jeudi 11 août 2011

LA FOI : INTRINSEQUEMENT FRAGILE

Massacio-détail-Chapelle Brancacci-Firenze
Nous avons oublié quelque chose d'essentiel
au cours des siècles:
notre foi est intrinséquement fragile.
Comme nous avons pu l'imposer au grand nombre du fait
d'un enchaînement de circonstances propices,
nous avons fini par nous habituer à la considérer
comme une évidence.
Eh bien non, ce n'est pas une évidence.
Je comprends très bien que si notre foi essaie
de se travestir en évidence qui s'impose d'elle-même
elle puisse être rejetée.
Quand on parle de foi et d'espérance chrétienne
il n'y a pas de quoi pavoiser:
aucune preuve de type scientifique pour les étayer;
JUSTE UNE HUMBLE CERTITUDE INTERIEURE.

Olivier Le Gendre
L'espérance du cardinal
J.C. Lattès 2011

dimanche 7 août 2011

LA LECTURE

Carl Gustav Jung
À quoi ça sert de lire. À rien ou presque. C'est comme aimer, comme jouer. C'est comme prier. Les livres sont des chapelets d'encre noire, chaque grain roulant entre les doigts, mot après mot. Et c'est quoi, au juste, prier. C'est faire silence. C'est s'éloigner de soi dans le silence.
Christian  Bobin

Une petite robe de fête, coll. folio , p. 55

EDMOND GUIRAUD

Pour bien vivre, il faut accomplir une interminable suite de petits et de grands sacrifices... le plus souvent secrets... consentis sans tambour ni trompette...

Edmond Guiraud (Le Bonheur-du-jour in La Petite Illustration, p.14, 19 février 1927)

DAVID SERVAN SCHREIBER

"Tôt ou tard, il allait revenir. Je connaissais les pronostics de mon cancer. Je pouvais retarder l'échéance, gagner des années, presque l'oublier, mais cette fois c'était "the Big One", comme disent les Californiens qui redoutent un tremblement de terre dévastateur.

Cette rechute m'a amené à me poser les questions les plus graves, peut-être les plus importantes, de ma vie : si je suis rattrapé par la maladie alors que je pense, mange, bouge, respire et vis anticancer, alors que reste-t-il d'Anticancer ?
C'est pour répondre à cette question que j'écris aujourd'hui.
Ce livre est aussi l'occasion, pour moi, de dire au revoir à tous ceux qui ont apprécié mes livres précédents ou qui sont venus m'écouter. Quoiqu'il arrive, j'ai le ferme espoir que cet au revoir ne sera pas le dernier.
On peut se dire au revoir plusieurs fois. »

David Servan-Schreiber

jeudi 4 août 2011

VACANCES


Besoin d'évasion

Pour connaître le monde, il suffit de l'écouter. Ce que l'on voit dans les voyages n'est jamais qu'un trompe-l'oeil. Des ombres à la poursuite d'autres ombres.
Amin Malouf

(Le Périple de Baldassare, p.37, Livre de Poche, n°15244)

GITTA MALLASZ-FAIRE PART

FAIRE PART

J’ai quitté mon corps
Cet outil précieux qui m’a été donné
Pour accomplir ma tâche sur terre.
Il a été trop usé par le temps.
Je sais qu’un autre outil me sera donné
Plus approprié pour une nouvelle tâche.
Toi aussi tu as une tâche, une tâche unique.
Il est bénéfique de bien l’accomplir
aussi longtemps que ce rare don du Ciel
-ton corps terrestre-
est utilisable
Sinon tu as vécu en vain
Gitta Malisz
25 mai 1992
Extrait : La source blanche –Patrice Van Eersel-Livre de Poche n°14546

LA TENDRESSE-BOURVIL

La Tendresse



On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y'en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas
On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien
Etre inconnu dans l'histoire
Et s'en trouver bien
Mais vivre sans tendresse
Il n'en est pas question
Non, non, non, non
Il n'en est pas question
Quelle douce faiblesse
Quel joli sentiment
Ce besoin de tendresse
Qui nous vient en naissant
Vraiment, vraiment, vraiment
Le travail est nécessaire
Mais s'il faut rester
Des semaines sans rien faire
Eh bien... on s'y fait
Mais vivre sans tendresse
Le temps vous parait long
Long, long, long, long
Le temps vous parait long
Dans le feu de la jeunesse
Naissent les plaisirs
Et l'amour fait des prouesses
Pour nous éblouir
Oui mais sans la tendresse
L'amour ne serait rien
Non, non, non, non
L'amour ne serait rien
Quand la vie impitoyable
Vous tombe dessus
On n'est plus qu'un pauvre diable
Broyé et déçu
Alors sans la tendresse
D'un coeur qui nous soutient
Non, non, non, non
On n'irait pas plus loin
Un enfant vous embrasse
Parce qu'on le rend heureux
Tous nos chagrins s'effacent
On a les larmes aux yeux

Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu...
Dans votre immense sagesse
Immense ferveur
Faites donc pleuvoir sans cesse
Au fond de nos coeurs
Des torrents de tendresse
Pour que règne l'amour
Règne l'amour
Jusqu'Ã la fin des jours

BOURVIL

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