lundi 16 décembre 2013

L'ISLAMOPHOBIE- NE PAS SE VOILER LA FACE

Certains s'étonnent qu'on puisse avoir peur de l'Islam, "religion de paix". Indépendamment de l'inquiétude provoquée par les exactions des djihadistes, qui ne relève pas de cette réflexion, il faut pointer les petits heurts de la vie quotidienne. Avec le port du voile, on dispose d'un exemple symptomatique. C'est un constat historico-sociologique élémentaire que l'autre, l'étranger, le différent fait peur quand il présente un aspect inattendu ou choquant. Les hippies barbus et bariolés ont naguère inquiété bourgeois et paysans. Dans l'entre-deux-guerres, tout enfant, je me souviens des sentiments contradictoires que provoquait la rencontre des malheureux "gueules cassées" de la guerre 14/18 : compassion devant leur souffrance, mais aussi dégoût parfois, peur souvent. Ça n'a rien d'une "phobie", c'est une réaction épidermique irraisonnée comme celle des enfants devant l'inquiétante silhouette de Belphégor dans les années 60.
Question plus grave : si l'on acceptait cette revendication, qui émane davantage des "islamistes" que des simples croyants, ne mettrions-nous pas le doigt dans l'engrenage d'autres exigences, de plus en plus proches de la charia, qui elle aussi fait peur ?
On connaît la tactique qui consiste à grignoter des droits hors du droit commun pour imposer progressivement une autre société que celle dans laquelle nous vivons. Je suis de ceux qui ne considèrent pas notre mode de vie comme l'idéal humaniste, mais enfin c'est le nôtre.
On souhaiterait que des personnes venus d'ailleurs, avec des mœurs respectables mais différentes, s'accommodent du pays d'accueil. Je rejette la brutalité des nationalistes extrémistes de droite disant « si ça ne vous plaît pas repartez ailleurs », mais tout ce qui heurte la sensibilité des Français "de souche" (souvent d'origine espagnole, italienne, polonaise, etc., mais parfaitement intégrés) ne fait qu'alimenter ce qu'on appelle sommairement l'islamophobie.

Marc Delîle
EXTRAIT D 'UN DOSSIER DE GARRIGUES ET SENTIERS-voir blog: les liens

RILKE...NOUS SOMMES DES ABEILLES


Ce que j'ai découvert c'est que la vie est encadrée par l'invisible, que les anges vivent dans cet invisible. Et que notre tâche à nous les hommes est de transformer le visible en invisible. Nous sommes des abeilles qui butinons l'or du visible pour en faire la trame de l'invisible. » 
Rilke

LA VIE DANS SA PROFONDEUR EST ESPRIT-PHILIPPE MAC LEOD


Car la Bonne Nouvelle qu’il nous faut désormais proclamer à tous les hommes, c’est que la vie, dans sa profondeur, est esprit, et qu’il y a au fond de tout être cette réserve insoupçonnée de perfection, au sens de plénitude, d’accomplissement, d’achèvement, là où l’absolu prend toute sa dimension. Là où l’idée de vérité s’éclaire et se précise, où il ne fait plus aucun doute que quelque chose existe au-delà de l’immédiateté du visible. Même s’il reste difficile à rejoindre, à exprimer, comme souvent ce sentiment mêlé d’impuissance et d’exaltation qui nous envahit devant la beauté du monde. Mais nous savons que ce quelque chose est là, qu’il est nous, que le Royaume est en nous.

Philippe Mac Leod

vendredi 13 décembre 2013

LA NATIVITE DE JESUS

fresque catalane romane sur un devant d'autel

Quand nous tenons notre évangile dans nos mains,
nous devrions penser qu'en Lui habite le VERBE
QUI VEUT FAIRE CHAIR EN NOUS,
s'emparer de nous, pour que, son coeur greffé 
sur le nôtre,son Esprit branché sur notre esprit,
nous recommencions sa vie dans un autre lieu,
un autre temps, une autre société humaine

Madeline Delbrêl notre écrite vers 1946
éditée dans" La joie de croire"

mardi 10 décembre 2013

HISTOIRE DU PAPA NOËL

Je vais vous conter la belle histoire de Pirouette et l’Hiver.

«Connaissez-vous Pirouette ? C’est une petite fille, une marionnette, aux yeux noisette, au nez en trompette, des tâches de rousseur plein les joues et de longs cheveux roux.


On l’appelle Pirouette, car toujours elle danse et fait des pirouettes.

C’est une petite fille très joyeuse, comme vous, et pourtant Pirouette habite un drôle de pays.

Un pays où le temps n’existe pas. Il ne s’est jamais installé ici.

Ici, c’est un pays où il n’y a pas de saison : pas d’automne, pas d’hiver, pas de printemps, pas d’été.

Jamais le vent ne souffle, ni la pluie, ni la neige ne tombent. Le ciel n’a pas de couleur.

Parfois des nuages passent, doucement dans le ciel, mais sans déranger le temps.

On peut porter tous les jours les mêmes habits et les arbres ont toujours des fruits, beaux et bons. Quand on cueille une pomme, hop ! une autre pomme pousse immédiatement, comme par enchantement, toute aussi bonne et toute aussi juteuse.

Voilà le beau pays de Pirouette où rien ne semblait devoir changer.

Et pourtant, un jour, Pirouette trouve un livre à la bibliothèque, et elle lit ….

«L’histoire du Papa Noël »

Le Papa Noël habite loin, loin, dans un pays où il fait très froid. Toute l’année, avec ses lutins, il fabrique des jouets, pour tous les enfants du monde. Puis, le soir de Noël, il charge tous ces jouets dans son traîneau et il les apporte aux enfants endormis… »

Cà alors ! s’écrit Pirouette, mais le Papa Noël n’est jamais venu ici.

Alors Pirouette se met à rêver. Comme elle aimerait que le Papa Noël lui apporte des jouets. Mais pour cela, il faudrait que l’hiver s’installe dans son pays et fasse tomber de la belle neige, bien blanche.

Alors Pirouette appelle l’Hiver : Hiver où es-tu ? Hiver que fais-tu ?

Tout d’abord, ce ne fut qu’un nuage, une brume qui s’enroula au pied du lit de Pirouette. Puis un long ruban couleur arc en ciel déploya des bras, noueux comme des branches. Un corps de terre où miroitaient des feuilles, des mers et des forêt s’éleva et tout en haut un visage rayonnait, tel un soleil.
Pirouette éberluée demande d’une voix tremblante : « mais qui es-tu ? »

-Tu m’as appelé, je suis le Temps. J’ai la tête dans les étoiles et les pieds dans les profondeurs de la terre. Tu as demandé l’Hiver, alors me voilà. C’est moi qui fait les saisons. Je suis donc très important ; tout le monde parle de moi :

«Bonjour ! Quel temps fait-il ?
Quel beau temps !
Je n’aurai jamais le temps !
Quel temps de chien ! »

Même à la télé, on essaie de savoir le temps qu’il fera. Mais je suis imprévisible ! je fais ce qui me plait. Je souffle parfois le chaud, parfois le froid. Cela dépend de mon humeur. Bref, je fais la pluie et le beau temps !

-Mais, dit Pirouette intimidée, j’avais demandé juste l’hiver !

-Ah, Ah, Ah ! s’esclaffe le temps, mais l’hiver tout seul n’existe pas ! il lui faut l’automne qui fait tomber les feuilles des arbres. Il lui faut le printemps pour réchauffer la terre que l’hiver a glacée, mes saisons ont besoin les unes des autres. Ensemble, elles se donnent la main et forment une ronde éternelle.

-Mais pourquoi donc veux-tu l’hiver ?

-Je voudrais qu’il fasse froid pour que le Papa Noël passe cette nuit. Mais tu le connais toi, le Papa Noël ? ».

-Bien sûr que je le connais ! Nous travaillons ensemble depuis bien longtemps. Je peux lui demander de venir ici, mais je dois d’abord installer mes saisons. Et que me donneras-tu en échange ?

-Je n’ai pas grand chose. Je suis une toute petite fille. Et qu’est-ce qui pourrait te faire plaisir, à toi qui est si grand, si puissant ?

-J’aime quand les enfants chantent des chansons qui parlent de moi, ou bien me disent des poésies. Car vois-tu, je suis un peu poète.

Alors Pirouette réfléchit et se met à chanter : « Vive le vent, vive le vent, vive le vent d’hiver, qui s’en va soufflant crachant dans les grands sapins verts…. »

A la fin de chanson, le Temps charmé lui dit : « merci Petite fille. Tu m’as fait grand plaisir. Maintenant, tu vas aller te coucher, car il est tard. Pose tes chaussures au pied de ton lit et ferme tes yeux. Fais de beaux rêves et si tu rêves du Papa Noël, peut être il passera cette nuit… ».


Et le temps s’enfuit, laissant l’hiver derrière lui. La neige se mit à tomber et au milieu de la nuit, on entendit au loin une musique qui s’approchait. C’était les clochettes du traîneau du Papa Noël.

Depuis ce jour là, le temps s’est installé au pays de Pirouette et le Papa Noël passe chaque année.

Merci Pirouette d’avoir charmé le temps!
 Journalisée
http://www.acrostiches.com/jeu-de-lettres/forum/index.php/topic,8307.420.html

lundi 9 décembre 2013

LE RIDEAU ROUGE DE CHRISTIAN BOBIN- A ECOUTER

Phytospiritualité: Voici un bloc d'or pur grâce à Christian Bobin: Comme Christian Bobin, mettons-nous à l'écoute des mots et des battements de coeur... Un magnifique lever de rideau rouge (rsr -...


JEAN YVES LELOUP- "RETOURNE TON COEUR"

Nous sommes à l’époque des néons et des couvertures électriques, des lumières froides et des chaleurs opaques. On ne se réchauffe pas auprès d’un néon électrique, on ne s’éclaire pas auprès d’une couverture chauffante. Nous avons perdu la flamme qui est à la fois lumière et chaleur. 
 « Redire ad cor » - « retourne à ton cœur », la parole du prophète est plus que jamais d’actualité...


JEAN YVES LELOUP

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