« On ne s’en rend pas soi-même encore très bien compte, on est devenu un être marqué par la souffrance, pour la vie. Et pourtant, cette vie, dans sa profondeur insaisissable, est étonnamment bonne[2], Maria, j’y reviens toujours… » Je n’y vois pas un optimisme béat qui ferait fi du tragique et du mal, mais la conscience que la bonté fondamentale de « cette vie » est toujours première et que nous pouvons la rejoindre partout. C’est en cela que le monde est sauvé.
Etty Hillesum
samedi 13 août 2011
L'AMOUR AGAPE
L’amour tendresse
Tout bascule avec la tendresse (la storgè des Grecs), qui voit l’autre comme un sujet libre et accepte sa différence. C’est au même élan, de moins en moins égoïste, qu’appartiennent : la philia, amour-amitié qui ressent plaisir et joie à constater que l’autre est heureux, même indépendamment de soi ; l’eunoia, amour-dévouement au service du meilleur de l’autre ; et charis, amour-gratitude qui aime sans condition.
L’amour amour
Peu d’êtres, sans doute, parviennent à cet état - l’agapè ! -, que certains disent « bouddhique » ou « christique », rayonnant d’amour par le simple fait d’exister, en direction de toutes et de tous, comme le soleil éclaire indistinctement son environnement entier. À ce stade, il devient évident que « ce n’est pas exactement moi qui t’aime, c’est l’amour qui aime à travers moi. » Vision mystique, sans aucun doute, que partagent toutes les grandes traditions.
La confrontation accompagne l’évolution
De la bataille entre chiots, se disputant les mamelles de leur mère, à la sainte colère de l’amour inconditionnel, qui ne peut accepter n’importe quoi de l’autre, précisément parce qu’il l’aime, la relation amoureuse fait des étincelles tout au long du chemin. Mais la confrontation évolue elle-même. Aveuglément jalouse au départ, elle traverse tous les stades qui mènent de la frustration au renoncement et à la compassion, pour aboutir à la joie d’être quel que soit le contexte.
Jean Yves Leloup
Tout bascule avec la tendresse (la storgè des Grecs), qui voit l’autre comme un sujet libre et accepte sa différence. C’est au même élan, de moins en moins égoïste, qu’appartiennent : la philia, amour-amitié qui ressent plaisir et joie à constater que l’autre est heureux, même indépendamment de soi ; l’eunoia, amour-dévouement au service du meilleur de l’autre ; et charis, amour-gratitude qui aime sans condition.
L’amour amour
Peu d’êtres, sans doute, parviennent à cet état - l’agapè ! -, que certains disent « bouddhique » ou « christique », rayonnant d’amour par le simple fait d’exister, en direction de toutes et de tous, comme le soleil éclaire indistinctement son environnement entier. À ce stade, il devient évident que « ce n’est pas exactement moi qui t’aime, c’est l’amour qui aime à travers moi. » Vision mystique, sans aucun doute, que partagent toutes les grandes traditions.
La confrontation accompagne l’évolution
De la bataille entre chiots, se disputant les mamelles de leur mère, à la sainte colère de l’amour inconditionnel, qui ne peut accepter n’importe quoi de l’autre, précisément parce qu’il l’aime, la relation amoureuse fait des étincelles tout au long du chemin. Mais la confrontation évolue elle-même. Aveuglément jalouse au départ, elle traverse tous les stades qui mènent de la frustration au renoncement et à la compassion, pour aboutir à la joie d’être quel que soit le contexte.
Jean Yves Leloup
SORTES D'AMOUR - JEAN YVES LELOUP
10 : agapè : amour gratuit : « l’Amour qui fait tourner la terre, le cœur humain et les autres étoiles » - ce n’est pas seulement moi qui aime et qui t’aime, c’est l’Amour qui aime en moi
9 : charis : amour célébration : je t’aime parce que je t’aime - c’est une joie - c’est une grâce d’aimer et de t’aimer - je t’aime sans condition - je t’aime sans raison
8 : eunoia : amour dévouement : j’aime prendre soin de toi - je suis au service du meilleur de toi-même
7 : harmonia : amour harmonie : que c’est beau la vie quand on aime - nous sommes bien ensemble - avec toi tout est musique - le monde est plus beau
6 : storgè : amour tendresse : je suis meilleur(e) que moi-même quand tu es là - j’ai beaucoup de tendresse pour toi -je suis heureux(se) que tu sois là
5 : philia : amour amitié : je te respecte - je t’admire - j’aime ta différence - je suis bien sans toi - je suis mieux avec toi - tu es mon meilleur ami(e) - j’aime être avec toi - tu me fais du bien
4 : eros : amour érotique : je te désire - tu me fais jouir - tu es belle - tu es beau - tu es jeune
3 : mania pathè : amour passion : je t’aime passionnément - je t’ai dans la peau - tu es à moi, rien qu’à moi - je t’aime comme un fou, je ne peux pas me passer de toi
2 : pothos : amour besoin : tu es tout pour moi - j’ai besoin de toi - je t’aime comme un enfant
1 : porneia : amour appétit : je te mangerai - je t’aime comme une bête
JEAN YVES LELOUP
9 : charis : amour célébration : je t’aime parce que je t’aime - c’est une joie - c’est une grâce d’aimer et de t’aimer - je t’aime sans condition - je t’aime sans raison
8 : eunoia : amour dévouement : j’aime prendre soin de toi - je suis au service du meilleur de toi-même
7 : harmonia : amour harmonie : que c’est beau la vie quand on aime - nous sommes bien ensemble - avec toi tout est musique - le monde est plus beau
6 : storgè : amour tendresse : je suis meilleur(e) que moi-même quand tu es là - j’ai beaucoup de tendresse pour toi -je suis heureux(se) que tu sois là
5 : philia : amour amitié : je te respecte - je t’admire - j’aime ta différence - je suis bien sans toi - je suis mieux avec toi - tu es mon meilleur ami(e) - j’aime être avec toi - tu me fais du bien
4 : eros : amour érotique : je te désire - tu me fais jouir - tu es belle - tu es beau - tu es jeune
3 : mania pathè : amour passion : je t’aime passionnément - je t’ai dans la peau - tu es à moi, rien qu’à moi - je t’aime comme un fou, je ne peux pas me passer de toi
2 : pothos : amour besoin : tu es tout pour moi - j’ai besoin de toi - je t’aime comme un enfant
1 : porneia : amour appétit : je te mangerai - je t’aime comme une bête
JEAN YVES LELOUP
jeudi 11 août 2011
QU'EST-CE QUI RESTE ?
Qu’est-ce qui reste quand
il ne reste rien ?
Ceci : que nous soyons humains
envers les humains, qu’entre nous demeure
l’entre nous
qui nous fait hommes.
Maurice Bellet
LA SOUFFRANCE
Caravagio-St Paul sur la route de Damas
Révélation Ainsi l’épreuve peut-elle être entendue autrement que comme un examen, une mise au défi, une vérification. Je l’entends pour ma part, mon cher Thomas, comme on parle d’une « épreuve d’artiste », un tirage d’un graveur ou d’un photographe, c'est-à-dire ce moment où se révèle ce qui restait encore invisible. Dieu, en effet, ne nous mets pas à l’épreuve pour voir si nous sommes capables de tenir, de résister. De cela, il n’a rien à apprendre, puisqu’il nous connaît comme lui-même, s’il est bien celui qui nous a faits. Ce serait un jeu gratuit, inutile, stérile et même pervers. Son but n’est pas de faire le tri entre les « produits réussis de son atelier » et les « ratés » Si tel était le cas, ce serait simplement le signe qu’il est un piètre créateur. En vérité, si Dieu est Dieu, il ne rate rien ! C’est donc d’une autre épreuve qu’il s’agit. De laquelle, à ton avis ?
Il m’a fallu un certain temps pour donner ma propre réponse à cette question. Pour ma part je n’en vois qu’une qui résiste aux objections. Une seule honore, à mon humble avis, la Bonté essentielle de Dieu : l’unique épreuve dont il peut être question, la seule qu’il puisse nous envoyer, c’est de nous proposer de faire l’épreuve de son amour, c’est-à-dire d’en avoir la révélation. Le cancer, l’accident, ou quelque circonstance que ce soit, ne sont pas l’amour de Dieu en lui-même, mais l’occasion de le découvrir.
http://erasme.over-blog.fr/article-vingt-neuvieme-lettre-a-thomas-more-dieu-et-le-cancer-76531167.html
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SCIENCE-TECHNOLOGIE !
Qu'est-ce que la science ? La science, c'est ce que le père enseigne à son fils. Qu'est-ce que la technologie ? C'est ce que le fils enseigne à son papa.
(Propos recueillis par Michel Alberganti, Le Monde, édition du 18 juin 2001.)
(Propos recueillis par Michel Alberganti, Le Monde, édition du 18 juin 2001.)
ANTOINE DE ST EXUPERY
Les miracles véritables, qu'ils font peu de bruit ! Les événements essentiels, qu'ils sont simples !
(Lettre à un otage, p.47, Folio n°4104)
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L'essentiel, le plus souvent, n'a point de poids. L'essentiel ici, en apparence, n'a été qu'un sourire. Un sourire est souvent l'essentiel.
(Lettre à un otage, p.52, Folio n°4104)
(Lettre à un otage, p.47, Folio n°4104)
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L'essentiel, le plus souvent, n'a point de poids. L'essentiel ici, en apparence, n'a été qu'un sourire. Un sourire est souvent l'essentiel.
(Lettre à un otage, p.52, Folio n°4104)
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