sont une condition pour pouvoir entrer dans une salle de classe. Ils marchent pour aller chercher de l'eau et du bois, ils marchent pour aller au champ, ils marchent pour rejoindre le lac, ils marchent pour aller à l'école... Les pauvres marchent et ne s'installent jamais! Vous savez? Hier je me suis rendu compte que, dans notre centre nous avions seulement trois chaises. Les 90 habitants de notre maison s'asseyent sur des planches ou par terre. Nous n'avons pas de fauteuil, ni d'eau chaude, ni rien qui ne soit absolument essentiel pour la vie de chaque jour.
Les pauvres partagent ce qu'ils ont et vivent avec intensité les moments de fête. Ici, à Mulungushi Agro, nous partageons tout. Pour le moment, nous sommes en train de récolter nos tomates. Tous ont mis la main à la pâte pour que ces tomates soient grosses et bien juteuses. Mais comme le prix des tomates a dégringolé sur le marché local, nous préparons de la confiture et de la soupe aux tomates presque chaque jour... Manger ensemble un bol de soupe ou un morceau de pain avec un peu de confiture se transforme en une véritable fête!
Les pauvres considèrent que leur plus grande richesse est la relation avec les autres. Si vous avez un jour l'occasion de nous visiter, vous aurez l'impression que nos orphelins et orphelines sont de véritables frères et sœurs. Ils travaillent ensemble, jouent ensemble, mangent dans le même plat, pleurent ensemble et prient ensemble. De plus, ils cultivent une relation tendre et profonde avec le Maître de la moisson. Tous et toutes ont la conviction de se trouver sous les ailes de Dieu qui les aime de tout son Cœur. Ils savent que cette relation avec Dieu est leur plus grande richesse. Oui! Perdu dans la brousse de Zambie, entouré de 90 orphelins qui représentent les derniers de ce monde, je me sens heureux et membre d'une Eglise pauvre, pour les pauvres.
PIERRE RUQOY-missionnaire en Afrique originaire de Ligny
Belgique-extrait
Une
mardi 16 avril 2013
PRIERE A L'ESPRIT
Feu de l’Esprit Paraclet,
vie de la vie de toute créature,
Tu es Saint, Toi qui vivifies les formes.
Tu es Saint, Toi qui couvres de baumes
les plaies dangereuses ;
Tu es Saint, Toi qui soignes les blessures purulentes.
Ô souffle de Sainteté, Ô feu de charité,
Ô douce saveur dans le corps
et pluie dans les âmes parfumé de vertus.
Ô très pure source où l’on voit réunir les étrangers
et rechercher les égarés.
Ô armure de la vie,
espérance de l’union de tous les hommes,
asile de beauté, sauve les êtres !
Protège ceux que l’ennemi a emprisonnés
et délivre ceux qui sont enchaînés,
ceux que la Divine Puissance veut sauver.
Ô voie de certitude, qui passes en tout lieu,
sur les cimes et les plaines et les abîmes,
pour rapprocher et réunir tous les êtres !
Pour Toi, les nuages courent, l’air plane,
les pierres se recouvrent d’humidité,
les eaux deviennent des ruisseaux
et la terre secrète la verdoyante sève.
C’est Toi qui guides toujours ceux qui savent
et les combles de joies en leur inspirant Ta Sagesse.
Gloire à Toi, donc, à Toi qui fais retentir les louanges
et rends la vie bienheureuse, à Toi, espérance,
honneur et force, à Toi, qui apportes la lumière.
Hildegarde de Bingen
1098-1179 Docteur de l’Eglise-
http://www.spiritualite2000.com/Chroniques/priere.html
vie de la vie de toute créature,
Tu es Saint, Toi qui vivifies les formes.
Tu es Saint, Toi qui couvres de baumes
les plaies dangereuses ;
Tu es Saint, Toi qui soignes les blessures purulentes.
Ô souffle de Sainteté, Ô feu de charité,
Ô douce saveur dans le corps
et pluie dans les âmes parfumé de vertus.
Ô très pure source où l’on voit réunir les étrangers
et rechercher les égarés.
Ô armure de la vie,
espérance de l’union de tous les hommes,
asile de beauté, sauve les êtres !
Protège ceux que l’ennemi a emprisonnés
et délivre ceux qui sont enchaînés,
ceux que la Divine Puissance veut sauver.
Ô voie de certitude, qui passes en tout lieu,
sur les cimes et les plaines et les abîmes,
pour rapprocher et réunir tous les êtres !
Pour Toi, les nuages courent, l’air plane,
les pierres se recouvrent d’humidité,
les eaux deviennent des ruisseaux
et la terre secrète la verdoyante sève.
C’est Toi qui guides toujours ceux qui savent
et les combles de joies en leur inspirant Ta Sagesse.
Gloire à Toi, donc, à Toi qui fais retentir les louanges
et rends la vie bienheureuse, à Toi, espérance,
honneur et force, à Toi, qui apportes la lumière.
Hildegarde de Bingen
1098-1179 Docteur de l’Eglise-
http://www.spiritualite2000.com/Chroniques/priere.html
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