samedi 29 octobre 2016

ARCABAS- Les disciples d'Emmaüs rencontrent Jésus

Nos actualités, nos informations ne sont faites que d'arbres qui tombent. Le monde aurait disparu depuis bien longtemps si ceci était l'unique réalité. Le monde tient debout par ce réseau d'amour que nous créons, vous et moi, chaque jour, et tous ces êtres qui, en cet instant, sont en train de faire quelque chose, des actes d'amour dans le monde, un regard de tendresse pour la terre qui nous entoure, pour la création. Cela tient le monde debout. Il ne s'agit pas de se détacher du monde, mais de le rencontrer à partir d'une autre force. 

Quelque chose en moi sait que rien ne peut m'arriver, que rien ne peut me détruire. C'est ce noyau infracassable en nous, ce noyau infracassable du divin en nous. Alors la peur cesse, et quand la peur cesse, il y a un drôle de morceau de moins d'horreur sur la terre! 
Parce que la peur est la plus grande créatrice de réalités qui existe. Ce dont nous avons peur, nous le créons presque irrémédiablement. C'est quelque chose d'effarant. Vous avez dû le remarquer dans votre vie. La peur a le pouvoir d'engendrer images et réalités. Dans l'univers d'épouvante dans lequel nous vivons, tout tient par la peur. 

Il faut y répondre en congédiant en nous la peur, en reprenant contact avec ce noyau infracassable qui nous habite. 

Christian Singer,
Du bon usage des crises (Albin Michel, 1996)

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